Introduction
Non seulement je ne crains pas les critiques des "sceptiques", mais je les recherche au contraire. Soit le cas étudié
en ressort renforcé, soit il s'avère peu solide, voire totalement expliqué (canular ou méprise), et il faut avoir l'
honnêteté de le reconnaitre.
J'ai donc soumis le cas Chauvet aux virulents Sceptiques du Québec, sur le forum éponyme.
Etant donné le nombre et la netteté des photos de "l'engin" (excluant a priori la méprise), ceux-ci
ont attaqué bille en tête sur l'hypothèse du canular, de type "frisbee". Ils ont également remarqué une anomalie
concernant le nuage de la photo N°3.
De plus la parution des quatre premiers chapitres de mon dossier sur le web a généré plusieurs courriers, généralement
de félicitations, mais aussi un plus sceptique, tenant opiniâtre d'une méprise avec un ballon.
D'autre part, une personne de mon entourage, scientifique à Orsay, a rapidement proposé l'explication par un
trucage photographique (photomontage), tout en prônant la thèse qu'André Frégnale avait le profil
psychologique adéquat pour monter un canular.
J'ai étudié attentivement chacune de ces hypothèses , et je pense être en mesure de les réfuter toutes, de manière
factuelle et objective. Tel est l'objet du présent chapitre V. Le cas Chauvet en ressort donc pour moi encore renforcé.
Anecdotiquement, j'ai remarqué à cette occasion, que tous les sceptiques sont tous immédiatement certains qu'il ne
s'agit pas d'un "vrai" ovni ... mais tous pour des raisons différentes et incompatibles entre elles ! Et pour chacun d'eux,
il apparait comme "évident" que son explication (généralement imaginé très vite, et en n'ayant qu'une connaissance
superficielle du dossier), est la seule bonne. Or, par définition, TOUTES ces explications sauf au plus une (si j'ai tort)
sont FAUSSES. Cela ne peut que nous amener à relativiser la confiance que nous pouvons mettre dans nos "certitudes", nos
"premières impressions", et notre "bon sens". Seule à mon avis une étude approfondie, méthodique et objective des faits
du dossier, ainsi que la recherche tenace d'éléments nouveaux et authentiques, peut permettre d'avancer utilement dans
ce genre d'affaires.
Dernière minute (mars 2004): J'ai pu rentrer en contact avec Laurent Guérin, le fils de Pierre Guérin. Grâce à lui j'ai
pu apprendre des détails inédits sur l'analyse que son père avait faite de ces photos, et à laquelle il a activement
participé (l'article du JSE lui en donne d'ailleurs crédit). J'ai pu également corriger quelques petites inexactitudes
dans mes quatre premiers chapitres.
J'ai également pu avoir accès à des copies agrandies de
seconde génération des photos originales, de bien meilleure qualité évidemment que les médiocres reproductions publiées
dans l'encart photo du livre de Pierre Guérin. Enfin, Laurent Guérin s'est remis aux calculs de trigonométrie, et planche
à nouveau en ce moment sur l'estimation des coordonnées sphériques de l'objet. J'espère pouvoir publier bientôt ses résultats.
Pour tout cela, qu'il en soit ici chaleureusement remercié.
Le canular de type projectile/frisbee
A quelle distance se trouvait l'objet / Quelle était sa taille ?

Pierre Guérin estime que l'objet se trouve à au moins 60 mètres de l'observateur grâce à un "calcul élémentaire" de
profondeur de champ qu'il ne donne hélas pas. De là il en déduit la taille minimum de l'objet : 1 mètre, en raison de
sa dimension angulaire mesurée sur le film (environ 1°), ce qui on en conviendra rend immédiatement peu plausible
l'hypothèse du canular de type "projectile lancé en l'air" (voir mon chapitre II).
Les sceptiques ont immédiatement mis en doute ce calcul, arguant même que "En plein soleil, et avec un grand angulaire,
virtuellement TOUT est net sur la photo", sous entendu : la distance minimale à laquelle l'objet se trouvait pourrait être
quasiment nulle.
Laissons de coté la mauvaise foi évidente d'une telle assertion (une focale de 45 mm n'est pas un grand angulaire mais
correspond au contraire exactement à la focale dite "naturelle", c'est à dire qu'elle donne à peu près le même champ
de vision que celui de l'oeil humain).
Laissons aussi de coté le fait que même si cela était vrai, cela ne changerait quasiment rien à la démonstration :
- L'objet aurait pu être plus près (mettons 20 m) et donc plus petit, mais cela ne prouve pas qu'il l'était
effectivement
- Le lancer et les conditions de prise de vue, pour aligner la bande noire dans le sens de la trajectoire, et
donner une apparence de vol rectiligne uniforme, restaient impossible (voir le chapitre II).
Il n'en reste pas moins qu'il semble nécessaire de vérifier ce chiffre de 60 m. M. Guérin étant hélas décédé, et ses notes
de travail perdues, il va donc falloir réfléchir un peu.
