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L'Air Force l'a pratiquée dès le début, comme l'a révélé l'astronome Hynek, son
consultant de 1948 à 1966, qui décrit de quelle façon il a aidé à banaliser de nombreux
cas en leur donnant des interprétations astronomiques non justifiées.
La politique de désinformation a été renforcée à la suite des recommandations d'un
comité "scientifique" réuni par la CIA en décembre 1952, le comité Robertson, invitant
à "dépouiller le phénomène OVNI de son aura de mystère" Le même comité a
recommandé de "surveiller" les mouvements ufologiques, lesquels ont été infiltrés par
la ClA notamment.
Quelques personnalités ont tenté de réduire à néant de nombreux cas importants. Philip
Mass, alors rédacteur d'aviation Week and Space Technnology, s'est entre autres chargé
de trois grands cas aéronautiques: Lakenheath en 1956, RB-47 en 1957, Téhéran en
1976, décrits au chapitre 2. Il n'est guère convaincant. Dans le cas de Téhéran, par
exemple, il cite correctement les témoignages au début de son exposé, mais n'en prend
pas en compte certains aspects lorsqu'il les discute.
La désinformation réductrice est efficace sur ceux qui ne souhaitent pas admettre la
possibilité de l'hypothèse extraterrestre. La désinformation amplifiante s'adresse aux
autres.
5) La désinformation amplifiante sur les OVNI
Elle a probablement été mise en oeuvre très tôt; les prétendus contacts d'Adamski avec
un Vénusien en 1952 en relèvent sans doute.
Elle a pris une ampleur considérable depuis la résurgence de l'affaire Roswell, à la fin
des années 70. Le point de départ est l'affaire Bennewicz. Ce physicien ufologue
enregistre, en provenance d'un terrain d'essais de la base aérienne de Kirtland (Nouveau-
Mexique), des micro-ondes pulsées. Il les attribue à des OVNI exerçant un contrôle sur
des "abductees" (humains enlevés) munis d'implants ! Craignant, semble-t-il, la
publication de ses enregistrements, l'Air Force Office of Spécial Investigation (AFOSI),
et notamment son agent spécial Doty de la base aérienne précitée, ainsi peut-être que
d'autres organismes, le conduisent à faire des "révélations" fantastiques : les
enlèvements seraient nombreux, avec pose d'implants pour le contrôle des "abductees".
Plus, des transferts de technologie seraient pratiqués sur des bases du Nouveau-
Mexique et du Nevada, communes à l'armée américaine et à des extraterrestres baptisés
EBE, Extraterrestrial Biological Entities.
Bennewicz diffuse ces informations aux soucoupistes américains, dont beaucoup se
coupent ainsi, de plus en plus, de l'opinion commune. John Lear, le fils du constructeur
d'avions, apporte de son côté des précisions qu 'il tient d'amis de lAir Force: la base du
Nevada est celle de Groom Lake, dans la "zone 5 1 " (Groom Lake existe bien ; elle est
si secrète que l'armée de lAir ne reconnaît pas son existence, elle est néanmoins
mentionnée dans lejane's Defence Weekly de juin 1996). Plus tard, un ancien officier
marinier du 2e bureau Marine, Bill Cooper, "révélera" que le Council for Foreign
Relations (CFR), qui, selon lui, gouverne le monde au travers du Bilderberg et de la
Trilatérale, le ferait en étroite union avec les EBE...
La désinformation amplifiante a probablement permis de protéger des recherches sur
l'arme à microondes à Kirtland, et sur de nouveaux types d'aéronefs à Groom Lake. Elle
a sûrement permis d'utiliser l'arme du ridicule contre certains urologues crédules.
ANNEXE 6 Ancienneté du phénomène OVNI - Eléments d'une chronologie
Le phénomène OVNI a vraiment connu une diffusion mondiale à partir de l'observation
du pilote Kenneth Arnold, le 24 juin 1947 dans la région du Mont Rainier, au nordouest
des Etats-Unis. En réalité, les phénomènes aériens non encore expliqués
aujourd'hui sont beaucoup plus anciens.
