Lac Chauvet, France, 1952 un cas solide (suite)
Page d'accueil | Forum | Portail | Tchat | Rechercher | Actualité | Témoignages ovni | Vidéo ovni | Signaler un problème | Contacter le responsable

Heure et Calendrier

« Février 2017
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728 

Editorial

Ce site sérieux présente avec pédagogie et pragmatisme les éléments les plus solides et vérifiables sur le phénomène Ovni et ses implications.

Devenir fan du site

 

Le forum de discussion du site (Les Mystères des Ovnis)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Liens

  • ovni et vie extraterrestre
  • RRO.org
  • Baseovni(temoignages)
  • Forum sur les ovnis
  • rimarchives.free
  • ufoinfo
  • Les Repas Ufologiques
  • Fédération Française d’Ufologie
  • ufocasebook.com
  • photovni.free
  • ovni
  • http://
  • http://
  • ZeBlog
  • Wikio

    Partenaires

    Partenaires

    Syndicalisation

    Traduction du site

    Choose your language please:

    Livre d'or et contact

    Un petit message sur le livre d'or fait toujours plaisir:

    Livre d'or du site

    Sondage

    Newsletters

    Inscription

    Recherche

    Rechercher sur le site :

    Compteurs

  • 975711 visiteurs aujourd'hui
  • 1867994 visites depuis le 01/06/06
  • 158 billets
  • Bookmark and Share

    Derniers commentaires

    Grazr

    Derniers sujets du forum

    Grazr

    Fils RSS

    Lac Chauvet, France, 1952 un cas solide (suite)

    Recommander ce site :: Imprimer cette page:: Par ovni :: 21/10/2008 à 23:07

    Où sont les négatifs originaux ?


     Le seul témoin, André Frégnale est mort il y a environ 20 ans, à l'âge d'environ 60 ans. Sa soeur, Jeanne Henriette, est morte le 15 septembre 2000 à Goudargues (Gard).


    Une première recherche sur l'état civil des Frégnale pour retrouver des parents proches encore vivants ne donne hélas rien. Il n'y a eu que deux "Frégnale" nés dans tout ce siècle, et ce patronyme s'est donc éteint avec André et Jeanne. De même, une recherche du côté de la mère d'André et Jeanne, du nom de Marie Chauchat, ne donne rien non plus. Ce patronyme, également originaire d'Auvergne, est au contraire très courant et il fut impossible de retrouver trace de la branche particulière à laquelle appartenait Marie Chauchat.

    La bonne piste fut en fait celle du Gard, où André et Jeanne Frégnale sont allés vivre dans les années soixante. Je retrouvai la trace du logeur de Melle Frégnale, qui me donna les coordonnées de M. Robert B. et sa femme, qui s'étaient occupés de Melle Frégnale jusqu'à son décès. Ils me donnèrent à leur tour les coordonnées de sa meilleure amie, Mme Jeanne D., institutrice comme elle, désormais à la retraite, et vivant toujours dans le Puy-de-Dome.


    Par chance, cette dame vit encore, et c'est d'elle que je tiens à ce jour le plus d'informations sur André Frégnale, sa soeur, et l'observation qu'il fit ce fameux 18 juillet 1952.

     

    Concernant les négatifs originaux, il est hélas désormais certain qu'ils sont perdus à jamais. Le grenier de la maison de St Michel d'Euzet (Gard) où ils étaient entreposés, a été entièrement vidé quelques années plus tard par un déménageur. Melle Frégnale n'avait plus avec elle à sa mort que quelques rares effets personnels, dont effectivement de nombreuses photos prises par son frère, mais aucune trace du négatif ou de clichés de la "soucoupe" de 1952.


    Sur ce point, Jeanne D. et Robert B. sont formels : si le premier se souvient nettement avoir vu des tirages papier de la "soucoupe" de 1952, aucun des deux n'a jamais vu les négatifs.