Rappel : l'objectif était à l'évidence réglé sur l'infini (nuage net), et l'objet lui même est très net aussi (hormis
le flou de bougé des photos N°1 et 2, du à l'opérateur uniquement).
La distance minimale à partir de laquelle tout est net, jusqu'à l'infini se déduit de l'
hyperfocale (h). Il n'existe pas de formule 100%
exacte permettant de calculer h, notamment parce que la notion de "netteté" est éminemment variable et subjective.
Néanmoins dans la plupart des cas (hors macro), la formule suivante est acceptée :
h = F²/(f * c), où :
- F est la focale de l'objectif,
- f est l'ouverture du diaphragme, et
- c est le "cercle de confusion".
NB : f est un nombre sans dimension, appelé aussi "f-stop" en anglais,
et vaut le rapport entre la focale et le diamètre du diaphragme.
En posant D = ouverture du diaphragme (en mm), il vient donc :
h = F*D/c, autre variante connue de la formule de calcul de h.
| Pour les perfectionnistes, voici un calcul complet de h, faisant appel à la bonne vieille formule de
Newton (m.m' = f²). Grand merci à Laurent Guérin pour cette page ! |
Le terme "c" désigne justement la plus grande dimension au-delà de
laquelle un point ne serait pas "net" sur le film, mais
serait en fait une petite tâche. Les valeurs usuelles de c pour un film
24x36 standard vont de 0,025 mm à 0,033 mm, mais il
est admis de baisser cette valeur à 20 microns voire moins pour des
films de haute qualité à grain fin. Or le film utilisé par M. Frégnale
(un
Kodak Panatomic-X)
est un film à grain fin. Prenons donc c = 0,020 mm à titre conservatoire.
La focale de l'objectif est connue et vaut 45 mm.
L'ouverture est connue aussi : f5,6. Mais il existe là une petite
imprécision. En effet Guérin stipule également que l'ouverture a été
augmentée d'un cran après la photo N°1. Ce qui signifierait une valeur
de f=4.
Donc :
en prenant c = 0,020 mm et f = 5,6, on obtient h = 18,1 m
en prenant c = 0,020 mm et f = 4, on obtient h = 25,31 m
Ce calcul reste encore imprécis, notamment sur le facteur c. Mais d'ores et déjà on constate que l'ordre de grandeur ainsi
trouvé est environ trois fois plus petit que celui calculé par Guérin (60 mètres).
Certes cela correspondrait à un frisbee "géant" de 30 à 40 cm de diamètre, qui ne doit déjà pas être commode à lancer
aussi loin et aussi haut.
Mais connaissant la compétence et l'honnêteté de Pierre Guérin, un tel écart me semblait impossible. Faute d'avoir trouvé
secours auprès des scientifiques et opticiens que j'ai consultés, je me suis donc mis à me documenter plus avant sur
la notion de "netteté" et de profondeur de champ en photographie.
Le facteur clé est justement ce "Cercle de Confusion" (c). Or il s'avère qu'il n'existe
aucune définition totalement
objective impartiale et universelle de ce facteur, qui fait appel dans sa définition à la notion de "netteté", concept
éminemment subjectif s'il en est !
Les valeurs "usuelles" utilisées habituellement par les photographes, même professionnels, et dont j'ai donné la fourchette
ci-dessus, ne sont que des valeurs moyennes empiriques, généralement tirées d'abaques ou de calculateurs
issus des fabricants (Canon, Nikon, etc.).
En fouillant un peu plus on tombe bien sur des formules, du type :
c = d/1300 (valeur moyenne pour un 35mm), ou c = d/1730 (standard Zeiss Icon), ou d est la diagonale d'une vue exprimée
en millimètres. Pour un film 35 mm, dont les cotés font 24 et 36 mm, cela donne une valeur moyenne de 25 à 33 microns.
Mais encore une fois ce ne sont que des "recettes de cuisine".
C'est sur le web américain que j'ai enfin trouvé la réponse, et notamment
ici pour des explications :
Et
ici, j'ai trouvé enfin uen méthode de calcul,
certes assez compliquée (accrochez vous en la lisant), mais rationnelle et objective.
En la lisant et en la mettant en pratique, j'ai compris quel était le "paramètre manquant" dans mes premiers calculs, basés
sur des valeurs empiriques usuelles de c : le facteur d'agrandissement.
En effet, plus vous pouvez agrandir - sans perte de qualité - une image, plus vous pouvez évaluer finement la netteté de
chaque plan, et trouver finalement "pas net" des détails qui paraissaient nets sur un tirage de format standard.
Autrement dit plus vous pouvez réduire la valeur du cercle de
confusion. La limite inférieure étant bien entendu la taille d'un grain
élémentaire de l'émulsion chimique qui recouvre le film, comme le
confirme
cette source :
"If you want it to look sharp through a 10 x loupe, or in a big enlargement, then the max COF is what your film can resolve."