Avant d'aller plus loin, il est intéressant de constater qu'entre mai et juillet de cette
même année, 850 observations différentes ont été recensées à travers les Etats-Unis
(Blue Book) et qu'en janvier un chasseur de nuit Mosquito de la RAF a essayé
vainement d'intercepter, au-dessus de la mer du Nord, un objet très rapide repéré par les
radars.
En 1946, des fusées fantômes survolent la Suède
De février à décembre 1946, de nombreux témoins observèrent, dans le ciel de la Suède,
des objets de forme en général fuselée (ressemblant de temps à autre à des sphères ou à
des disques), volant le plus souvent horizontalement, en laissant dans certains cas une
traînée lumineuse, mais aussi capables de monter ou de descendre très brutalement.
Appelés "ghost rockers", ces apparitions (on en a recensées près de mille) inquiétèrent
considérablement les autorités militaires scandinaves, anglaises et américaines, qui
firent des enquêtes.
Bien qu'aucun débris n'ait jamais pu être (officiellement) retrouvé, on a pensé pendant
longtemps qu'il avait pu s'agir d'essais soviétiques menés avec des engins récupérés
dans les usines allemandes. Cette hypothèse a été, depuis, complètement écartée.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les "foo fighters"
De 1940 à 1945, de nombreux aviateurs observèrent, soit des essaims de boules
lumineuses de couleur rouge ou verte, de quelques dizaines de centimètres de diamètre,
soit des groupes de petits disques d'apparence métallique, qui suivaient les appareils ou
les contournaient en donnant l'impression d'un comportement intelligent. Non détectés
le plus souvent par les radars de l'époque, ils ne semblaient pas de nature "matérielle".
En effet, certains observateurs les ont vus toucher les ailes ou les empennages des
avions sans leur causer de dégâts visibles.
Appelés d'abord "kraut fireballs" puis "foo fighters" (probablement en référence à une
bande dessinée), ils ont été signalés, depuis le début de la guerre, sur tous les théâtres
d'opérations. Ils ont commence a apparaître en nombre durant les premiers grands
bombardements de jour sur l'Allemagne. Ils ont également été observés depuis le sol et
ont fait l'objet de nombreux rapports à partir de juin 1944.
Ces observations ont causé beaucoup de soucis aux autorités alliées qui ont pensé, au
départ, à un procédé secret allemand. Il est apparu clairement, à la fin de la guerre, qu'il
n'en était rien.
Il semble que, de leur côté, les pilotes allemands aient été persuadés qu'il s'agissait
d'une arme secrète américaine. Une commission d'enquête aurait même été créée, à
Berlin, pour l'étudier.
L'explication courante de phénomènes électriques, du type feux de Saint-Elme, n' est
pas convaincante car elle ne rend pas compte des diverses caractéristiques observées.
Les archives relatives aux "foo fighters" semblent avoir été soumises au secret militaire
au moins jusqu'en 1949.
De nombreuses autres observations, portant sur des objets beaucoup plus gros en forme
de cigares, de disques ou de sphères, ont été consignées dans les deux camps.
De 1880 à 1900, des "airships" au-dessus des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne
Durant ces années, des dizaines de milliers de témoins ont observé des machines
volantes, ressemblant aux dirigeables modernes qui, eux, ne sortiront des usines que
vingt ans plus tard. Il s'agissait, dans la plupart des cas, de vaisseaux assez volumineux,
fuselés, équipés de puissants projecteurs, émettant souvent des bruits de moteur et
semblant même, dans certains cas, posséder des hélices.
Aux Etats-Unis, le plus grand nombre des observations se situent entre 1896 et 1897.
D'autres cas furent signalés en particulier en Espagne, en Allemagne, en Suède et en
Russie. Une deuxième vague s'est manifestée au début du siècle en Grande-Bretagne.
Explication, qui vient immédiatement à I)esprit, est celle de vrais dirigeables (et l'on
pense tout de suite à des appareils d'origine allemande). Elle résiste toutefois
difficilement à un examen détaillé.
En effet, en 1880, la technologie de ces engins était encore balbutiante. Le colonel
Giffard avait certes fait un premier essai en 1852 avec un ballon de forme allongée
équipé d'un moteur à vapeur de très faible puissance. Puis, en 1885, Renard avait
parcouru, pour la première fois, quelques kilomètres en survolant Paris avec un
dirigeable équipé d'un moteur à explosion, mais encore très lent et peu maniable.