    Melle Frégnale ne semblait pas leur accorder grande importance sur la fin de sa vie, bien moins en tous cas que des tas de photos plus personnelles de son frère, ce qui parait logique et humain. Melle Frégnale est décrite comme très secrète, vivant retirée, mais tout à fait saine d'esprit. Elle devait donc être de bonne foi lorsqu'elle répondit à Pierre Guérin qui lui demandait ces négatifs, qu'ils devaient être dans le grenier, mais qu'elle n'avait pas le temps ni le courage d'aller y fouiller.


    Accessoirement, Melle Frégnale est décédée sans un sou vaillant (voire même avec quelques petites dettes), et les Frégnale frère et soeur ont toujours mené un petit train de vie. Ils n'ont donc tiré aucun profit (du moins substantiel) de cet épisode de 1952, ce qui supprime d'emblée l'une des motivations classiques d'un canular.


    André Frégnale


     André Frégnale est né aux alentours de 1920, probablement à Chamalières ou dans une commune des environs. Il avait donc une petite trentaine d'années au moment des faits et habitait alors avec sa soeur aux Martres de Veyre, petite commune du Puy-de-Dôme. Il est unanimement décrit comme "original mais pas marginal". Il a été très difficile de trouver sa profession exacte. Les rares sites web traitant de ce cas mentionnent un "géologue" (comme d'ailleurs la presse de l'époque), ou un "ingénieur". En fait c'est vrai et faux à la fois. Faux car il semble bien que André Frégnale n'avait aucun diplôme supérieur et était un vrai autodidacte. Vrai, car c'était un homme d'une curiosité infinie, passionné de sciences, de technologie, de nature, de randonnée, de spéléologie, de kayak, d'escalade, de photographie, et de bien d'autres choses encore.
    Il est décrit comme très inventif, très adroit de ses mains. Il bricolait par exemple d'astucieux petits dispositifs pour son institutrice de soeur, afin d'illustrer spectaculairement ses cours de sciences. Il a d'ailleurs enseigné quelques temps dans un lycée de Bagnols sur Cèze ; je me plais à croire que c'était la techno.


    Son autre talent reconnu était la photographie. Il a commencé sa carrière comme reporter photographe pour un studio de Clermont Ferrand, aujourd'hui disparu. Il a notamment effectué un reportage dans le désert Algérien pour les camions Berliet (NDR : je ne sais pas pourquoi mais en écrivant ces lignes il me vient immédiatement en tête des images du film "100 000 dollars au soleil" avec Ventura, Belmondo et Blier. Vous savez, celui avec cette réplique culte "Quand les mecs de 130 kg disent certaines choses aux mecs de 60 kg, les mecs de 60 kg ont tendance à les écouter !").

     

    Puis il a quitté ce studio et s'est mis à faire des photographies plus "artistiques", aidé en cela par une troisième passion : les longues balades dans la nature sauvage. Une anecdote à ce propos. Mme Jeanne D. se souvient d'une journée d'hiver où elle cheminait seule en pleine campagne. Tout était entièrement blanc, recouvert d'un manteau de neige vierge, silencieux et magnifique. Une vraie carte postale. Quand soudain elle fut hélée par André Frégnale qu'elle n'avait pas vu. Attiré lui aussi par la beauté du paysage, il était sorti "mitrailler" un peu. Apercevant Jeanne, il lui demanda de refaire un ou deux passages dans la neige immaculée, essayant visiblement de faire une photo "recherchée" avec la lumière d'hiver, les traces de pas de Jeanne dans la neige, les arbres au loin. Elle s'éxecuta avec plaisir puis repartit.


    D'ailleurs de l'avis unanime, André Frégnale avait un réel talent de photographe, et pas seulement de "technicien" de la pellicule.