Or Pierre Guérin l'a écrit, il a justement effectué des agrandissements poussés du négatif, allant
jusqu'à la limite de résolution
de l'émulsion utilisée.
Il a même constaté qu'à cette échelle l'étalement du bord du disque sur
la photo N°3 était toujours inférieur ou égal à 10 microns,
soit "sensiblement la résolution maximale du film", preuve que la mise
au point était parfaite.
Il est donc hautement probable que Pierre Guérin a retenu comme valeur
de c la valeur limite, c'est à dire la fameuse
résolution maximale du film Panatomic-X. Elle m'est inconnue avec
précision, mais elle est inférieure ou égale à 10 microns, d'après
ce qui précède. Prenons donc cette valeur pratique, comme base. Cela
donne immédiatement :
- pour f = 5,6, h = 36,2 m
- pour f = 4, h = 50,63 m
Cette fois-ci on y est presque.
L'objet était sûrement à plus de 50 mètres, et probablement au moins à 60 mètres comme l'affirme
Pierre Guérin, en prenant c = 8,5 microns au lieu des 10 microns "pessimistes".
Calculs liés à la vitesse de l'objet
La vitesse réelle d'obturation était de 1/200 ème de seconde (Voir
chapitre III), et l'objet est parfaitement net,
hormis un flou de bougé de l'opérateur sur la seconde photo. Cela
signifie donc qu'il ne s'est pas "beaucoup" déplacé pendant ce laps de
temps, moins en tous cas que le fameux cercle de confusion (c), sinon
le bord serait flou.
Or l'angle W balayé par l'image sur la pellicule, est le même que celui balayé par l'objet dans le ciel.
Posons : F=focale appareil ; y= demi-distance balayée par l'image ; Y=demi-distance balayée par l'objet ; D=Distance de l'objet
à l'appareil photo.
Il vient alors : sin(W/2) = y
mini / F = Y / D, d'où : Y = y
mini * D / F
L'objet n'a donc pu parcourir au maximum que 2Y mètres pendant ces 1/200ème de seconde. On en déduit donc sa vitesse
maximum : V
max = 2Y * 200 (en m/s) = 2Y * 200 * 3,6 (en km/h).
Or F=45 mm, et en prenant la valeur c=0,020 mm, on a y
mini=c/2=0,010mm. D'où :
- si D= 20 m, alors Vmax = 6,4 km/h
- si D = 30 m, alors Vmax = 9,4 km/h
- si D = 60 m, alors Vmax = 18,4 km/h
Or un projectile de type frisbee lancé en l'air doit avoir une vitesse élevée pour maintenir son assiette et sa
trajectoire. Je ne connais pas encore cette vitesse, mais elle est à l'évidence nettement supérieure à 18 km/h.
En effet un être humain court, sans se forcer, à 18 km/h. Or essayez donc de rattraper en courant, même aussi vite
que vous pouvez, un frisbee lancé par l'un de vos amis ... bon courage !
Les études scientifiques que j'ai découvert sur la physique du vol du frisbee (il y en a !) prennent comme hypothèse
pour des essais en soufflerie, des vitesses de 15 à 50, voire 70 m/s. Soit une vitesse minimale de 54 km/h.
D'autre part si le photographe avait suivi le mouvement du frisbee avec son appareil, pour que son image soit nette,
c'est alors le reste du paysage et du décor qui auraient été flous, ce qui n'est pas le cas.
Conclusion, l'objet se trouvait à plus de 60 mètres de l'appareil photo. Il faisait donc bien au moins un
mètre de diamètre, ce qui exclut tout trucage à base de projectile lancé.
La tâche sombre sous l'objet est-elle une ombre ?
Il est évident que si la tâche sombre sous l'objet est une superstructure (saillante ou pas), ou même seulement une partie
de couleur différente, alors cela rend quasiment impossible l'hypothèse d'un canular à base d'un projectile type frisbee
(voir au chapitre II pourquoi).
C'est probablement pourquoi, inconsciemment ou pas, les sceptiques à qui j'ai soumis ce cas ont tous immédiatement prétendu
que cette "tâche" était en fait une ombre, causée par le soleil qui éclairait l'objet par l'arrière comme le prouve
l'éclat brillant ("metallique") clairement visible sur le pourtour de l'objet, coté Ouest.
De ce fait ils expliquaient astucieusement que cette "tâche" soit toujours orientée dans le sens de la trajectoire, puisque
cette dernière était justement orientée Ouest-Est.
Hélas pour eux, cette belle idée ne tient pas la route, par construction même.
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Fig 1. Simulation - Soleil au dessus au zénith : Tout le dessous du disque est dans l’ombre.