En fait, les premiers aéronefs vraiment performants sont postérieurs à 1910 ; toutefois,
même les zeppelins construits pendant la Première Guerre mondiale étaient loin de
posséder les caractéristiques observées par les témoins de ces phénomènes.
De l'antiquité gréco-latine au début de l'ère industrielle De tout temps, les êtres humains
ont observé dans le ciel des phénomènes considérés, à tort ou à raison, comme anormaux.
Il est vrai que notre époque a naturellement tendance à douter de la précision des témoignages
antiques et ce d'autant plus que l'on remonte dans le passé.
Durant les trois premiers quarts du 19' siècle, les chroniqueurs ont relaté plusieurs
dizaines d'observations de sphères et de roues lumineuses ressemblant aux OVNI
actuels. Le 18e siècle a été marqué par un cas étrange. Goethe raconte, en effet, que
dans sa jeunesse, en 1768, lors d'un voyage entre Francfort et Leipzig, il vit, avec deux
autres témoins, une espèce de grand tube lumineux posé au sol, entouré d'une multitude
de petites flammes très brillantes et mobiles.
Aux 16' et 17' siècles, des auteurs citent de nombreuses observations, non seulement en
Europe, mais aussi en Amérique et au Japon. Parmi celles-ci, quelques-unes retiennent
l'attention par leur aspect spectaculaire et la multitude des témoins. Dans le ciel de
Nuremberg, en avril 1561, un grand nombre de sphères, de disques et de cigares très
colorés semblèrent engager une sorte de bataille qui marqua profondément la population
et émut fortement les autorités. Un spectacle du même genre eut lieu en août 1566 à
Bâle.
De l'an mille à l'an 1500, les chroniqueurs citent diverses observations dans le ciel de
sphères, roues, lances ou barres lumineuses se déplaçant plus ou moins rapidement. Le
monastère de Detchani, construit en Yougoslavie entre 1327 et 1335, est décoré de
fresques qui représentent des anges enfermés dans des sortes de vaisseaux naviguant
dans le ciel.
Plus avant encore dans le temps, durant le règne de Charlemagne, il est rapporté
qu'Agobard, évêque de Lyon, réussit à sauver du bûcher trois hommes et une femme,
descendus d'une nacelle aérienne, prétendant être de retour sur Terre après avoir été
enlevés par des êtres célestes qui leur auraient montré des merveilles.
Ailleurs, les phénomènes célestes lumineux, semblables aux modernes OVNI, semblent
avoir été relativement fréquents en Chine et au Japon, en particulier au Moyen Age.
Plusieurs auteurs latins, Dion Cassius, Pline lAncien, Tite-Live, Julius Obsequens, et
même Cicéron, relatent l'apparition de lumières dans le ciel, de boucliers ardents, de
lunes et de soleils multiples, de sphères volantes de couleur dorée.
Les témoignages rapportés par les chroniqueurs grecs sont, quant à eux, moins
nombreux. Daimachos raconte qu'un globe de feu a parcouru le ciel plusieurs fois
durant la 78ème olympiade. Anaxagore déclare avoir vu des lumières célestes de la
dimension d'une grosse poutre. Des apparitions de poutres et de boucliers de feu sont
décrites plusieurs fois, entre autres par Homère.
ANNEXE 7 Réflexions sur divers aspects psychologiques, sociologiques et
politiques du phénomène OVNI
Nota : ces réflexions valent surtout pour les Etats- Unis ; beaucoup d'entre elles sont
toutefois transposables dans d'autres pays
Un nombre important d'Américains est persuadé de la réalité physique des OVNI, de
leur origine extraterrestre et du fait que le gouvernement américain camoufle
systématiquement la réalité par le mensonge et la désinformation.
La plupart des ouvrages américains récents, parus sur le sujet, aboutissent à cette
conclusion et se terminent pratiquement tous par une demande de levée partielle ou
totale du secret supposé. L'agitation médiatique autour de l'affaire de Roswell (cf
annexe 5), qui a resurgi à la fin des années 70 après plus de trente ans de "black-out", et
qui, depuis quinze ans, ne cesse d'aller de rebondissement en rebondissement, est une
illustration typique de ce courant d'opinion. En admettant que l'hypothèse extraterrestre
soit la bonne, le secret serait - disent certains - maintenu par crainte de mouvements de
panique, qui, assure t'on, ne manqueraient pas de se produire, comme l'a montré la
malheureuse expérience de l'émission radiophonique sur la "Guerre des mondes'
diffusée par Orson Welles aux Etats-Unis en 1938 (neuf ans seulement avant Roswell).