     

     Le caractère un peu fantasque, un peu excentrique d'André, transparait encore plus lorsque l'on sait qu'il a écrit et envoyé au ministère de l'éducation nationale un petit livre proposant rien moins qu'une "réforme de l'orthographe". Et quelle réforme : trouvant les règles du Français inutilement compliquées, il proposait notamment de recourir à une orthographe simplifiée basée sur la phonétique. Par exemple le "ph" s'écrirait désormais tout simplement "f" ! D'ailleurs mettant en application ses propres recommandations il étiquetait "fotos" les diverses boîtes contenant ses tirages !


    André était sportif et adepte de tous les loisirs à sensation : escalade, spéléologie, kayak, etc. Et, cerise sur le gâteau, il arrivait même à conjuguer toutes activités en même temps : longue randonnée dans une région sauvage (Sancy, Lac Chauvet), escalade pour étudier la géologie locale, photographie de ses découvertes, puis développement "perso" dans son propre labo photo ! Eclectique vous dis-je, et en avance sur son époque.
    Il était aussi amoureux de sa liberté et courageux. Lors de la seconde guerre mondiale, enrôlé de force dans le STO et envoyé en Allemagne, il s'évade, vole une moto, et rentre ainsi en France, sans être jamais inquiété par la suite !

    Enfin, les Frégnale (mère, frère et soeur) étaient tous catholiques, très croyants et pratiquants. André avait même été dans les scouts.


    Les lieux
    L'ensemble de l'action se déroule dans le département du Puy de Dôme (63)
      

    L'observation a eu lieu près du Lac Chauvet, "entre Besse et Condat", précise André Frégnale dans La Montagne. Aujourd'hui Besse est devenue "Besse et St Anastaise" (code postal 63610), qui englobe la station de ski de Super Besse. Le lieu-dit "Lac Chauvet" (code postal 63279) dépend administrativement de la commune de Picherande (code postal 63113) toute proche.
     
    Il s'agit d'un vaste lac cratère sur le plateau qui relie les monts Dore au Cézallier, au sud-est du Pavin (le plus connu), à 1 616 mètres d’altitude. Avec ses 50 hectares, 900 mètres de longueur sur 800 de largeur il est plus grand que le Lac Pavin, mais dans une situation moins pittoresque, quoique la vue sur le Puy de Sancy tout proche (plus haut sommet de la région) ne soit pas sans beauté. Il forme un affluent de la Tarentaine.


    Les environs du Lac Chauvet font l'objet de parcours de randonnée, dont un qui fait une large boucle au sud. Il est possible que ce soir sur ce chemin qu'André Frégnale ait aperçu et photographié cet ovni.

     

    A cette époque les Frégnale habitaient aux Martres de Veyre. Commune de 3 994 habitants (recensement 1999), Les Martres de Veyre se situent à 15 km au sud de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, à 5 km du site Gaulois de Gergovie, et à une quarantaine de kilomètres du lieu de l'observation (le Lac Chauvet). En voici un aperçu aujourd'hui :


    Sur la carte ci-dessous on peut imaginer l'itinéraire des Martres de Veyre au Lac Chauvet (le plus à l'ouest des 3 lacs au sud de Besse)
     

    La presse de l'époque
    J'ai retrouvé 4 numéros consécutifs de La Montagne, des 24 au 28 juillet 1952, ainsi qu'un numéro exceptionnel de Point de vue et Images du monde d'août 1952. Je cherche encore d'autres passages presse éventuels. Je cherche également à exploiter tous les indices contenus dans ces documents. Cela fera l'objet je l'espère d'un prochain chapitre de ce dossier.
    La Montagne du jeudi 24 juillet 1952
     
    Première page
    Depuis quelques jours, les témoignages se multiplient dans le monde sur le passage des mystérieuses soucoupes volantes. On en signalait hier de nombreux passages en Angleterre. Elles viennent de faire leur apparition en Auvergne, après avoir été signalées au Maroc, en Haute-Garonne et dans le Jura. Un de nos compatriotes, M. Frégnale, géologue à Clermont-Ferrand, au cours d'une excursion près du lac Chauvet, a pu prendre les surprenantes photos que "La Montagne" publie ci-dessous.