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Fig 2. Simulation - Soleil au dessus à 22° : Tout le dessous du disque est dans l’ombre. Le bord droit est brillant
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| Fig 3. Simulation - Soleil au dessous et en angle rasant
(situation impossible) : Le dessous du disque est éclairé. Une ombre en
forme de croissant concave, générée par le bord droit du disque,
apparaît. |
Fig 4. Photo réelle - Soleil au dessus à 22° : Tout
le dessous du disque est dans l’ombre. Le « motif plus sombre » est en
forme de bande terminée par un arc convexe. |

On constate qu'avec le soleil placé au dessus (à 22°)
il ne peut pas y avoir d'ombre particulière sous l'objet.
Tout le dessous du disque devrait être dans l'ombre, un peu comme dans le célèbre cas "Trent/McMinville" en 1950, dont
voici un agrandissement ci-contre.
Avouez que cette photo est très similaire à ma simulation de la figure 2 !
Seule une source lumineuse rasante, placée
sous l'objet, et dans un cône angulaire très réduit pourrait projeter une
ombre sur le coté droit du disque. Mais dans ce cas, cette ombre serait en forme de croissant, à bord concave, et non
pas en forme de bande allongée terminée par un arc convexe.
Certains sceptiques ont imaginé qu'une "grande surface d'eau" (ie : le lac Chauvet) aurait pu modifier les conditions
d'éclairage de manière à produire cette ombre. C'est peu probable car il aurait fallu pour cela que le lac soit au sud
par rapport à l'observateur. Or le tracé du chemin touristique qui entoure ce site, passe au sud du lac. Un promeneur
situé sur ce chemin voit donc le lac vers le Nord, ce que confirme les photos touristiques que j'ai trouvé (et qui
illustrent mon site), puisqu'on y voit le Puy de Sancy au Nord. D'autre part si tel avait été le cas, nul doute que le
témoin aurait signalé ce fait remarquable ("j'ai vu une soucoupe volante au dessus du lac Chauvet", et non "aux alentours
du lac Chauvet").
De plus, il aurait fallu que l'objet se trouve dans une zone de l'espace extrèmement réduite, celle où la lumière
solaire réfléchie par le lac frapperait le bord droit de l'objet sous une incidence adéquate. Et quand bien même, il est
démontré plus haut que l'ombre générée n'aurait pas la forme requise.
Enfin, à titre anecdotique, et dans l'hypothèse d'un canular, il parait
loufoque d'imaginer M. Frégnale (ou un complice) lancer son
frisbee volontairement au-dessus du lac, d'aller le repêcher ensuite en
bateau ou à la nage, et de recommencer cela
des dizaines ... ou des centaines de fois, jusqu'à obtention des photos
désirées.
Conclusion : la "tâche sombre" sous l'objet n'est pas une ombre mais fait partie intégrante de l'objet. Soit en
tant que motif peint, soit en tant que superstructure saillante.
A propos du frisbee
"Les étudiants de l’université Yale (Connecticut) ont inventé le frisbee en 1947, en jouant avec
des moules à tarte en aluminium. Ceux-ci provenaient de chez un pâtissier de Bridgeport, Joseph Frisbie, fournisseur
régulier de l’université. En 1948, un jeune Américain démobilisé, Fred Morrisson, déposa un brevet pour un disque
semblable en plastique. Il en céda plus tard la licence à la Wham-O californienne
(cette société avait inventé le hula-hoop en 1958) qui, ayant entendu parler de l’origine du jeu, l’appela frisbee".
"January 13, 1957, marks the day that the Frisbee--the flying disc loved by dogs as well as people--was first
produced by the Wham-O Company (now a division of Mattel). At that time, the disc was called the Pluto Platter,
and it had already been around for almost a decade."
Bref, le frisbee n'a commencé à être commercialisé dans le grand public qu'en 1957, aux USA. Auparavant, l'ancêtre
de ce jeu (utilisant de simples moules à tarte) n'était pratiqué que par les étudiants de l’université Yale, puis
sur les plages de Californie du Sud.
Il est donc hautement improbable que quiconque en France ait jamais entendu parler du nom et du concept
même de frisbee en 1952,a fortiori André Frégnale !
Les sceptiques qui invoquent aujourd'hui l'hypothèse frisbee pour expliquer le cas Chauvet, comme si cela allait de soi,
oublient tout simplement que cela se passait il y a 51 ans, dans un contexte socio-culturel et technologique bien
différent du nôtre.
Bien entendu il n'est pas TOTALEMENT exclu que, voulant faire "le canular du siècle", M. Frégnale ait également
redécouvert seul de son coté les principes du vol stable du frisbee, et en ait fabriqué un en forme de soucoupe
volante. Puis, l'ayant fait, il l'aurait immédiatement détruit, et n'aurait jamais cherché à l'exploiter.
Bien entendu, personne dans son entourage ne l'aurait vu s'essayer à ces lancers
Cela ajoute simplement une invraisemblance de plus à une liste pourtant déjà longue. Tout cela dans le seul but d'
essayer de coller à tout prix une explication "connue", fût-elle totalement improbable, à un phénomène inexplicable.