Cette explication n'est pas forcément à rejeter; elle paraît toutefois un peu courte. En
fait, les racines de l'affaire sont probablement plus profondes et les motivations sociopsychologiques
paraissent plus complexes.
7.1. Le paradoxe OVNI
Alors qu'une majorité d'Américains semble acquise à l'idée de l'existence d'intelligences
extraterrestres, une très forte résistance demeure, dans les milieux scientifiques, parmi
les dirigeants et dans la plupart des médias, à l'idée que ces entités, quelles qu'elles
soient, aient pu visiter ou continuent à visiter notre planète et à parcourir notre Système
solaire.
L'idée est tournée en ridicule par beaucoup de médias. Parallèlement, dans cet esprit, la
plupart des hommes politiques, et la grande majorité des membres de l'intelligentsia,
déclarent que l'humanité a mieux à faire qu'à poursuivre de telles chimères.
7.2. Pourquoi cette résistance ?
7.2.1 Du côté des scientifiques
Face à une attitude officielle de mépris, et devant la crainte d'être assimilés aux
activistes des sectes "soucoupistes" et de la "lunatic fringe", la grande majorité des
scientifiques, même s'ils sont intéressés, hésitent bien évidemment à s'attaquer à un
problème aussi sulfureux et ne veulent naturellement pas mettre en cause leur
réputation, leur carrière et le financement de leurs recherches (cf. annexe 2,
"Observations des astronomes"). Cela étant, il apparaît, à l'analyse, d'autres raisons plus
profondes.
Il existe, depuis près de deux siècles, un courant de pensée général, qui tend à repousser
l'idée que les phénomènes terrestres puissent être influencés de l'extérieur.
C'était, au départ, une réaction positive, rationnelle et féconde, aux croyances
anciennes. Par rapport à l'Antiquité, la science moderne a, en fait, avancé en éliminant
les dieux. Il lui paraîtrait fâcheux et incongru de les faire revenir sous d'autres formes.
L'idée domine pratiquement tous les esprits que l'homme est maître de la Terre et, par
extension, de son voisinage cosmique immédiat, qu'il est le meilleur de ce qu'a pu
produire la nature dans ce petit coin de la galaxie, et qu'il demeure l'unique conducteur
de son destin. Divers philosophes américains ont donné à ce concept le qualificatif
d'humanisme anthropocentrique' '
Admettre que des intelligences, non seulement extérieures, mais aussi supérieures par
leurs connaissances scientifiques et technologiques, aient pu ou puissent continuer à
interférer dans nos affaires, notre domaine réservé ou son voisinage, est considéré par
beaucoup comme effrayant et inacceptable, car l'admettre provoquerait l'écroulement du
cadre des pensées confortables de l'humanisme anthropocentrique.
Par ailleurs, dans certaines disciplines comme la physique, le risque encouru est de se
trouver confronté à une science en avance de plusieurs siècles, millénaires voire même
beaucoup plus encore.
Nos propres concepts pourraient apparaître littéralement infantiles, ce qui
démobiliserait complètement les chercheurs qui les utilisent.
Il est clair que, dans l'hypothèse où seraient prouvées l'existence et l'origine
extraterrestre des OVNI, non seulement la position d'autorités intellectuelles, mais tout
simplement, la position sociale des élites scientifiques risquerait d'être fortement
compromise. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé chaque fois que des groupes ou des
nations se sont trouvés au contact d' une civilisation humaine plus développée, à
l'exception notable du japon de l'ère Meiji sur laquelle il conviendrait de se pencher.
On conçoit que faire avancer la connaissance du phénomène OVNI, au risque de
réussir, ne serait pas forcément une perspective exaltante pour nombre de scientifiques,
qui pourraient alors ne pas avoir une grande envie d'y prêter la main.