    CE SONT LES PREMIERS DOCUMENTS
    PRIS DANS LE CIEL DE FRANCE

    Les seuls publiés jusqu'à ce jour et que confirment nos clichés, avaient été pris en Amérique du Sud et publiés par un grand journal sud-américain.

     "LA MONTAGNE" PUBLIE LES PREMIERES PHOTOS DE SOUCOUPE VOLANTE PRISES EN EUROPE.
    Ci-dessus : la première photo prise à l'apparition de l'engin permet de remarquer le reflet lumineux.
    Ci-contre : l'engin grossi où apparait en teinte sombre un renflement allongé.
    Ci-dessous : l'engin s'éloigne. 
    NDR : l'ordre des photos est inversé. En réalité celle du haut correspond à l'objet éloigné (la 4ème), et celle du bas est la première prise par M. Frégnale.
     

    Le témoignage de M. Frégnale

    Un de nos compatriotes, M. André Frégnale, demeurant aux Martres-de-Veyre, se promenait dans la région de Besse, vendredi, à la recherche de curiosités géologiques, car la géologie est une de ses passions, quand tout à coup, alors qu'il se trouvait à peu près à la hauteur du lac Chauvet, il aperçut, traversant le ciel, d'ouest en est, une "soucoupe volante".
    M. Frégnale n'est pas seulement géologue, il est aussi un très habile photographe. Sans perdre son sang-froid il braque son appareil - qui ne le quitte jamais lorsqu'il s'en va en promenade - et prit quatre vues du mystérieux engin.
    Puis, braquant les jumelles qu'il avait avec lui, il étudie la "soucoupe" durant les quelques secondes qu'il lui restait pour l'observer.
    Nous avons été assez heureux pour joindre hier soir M. Frégnale qui fort aimablement a bien voulu nous expliquer ce qu'il avait vu :
    "Il était environ 18 heures nous a-t-il dit, lorsque j'ai aperçu la "soucoupe". Je ne peux pas dire à quelle altitude elle volait car, évidemment, je ne connais pas sa circonférence. Apparamment elle se trouvait entre 3.000 et 8.000 mètres. Je ne pense pas que l'altitude ait pu être plus élevée car alors, en raison de l'épaisseur de l'atmosphère, elle aurait présenté une teinte métallique bleutée qu'elle n'avait pas.
    "J'ai eu le temps, grâce à un réflexe acquis à force d'expérience, de prendre quatre clichés, très rapidement. J'ai vu l'engin pendant environ cinquante secondes, et après avoir pris mes photographies, j'ai observé l'engin à la jumelle.
    "D'après mes observations et les calculs que j'ai faits par la suite, si l'engin se trouvait à 3.000 mètres il se propulsait environ à 300 mètres à la seconde. S'il se trouvait à 8.000 mètres, ce qui est possible, sa vitesse était naturellement plus grande et pouvait atteindre 800 mètres à la seconde. Je n'ai entendu absolument aucun bruit. (Ceci laisse supposer que si un système à réaction quelconque propulse l'engin, les vibrations dépassent 18.000 à la seconde, ce qui les rend inaudibles). L'engin, comme on l'a dit souvent, a la forme d'une soucoupe ovale. En dessous et au centre il semble qu'il existe un léger renflement. Il m'a semblé voir la partie circulaire qui entoure ce renflement tourner. Mais je n'en suis pas certain. Autour de la partie circulaire apparait un cercle brillant. (Lire la suite en 8ème page).
    Page 8
    Je suppose qu'au dessus de l'appareil, des pales ou quelque autre système gyroscopique tourne très rapidement, ce qui expliquerait le relief que l'on voit très nettement sur les photographies que j'ai prises.
    "Ce qui m'a particulièrement frappé c'est la rectitude de route qu'observait l'engin."
    Naturellement nous avons demandé à M. Frégnale s'il émettait une hypothèse quelconque sur l'origine du mystérieux engin. La réponse fut évasive et, ce qui semble plus logique, est de suppo


     Canular, méprise ou vrai OVNI ?