Conclusion : l'hypothèse "frisbee" est historiquement invraisemblable en 1952 et en France.
Les lanceurs de ball-trap
Afin de "crédibiliser" son hypothèse, un sceptique a même suggéré que l'objet de type frisbee avait été lancé au moyen
d'une machine de type "Ball-trap". Dans son esprit, cela permettait d'assurer une plus grande vitesse et une plus grande
stabilité dans la trajectoire, et expliquer ainsi sa parfaite horizontalité.
Aussi absurde que cette hypothèse puisse être il m'amuse d'en dire deux mots quand même. Ne serait-ce que pour illustrer
jusqu'à quels extrèmes des sceptiques donneurs de leçons d'objectivité et de rigueur, sont prêts à aller.
Les machines de ball-trap lancent des plateaux d'argile de 11 cm de diamètre et d'environ 100 g. Imaginez les modifications
à apporter sur un tel lanceur pour lui faire éjecter des plateaux de 1m de diamètre !
Les machines de ball-trap éjectent ces plateaux selon un certain angle, depuis le sol. Pour obtenir une trajectoire
horizontale de l'objet il aurait fallu, non seulement modifier cet angle de départ sur la machine, mais également la
hisser à plusieurs dizaines de mètres de haut (puisque l'objet, à supposer qu'il se trouve au plus près à 60 mètres
de l'appareil photo, se trouve également par voie de conséquence, à près de 40 mètres de hauteur).
Les machines de ball-trap étaient rares et très coûteuses en 1952. Il est peu probable qu'un simple particulier ait
pu s'offrir un tel luxe, surtout pour un simple canular.
Il est encore plus improbable que M. Frégnale ait pu s'acheter un objet aussi insolite sans déclencher la curiosité
du voisnage, lui qui n'était pas tireur. Sans compter qu'il lui aurait fallu un ou deux complices pour manipuler et hisser
cette machine en hauteur, ainsi que du matériel encombrant ... fort peu discret tout ça.
Considérations psychologiques à propos du "canular"
Les "faiblesses humaines"
Bien évidemment, l'une des premières réactions des "sceptiques" (qu'il revendiquent ce terme ou bien qu'ils s'en
défendent) face à un tel cas troublant, est de mettre en cause la personnalité du témoin présumé, et de chercher
a posteriori les ressorts psychologiques qui pourraient justifier le montage d'un canular aussi sophistiqué.
A titre d'illustration, voici un extrait d'un mail que l'une de mes relations, par ailleurs scientifique, m'a adressé
après que je l'ai sollicité sur ce dossier :
"Manifestement d'une intelligence au dessus de la moyenne, nourrie par des
dons d'observation et une inventivité remarquables, il n'a pas eu la
carrière ni le statut social auxquels il pouvait légitimement aspirer.
Toutes les conditions me semblent réunies pour imaginer un formidable
canular à base de photos, à l'image de celui du monstre du Loch Ness, qu'il
avait certainement la capacité de réaliser parfaitement, à une époque où il
ne se passait pas de semaine sans que la presse fasse état d'un nouveau
témoignage (j'avais 8 ans et ce souvenir m'a marqué). Sa motivation ? comme
souvent en pareil cas, le sentiment de supériorité que l'on tire de la
mystification de personnes éminentes, du public ou de notables, renforçant
sa conviction d'être injustement méconnu par la société.
Sil est vrai que les quatre photos sont sur une même bande de négatif, et
encadrées par des prises de vue anodines, rien ne dit que ce soit son
premier essai, ni que les photos aient été prises dans un court intervalle
de temps, dans l'hypothèse d'un canular."
C'est justement pour contourner le caractère totalement subjectif de tels jugements, que je concentre la majeure
partie de mes efforts sur des éléments factuels et objectifs (voir plus haut). En effet, même si nous tombions tous
d'accord un jour pour admettre qu'André Frégnale avait effectivement le profil psychologique
favorable pour imaginer et réaliser un tel canular (ce dont je ne suis toujours pas convaincu), cela ne prouverait
nullement qu'il l'ai réellement fait, ni même qu'il ait eut simplement l'intention de le faire.
Autrement dit, en prenant une analogie judiciaire, ce n'est pas parce que M. Frégnale avait le "mobile", qu'il avait aussi
la "possibilité matérielle" de le faire, ni a fortiori qu'il l'a réellement fait.
Or il me semble justement avoir avancé de nombreux arguments, faits et raisonnements factuels dans ce chapitre ainsi que
dans le chapitre II, qui démontrent l'impossibilité matérielle de réaliser ce trucage. Avant d'avancer donc une explication
attentant à la probité et à la sincérite d'une personne, il me parait indispensable au préalable de prouver que je me suis
trompé dans mes démonstrations.