7.2.2 Du côté des hommes politiques
7.2.2.1 A de rares exceptions près (le président jimmy Carter, le sénateur Barry M.
Goldwater), la plupart des hommes politiques ont presque toujours affiché une attitude
très sceptique et le plus souvent ironique sur la question. Toutefois, certains ont eu une
attitude plus positive.
Les allusions les plus connues à l'existence éventuelle d'extraterrestres et aux dangers
qu'ils représenteraient, proviennent du général Mac Arthur et du président Ronald
Reagan.
Alors qtifl avait déjà évoqué le problème en 1955, lors d'une conversation avec le maire
de Naples, Achille Lauro, le général Mac Arthur disait dans une allocution à l'académie
militaire de West Point en 1962: 'You nowface a new world, a world of change. The
thrust into outer space... marks a beginning of another epoch in the long story of
mankind.. We deal now, not with things of this world anone, but with the illimitable
distances and as yet unfathomed mysteries of the universe... of ultimate conflict
between a united human race and the sinister force of some other planetary galaxy. '
[Vous êtes maintenant en face d'un nouveau monde, un monde de changement. La
marche vers l'espace cosmique... marque le commencement d'une autre époque dans la
longue histoire de l'humanité... Nous avons maintenant non seulement à traiter les
affaires de ce monde mais aussi à nous mesurer avec les distances sans limites et avec
les mystères insondés de l'Univers... du conflit ultime entre une race humaine unie et la
force sinistre d'un quelqu'autre système planétaire ou galactique ... 1
Le secrétaire général Mikhaïl Gorbatchev a, de son côté, révélé que, lors d'une
discussion privée au cours de la conférence au sommet de 1985, le président Reagan lui
aurait dit que si la Terre devait faire face à une invasion par des extraterrestres, les Etats-
Unis et l'Union soviétique joindraient leurs forces pour repousser cette invasion.
Par ailleurs, à la fin d'un discours devant la 42ème assemblée générale des Nations
unies, le 21 septembre 1987, le président Reagan affirmait:
"In our obsession with antagonisms of the moment, we often forget how much unites all
the members of humanity. Perhaps we needsome outside, universel threat to make us
recognize this common bond. I occasionally think how quickly our différences
worldlwide would vanish if we werefacing an arien threatfrom outside this world. "
[Dans notre obsession des antagonismes du moment, nous oublions souvent l'ampleur
de ce qui unit tous les membres de l'humanité. Peut-être avons-nous besoin d'une
éventuelle menace universelle venant de l'extérieur pour nous faire reconnaître ce lien
commun. Occasionnellement, je pense que toutes nos différences, sur ce monde,
s'évanouiraient bien vite si nous étions confrontés à une menace étrangère extérieure à
cette Terre.]
7.2.2.2 Cependant, pour les dirigeants politiques comme pour les scientifiques,
s'intéresser officiellement aux OVNI et aux extraterrestres c'est d'abord risquer le
ridicule face à des commentateurs et à des médias qui manient régulièrement l'omission,
l'ironie destructrice et même le mensonge.
7.2.2.3 Mais d'autres éléments sont à prendre en considération. Bien qu'un nombre
important de citoyens américains semble admettre l'existence d'OVNI d'origine
extraterrestre, certains dirigeants politiques pourraient hésiter à demander des moyens
de recherche sur le sujet, car ils craindraient alors d'être accusés d'engager des dépenses
sur un thème des plus hasardeux.
7.2.2.3.1 Cela étant, si nous posons l'hypothèse que des responsables politiques, au plus
haut niveau, aux Etats-Unis, sont en possession d'informations précises attestant de
cette existence, leur situation serait particulièrement inconfortable. Les forces armées
répètent officiellement, depuis cinquante ans, que ce phénomène ne menace pas la
sécurité du pays, ce qui ne veut pas dire que le phénomène n'existe pas.
Toutefois, il existe des observations inquiétantes telles que des visites au-dessus
d'installations secrètes et de bases de missiles, des effets électromagnétiques intenses,
des avions militaires accompagnés (cas du R-B-47) ou faisant l'objet de simulacres
d'interceptions. En réalité, devant l'impossibilité de contrer ce genre de menace, les
autorités ont pu être tentées jusqu'ici d'affirmer qu'elle n'existait pas.