     

    Le cas Chauvet est-il un canular ?
    La prise de vue est-elle accidentelle et imprévue ?


    Les 4 photos de l'objet sont contigues. Elles sont de plus précédées et suivies de photos banales. Ces deux faits, extremement rares en ufologie, appuient très fort en faveur de l'authenticité de ces photos, de leur non-préméditation. Il n'y a visiblement pas eu plusieurs tentatives échouées avant d'obtenir la série "parfaite".
    Or obtenir autant de photos (4), cohérentes entre elles et avec le paysage, contigues (sans "ratages") et au milieu de photos banales parait éliminer d'emblée le trucage.

     

    Néanmoins un lecteur sceptique et perspicace m'a fait remarquer que les films une fois développés sont toujours découpés par bande de 4 à 6 photos (format plus pratique qu'un rouleau pour le tirage et le rangement).


    Donc, si ces 4 photos étaient seules, isolés sur l'un de ces segments, cela supprimerait l'argument "précédées et suivies de photos banales".

     

    Evidemment seul l'accès au négatif original, hélas perdu depuis, permettrait de trancher définitivement. Néanmoins il faut noter que les 4 photos de l'objet portaient les numéros d'ordre 3, 4, 5 et 6 sur le film. Il est donc fort peu probable que le photographe ayant développé la pellicule ait tronçonné un premier bout comportant 2 images seulement (les N°s 1 et 2).

     

    Ce point reste toutefois intéressant à creuser : qui a développé le film ; coupait-on déjà les films en tronçons en 1952 ? De quelle taille ? Où est le négatif original ?


    Est-ce un véritable "objet" ?


    Le truquage des photos elles-mêmes est exclu. Pierre Guérin a eu accès aux négatifs originaux et a pratiqué tous les examens nécessaires y compris au microscope. Je le cite (page 121 de son livre) : "Il s'agissait bien d'images d'un objet extérieur, formées sur le film à travers l'objectif de l'appareil photo. D'autre part ces images ne pouvaient pas résulter d'une surimpression par le biais d'une glace sans tain ou de tout autre procédé comme la double exposition (au demeurant impossible à réaliser avec l'appareil photo du témoin), car un tel artifice n'aurait pu laisser fortement sous-exposée la face inférieure sombre de la soucoupe sur laquelle se serait imprimé le fond clair du ciel. Les photos montraient donc un objet dans le ciel lui-même, mais quel objet ?".


    Est-ce un véritable objet "volant"


    C'est-à-dire auto-propulsé et non en phase balistique ? Pour nier cela , il n'y a pas 50 autres alternatives possibles. Passons les rapidement en revue.

     

    1) Maquette suspendue par des fils quasi-invisibles

     

    Cette hypothèse est facilement rejetée par Pierre Guérin. Non seulement l'analyse de la photo n'a révélé aucun "fil" de soutien, mais elle ne montre non plus aucun mouvement "oscillatoire", typique d'un objet suspendu.
    Enfin et surtout, ce fil aurait dû être attaché à un support (une grue ?) d'au moins 60 mètres de haut, pour qu'il ne soit pas visible sur les photos (Voir 3ème partie de ce dossier : l'analyse détaillée des photos) ! Plus même probablement sur la photo où l'objet est le plus éloigné. Aucun amateur, même aujourd'hui, n'aurait les moyens de réaliser un tel exploit.

     

    2) Maquette lancée en l'air "comme un frisbee" ?

     

    Quatre lancers paraissent plus probables qu'un seul.

     

    Quatre lancers permettent a priori de mieux "régler" le trucage, et de s'autoriser plusieurs essais si l'engin n'adopte pas la trajectoire voulue. A condition bien sûr qu'ils soient effectués dans un laps de temps suffisamment court pour que les conditions météorologiques restent à peu près constantes (nuages, luminosité, etc.). En effet, les 4 photos étant contigues sur la pellicule, ne faire qu'un seul lancer oblige le truqueur à prendre les 4 photos en rafale, en espérant que sa trajectoire et la prise de vue seront également parfaites.