Sur le fond maintenant, l'hypothèse d'un canular me parait au contraire invraisemblable. Les renseignements que j'ai pu
recueillir sur André Frégnale ne dépeignent nullement un homme aigri de ne pas être reconnu par l'élite "à sa juste valeur".
Compte tenu de l'époque, et bien que n'ayant pas de diplôme supérieur, il avait un statut social respectable,
et avait même enseigné dans un lycée. De plus, son coté "original" et libertaire faisait qu'il ne se serait de toutes
façons pas plu dans un travail de bureau ou de labo routinier. Il était trop heureux de sa liberté, de pouvoir profiter
de la nature à sa guise, sans comptes à rendre à personne. Je pense donc qu'il "n'aspirait" pas du tout à la carrière
classique d'un ingénieur ou d'un chercheur.
Par ailleurs cette motivation supposée (mystifier les élites) implique par construction que son auteur la dévoile un
jour ou l'autre : ce sera son jour de gloire, sa revanche. Or là rien ! Vingt ans après les faits, alors que ce cas était
retombé depuis bien longtemps dans l'oubli, André Frégnale correspondait encore avec une petite association ufologique
Belge (la désormais célèbre SOBEPS), en essayant de comprendre "ce que c'était". André Frégnale n'a jamais révélé (au moins
publiquement) ce prétendu canular.
Or il ne risquait aucune opprobre publique de la part de ses voisins ou relations en dévoilant sa supercherie sur le tard,
puisqu'il avait déménagé avec sa soeur, dès les années soixante, dans le sud de la France, loin de son Auvergne natale.
Par ailleurs Frégnale était un solitaire, cela au moins est certain. Or le montage d'un tel canular aurait nécessité
au moins un complice. Quelqu'un de dévoué, en qui il puisse avoir une totale confiance, et qui garderait le secret ensuite
jusqu'à la tombe. Connaissant désormais un peu mieux les Frégnale et leur mode de vie, ceci parait impossible.
Et puis, quitte à truquer, pourquoi déclarer avoir vu une soucoupe qui se "traine"
lamentablement à 170 km/h, moins vite qu'un avion de l'époque, et en ligne droite ? Pourquoi ne
pas avoir décrit un brusque virage à 90° et une accélération foudroyante qui
aurait fait disparaitre la soucoupe de sa vue instantanément. Bref, pourquoi
avoir insisté sur un comportement aussi peu étrange, alors que l'irruption
des soucoupes depuis 1947 avait justement surpris les témoins, et fait la
une des journaix, à cause de leurs performances en vol "impossibles" ?
Enfin, l'honnêteté et l'intégrité de Pierre Guérin lui même, qu'aucun sceptique à ce jour n'a quand même osé mettre
explicitement en doute, sont encore renforcées lorsqu'on sait qu'il a, sur un cas similaire, conclu après analyse au
trucage d'une photo d'un ovni soit-disant pris en Corse en 1971, et qu'il a réussi à faire avouer l'auteur de ce canular.
Arguments de mauvaise foi
Certains sceptiques ont même été jusqu'à dire que le dossier Chauvet était creux, voire douteux, car "tous les témoins
sont morts, et le négatif original a disparu".
J'avoue que là j'ai du mal à me contenir.
Oui, l'être humain n'est pas immortel, et 51 ans après les faits, il est normal que les principaux acteurs soient décédés.
Mais les témoins et les négatifs ont été à la disposition de la
Science, des autorités, des ufologues, et des sceptiques pendant au
moins 30 ans !
=> Pourquoi seul Pierre Guérin a-t-il eu le courage de briser le tabou de l'establishment scientifique en étudiant ce cas ?
=> Pourquoi, malgré un article dans Sciences et Avenir N°307 en septembre 1972, où Guérin donnait déjà l'essentiel de son
analyse des clichés, personne parmi la communauté scientifique ou intellectuelle ne s'est rué sur ce cas, presque trop beau
pour être vrai ?
De plus, concernant le négatif, cette remarque perfide relève d'un certain révisionnisme de mauvais goût. En effet, le
négatif original a bel et bien été analysé, scientifiquement et au micrsocope, par un expert : Pierre Guérin lui même.
Il me parait donc indigne de remettre en cause ainsi de manière insidieuse la probité de cet homme, en insinuant qu'il
aurait pu mal interpréter les résultats, ou en omettre certains.
L'anomalie du nuage

Plusieurs sceptiques perspicaces ont remarqué que le nuage bas, visible sur la photo N°3, n'était plus du tout visible
sur la photo N°4, ce qui paraît effectivement étrange (à première vue, on s'attendrait à en voir au moins un bout). De
là à imaginer que les photos ont été prises à bien plus que 8 secondes d'intervalle ... bref, ce pourrait être un petit
indice de plus en faveur du canular.
Voyons donc de quoi il retourne exactement.