En l'absence de menace directe et même si, dans le passé, il n'y a jamais vraiment eu
d'attaque, la menace potentielle, elle, peut apparaître écrasante aux yeux des autorités
(et spécialement des militaires).
"Ils" viennent des étoiles, "leurs" engins nous surveillent et semblent nous narguer, "ils"
sont peut-être sur Terre depuis des millénaires et l'on ne connaît pas "leurs" desseins.
"Leur" science et "leur" technologie, donc "leur" puissance, sont incomparablement
supérieures aux nôtres.
Sans être complètement désarmés, et même en tenant compte des énormes ressources
dont nous disposons sur la Terre et de notre capacité évidente à apprendre rapidement,
nous ne pouvons que nous sentir inquiets devant "leur" présence.
Exposer cela au grand jour, en demandant des effectifs et des crédits pour effectuer les
recherches nécessaires, est difficilement envisageable officiellement pour l'unique
superpuissance mondiale.
7.2.2.3.2 Cela est d'autant plus vrai, que dans l'hypothèse supplémentaire, où les forces
armées américaines auraient réellement déjà en main les preuves formelles de cette
menace, par exemple sous la forme de vaisseaux extraterrestres écrasés au sol, les
recherches intensives sur les technologies étrangères auraient déjà dû commencer
depuis longtemps sous la couverture du plus haut niveau de secret.
Comme on le verra en 7.3.3, il serait alors totalement exclu de divulguer ce type
d'information.
En effet, dévoiler trop rapidement une situation, aussi nouvelle qu'inquiétante, serait
peut-être prendre le risque de bouleversements sociaux, accompagnés de paniques,
d'une démobilisation des énergies, d'une multiplication des sectes millénaristes et d'un
refuge massif des populations dans des fondamentalismes religieux.
La perte de confiance envers les dirigeants en place pourrait même conduire rapidement
à leur éviction.
Devant un tel problème, leur réaction normale serait évidemment de gagner le plus de
temps possible, en continuant à nier, tout en poursuivant le travail en secret et en
espérant bien que leurs successeurs en assumeront la responsabilité lorsque la réalité
deviendra manifeste.
7.3. Les responsables américains et la politique du secret
7.3.1 L'armée américaine et les OVNI
L'armée américaine a été confrontée directement au phénomène depuis la Seconde
Guerre mondiale. Elle semble avoir été la seule armée à l'avoir abordé officiellement
avec des moyens non négligeables.
7.3.2 Les retombées de l'étude des OVNI
L'armée américaine a, en effet, conçu des aéronefs présentant les caractéristiques
décrites par les témoins les plus dignes de foi. Les retombées sont potentiellement
considérables, dans les domaines de la propulsion, des matériaux et des structures, de la
furtivité, des armements.
7.3.3 Finalement, pourquoi le secret ?
Nous ignorons actuellement l'ampleur des connaissances que les militaires américains
ont tirées de l'ensemble des études qu'ils ont mené sur le sujet, soit à partir
d'observations, soit, comme cela a été parfois écrit, à partir de matériels qui auraient pu
être récupérés.
Quoi qu'il en soit, il est clair que le Pentagone a eu, et a probablement toujours, le plus
grand intérêt à cacher, du mieux possible, toutes ces recherches, qui peuvent, à terme,
amener les Etats-Unis à tenir une position de large suprématie vis-à-vis d'adversaires
terrestres, tout en les dotant d'une capacité de riposte non négligeable contre une
éventuelle menace venant de l'espace.
Dans ce cadre, il leur est impossible de divulguer les sources de ces recherches et les
buts poursuivis, car cela pourrait orienter immédiatement les concurrents éventuels vers
les pistes les plus intéressantes. Le camouflage et la désinformation (tant active que
passive) resteraient toujours, dans cette hypothèse, une nécessité absolue.
Ainsi, il paraîtrait naturel que, dans l'esprit des chefs militaires américains, le secret
doive être gardé le plus longtemps possible.
Seule une pression croissante de l'opinion publique, éventuellement soutenue par des
résultats de chercheurs indépendants, des divulgations plus ou moins calculées ou
encore un accroissement brutal des manifestations d'OVNI, pourraient, peut-être,
amener les dirigeants et les responsables américains à modifier leur attitude.
Il ne semble pas que l'on en soit déjà là.
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