Tout d'abord les 4 photos sont compatibles avec les conditions météorologiques du 18/07/1952. Les archives de la
Météorologie Nationale auxquelles j'ai eu accès indiquent en effet pour ce jour là :
"Ciel clair, nébulosité = 2/10°", ce qui correspond bien à la description du témoin et aux photos : ciel uniformément
bleu, avec quelques nuages bas à l'horizon (strato-cumulus, visible en photo N°4).
Sur les photos 3 et 4 l'appareil est tenu verticalement, la largeur de l'image est donc de 24 mm. Connaissant la focale
on en déduit immédiatement le champ angulaire balayé par ces photos :
un peu moins de 30°.
Calculons maintenant le déplacement angulaire entre les photos 3 et 4. Il se trouve que sur ces deux photos, l'objet est
presque centré, et se trouve environ à 62% de largeur du cadre (ce qui est logique, André Frégnale étant un
photographe quasi-pro, il a réussi à garder l'objectif pointé sur l'objet).
Donc, on peut estimer avec une très bonne approximation, que le déplacement angulaire de l'objectif, est quasiment le
même que celui de l'objet. Or celui-ci se déduit très facilement des résultats de l'analyse de Pierre guérin (Cf. chapitre
III) :
Db = b4 - b3
Db = 61,5° - 38° = 23,5°
Il y a donc un écart d'un peu plus de 6° (6,4 plus précisément). On devrait donc voir l'extrémité gauche du nuage de la
photo N°3, sur près d'un quart de la photo N°4, en bas et à droite.

Lire au
chapitre VI, l'analyse détaillée des mêmes photos par Laurent Guérin,
fils de Pierre Guérin. En reprenant tous
les calculs de zéro, et en tenant compte des marges d'erreur inévitables, il montre qu'il est possible de faire varier
les
ai et
bi pour que, sans déroger au
modèle mathématique de trajectoire déduit du témoignage de Frégnale, ils conduisent à une variation d'azimut suffisante
pour que le nuage de la photo 3 n'apparaisse plus sur la photo 4.
La méprise avec un ballon publicitaire

A la lecture des coupures de presse que j'ai retrouvé auprès des archives de La Montagne de 1952 (voir chapitre IV), un
lecteur attentif a noté l'épisode du ballon publicitaire échappé de la caravane du Tour de France le 18 juillet 1952 à
l'arrivée à Vichy. Il a alors défendu avec opiniatreté l'idée que l'objet du lac Chauvet était ce ballon.
Cette hypothèse n'est pas plausible du tout.
Tout d'abord l'objet photographié n'a absolument pas l'aspect d'un ballon, a fortiori publicitaire. Ce dernier a vocation
à être vu du plus grand nombre, et à rendre instantanément reconnaissable la marque dont il fait la promotion.
Pour ce faire ils sont généralement très colorés et couverts d'inscriptions géantes et de logos. Or l'objet est d'une couleur
uniforme (grisâtre d'après le témoin), et sans inscription.
D'autre part la
trajectoire qu'aurait du suivre ce ballon parti
de Vichy est totalement impossible. En effet les vents soufflaient Nord-Ouest/Sud-Est ce jour là
(attesté par la météorologie nationale) à 60 km/h. Le ballon a donc du filer
vers l'Est, vers St Etienne probablement.
Mon contradicteur a alors imaginé que, ayant rencontré les contreforts du massif central, le ballon les avait
contourné par l'ouest, toujours en montant, pour être ensuite pris par les vents d'Ouest qui soufflaient près du
lac Chauvet, et passer ainsi au-dessus d'André Frégnale (voir tracé brun sur
cette carte.
Mais cela aussi est improbable. Il y a en effet un chemin bien plus naturel et plus facile pour un ballon partant de
Vichy : celui de la vallée de l'Allier, puis de la Dore. Ce chemin reste à une altitude basse, et orientée Sud/Sud-Est.
Devant ces contre-arguments, mon contradicteur a généralisé son explication à "n'importe quel genre de ballon", par
exemple un ballon de photographie aérienne de chantier, de provenance inconnue, et porté par le vent sur le lac Chauvet.
Et puis il s'est finalement rallié à mon opinion : seul un hasard extraordinaire (que j'ai calculé au chapitre II) aurait
pu faire que la tâche sombre sous l'objet soit orientée chaque fois dans le sens de la trajectoire. Avec un objet porté
par le vent (tel un ballon), cette tâche devrait logiquement avoir une position quelconque.
La méprise avec un objet de plage emporté par le vent
Sur la liste de discussion francom.ovni, l'ufologue sceptique Dominique Caudron a soutenu l'idée que l'objet du
lac Chauvet était "évidemment" un objet de plage emporté par le vent, de type : parasol, matelas pneumatique, bateau
gonflable, ballon de plage.
Cette thèse ne tient pas debout pour plusieurs raisons :
- Il n'y avait aucune activité nautique ou de loisir aquatique au lac Chauvet.
Ni en 1952, ni aujourd'hui. Comme le lac Pavin, son voisin, Chauvet est un lac de cratère où ne se pratique aucune
activité de loisir de type baignade, planche à voile, et autres "jeux de plage". Le seul loisir
possible, outre la promenade autour du lac, est le canotage et la pêche ... sauf justement au lac Chauvet,
qui est une propriété privée. Pas de chance pour les sceptiques : de tous les lacs du Puy-de-Dôme, le lac Chauvet
est justement le moins "touristique" ...
Un simple appel à l'office de tourisme du Mont-Dore suffisait à vérifier cela. Sans compter que, en 1952, les loisirs
n'étaient pas du tout les mêmes qu'en 2004. Il est illusoire d'imaginer des lacs de montagne avec des plages bondées
d'estivants, batifolant au milieu de parasols et de bateaux pneumatiques. On sortait encore de l'occupation, les
Français étaient pauvres (le fameux "hiver 54" était encore à venir), il n'y avait encore que deux semaines de congés
payés, et aucune structure d'accueil pas chère (le 1er VVF date de 1958).
- L'objet photographié ne ressemble pas du tout à un objet de plage
C'est d'une évidence effrayante mais il faut oser le rappeler. Ni par la forme, ni par la couleur (les objets de plage
sont généralement de couleur vive). Il faut une indéniable mauvaise foi pour trouver une quelconque ressemblance
entre l'objet photographié et un objet de loisir nautique ou balnéaire.



- Un objet de plage n'aurait jamais pu être emporté à une telle hauteur
Un vent de 60 km/h peut secouer de grosses branches, et donc faire tourbillonner et rouler sur la plage un matelas ou
un bateau gonflable léger. Mais il ne peut en aucun cas le soulever à plusieurs dizaines de mètres de haut et l'y
maintenir plusieurs minues.
J'ai posé la question à un parapentiste chevronné, connaisseur expérimenté en aérologie pratique qui me l'a confirmé.
Seule une ascendence thermique puissante aurait pu faire cela.
- Un objet de plage emporté par le vent n'aurait jamais eu la trajectoire rapportée
Etant plus lourd que l'air il aurait inévitablement adopté une trajectoire descendante en retombant. Sans moteur en
effet, il ne peut pas se sustenter, sauf s'il avait un profil d'aile (avec extrados/intrados), ce qui est assez rare
pour un objet de plage ! Mais alors dans ce cas, il ne se sustenterait que grâce au vent relatif, c'est à dire que
sa vitesse réelle serait nettement inférieure aux 60 km/h du vent réel, voire nulle (Cf. les mouettes qui font du
sur-place par grand vent). Ceci m'a également par un aviateur confirmé.
Sources / Références
Optique et Photographie
Merci à Laurent Guérin pour son expérience irremplaçable du cas Chauvet.
Merci à Yves Colombe pour son aide précieuse lors de mes débuts dans la découverte de la "profondeur de champ" et
du "cercle de confusion"
Merci à Joël E. pour ses critiques constructives et ses liens sur les photo-trucages.
http://members.lycos.fr/photo87/expdf.html
http://romain.bel.free.fr/agregation/Lecons/LP46.pdf
http://www.ifrance.com/philippecoubris/optique/photographie2.htm
http://astrobreuillet.free.fr/download/Gazette14.pdf
http://www.nikonlinks.com/unklbil/dof.htm
http://www.cs.mtu.edu/~shene/DigiCam/User-Guide/950/depth-of-field.html
http://www.betterphoto.com/forms/qnaDetail.asp?threadID=7062&catID=203
http://www.largeformatphotography.info/lfforum/topic/497015.html
Trucages photos / Photomontages :
http://www.rtfm.be/king/photomontage/index.html
http://home.fuse.net/arcsite/photoan2.htm
http://www.csicop.org/si/2003-09/faking-ufo-photos.html
http://www.garfnet.org.uk/new_mill/bbmedia/issue001/ufo_fake.htm
http://www.collagetown.com/ => collages photo artistiques
http://bruno.cicv.fr/etudes/semio.html
http://www.ac-reunion.fr/pedagogie/lybouvep/TPE/PremiereS/elev/trucages/comment.html
Sur le frisbee
http://www.chez.com/chamminou/c13fen05a.htm
http://inventors.about.com/library/weekly/aa980218.htm
http://inventors.about.com/gi/dynamic/offsite.htm?site=http://www.sas.it.mtu.edu/%7Edkwalika/frisbee/prohistory.html
http://www.enc.org/features/calendar/unit/0,1819,153,00.shtm
http://www.disc-wing.com/AIAA-2002-3150.pdf
http://www.disc-wing.com/CEAS_AARC_2002.pdf
Divers
Ball-trap : http://www.laporte-shooting.com
Le faux OVNI Corse dénoncé par Pierre Guérin :
http://www.ifrance.com/lesrepasufologiquesparisiens/L'histoire%20des%20soucoupes%20volantes%20en%20photos.htm
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