     

    Vitesse de l'objet ?

     

    Certes l'évaluation de la vitesse de l'objet (inférieure à 170 km/h d'après les calculs de Pierre Guérin) repose uniquement sur le témoignage de André Frégnale. Il aurait pu "inventer" le temps séparant les 4 photos. Mais il faut noter qu'il lui aurait fallu pour cela faire quelques petits calculs mathématiques auparavant ! En effet la vitesse calculée par Pierre Guérin, correspond parfaitement au témoignage, qui parle d'un objet se déplaçant "lentement". Néanmoins convenons que cette vitesse assez "lente" n'est pas incompatible avec un trucage de type "lancer" (cela n'aurait pas été le cas si la vitesse avérée avait été de 2000 km/h par exemple).

     

    Des conditions de lancer impossibles

     

    Tout d'abord il aurait été impossible qu'un objet (frisbee ?) lancé en l'air à la main et depuis le sol adopte la même trajectoire (rectiligne, quasi parallèle au sol) et la même vitesse (constante et élevé, de l'ordre de 150 km/h de mémoire). Un frisbee en effet, est soumis aux lois de la pesanteur et adopterait une trajectoire parabolique, ainsi qu'une vitesse variable (décroissante en général).


    Pour contourner cette difficulté, un sceptique du Québec, a proposé sur leur forum, que la maquette ait été lancée par un engin de type "ball trap", ou un dérivé. Cette astuce permet en effet d'obtenir une bonne vitesse d'éjection, et une trajectoire stable et quasi identique entre chaque lancer.


    Mais pour donner à l'objet une trajectoire à peu près rectiligne et parallèle au sol, il aurait fallu que l'engin soit disposé à environ 50 mètres de haut minimum (hauteur estimé de l'objet). Si on ajoute le fait que l'objet faisait au moins 1 mètre de diamètre (soit 4 à 5 fois la taille d'un plateau de ball-trap), on imagine la taille et le poids de l'engin. Hisser le tout à 50 mètres de hauteur et le manoeuvrer, donc avec l'aide d'un complice), ne devait être ni facile, ni discret !


    Enfin, comme toutes les variantes de l'hypothèse "frisbee", cette solution est contredite par le point suivant.

    Des conditions de prise de vue impossibles

     

    La bande sombre sous la soucoupe, est dirigée vers l'arrière, et suit exactement sur les 4 photos le sens du mouvement apparent de l'objet. C'est d'ailleurs un cas unique, qui fait tout le caractère extraordinaire de ce cas.
    Or un frisbee doit tourner sur lui même à vive allure pour pouvoir rester en l'air (effet gyroscopique). Il aurait donc été impossible pour un photographe d'appuyer sur le déclencheur pile-poil au bon moment (ie : au moment où la bande sombre fait l'angle adéquat, angle qui pour compliquer le tout, n'est pas constant, voir les photos).

     

    Prenons quelques hypothèses chiffrées :


    Considérant en étant magnanimes, que l'écart angulaire autorisé est de 10 degrés, soit 1/36eme de la rotation maximale possible du frisbee.
    Au premier lancer, le méchant fraudeur a donc 1 chance sur 36 que la bande apparaisse dans la bonne position (ie : dirigée vers l'arrière, dans le sens opposé au mouvement).
    Idem au second, au 3eme et au 4eme.
    Au total il a donc (1/36) puissance 4 chances de réussir 4 photos consécutives avec la bande positionnée dans le bon angle.


    Soit environ 6 x 10-7. Moins d'une chance pour un million, rien que sur ce seul facteur !
    Le raisonnement est le même s'il y a eu un seul lancer. Pire même, si l'on tient compte de tous les autres facteurs de cohérence contenues dans les 4 photos, y compris avec les éléments du paysage.

     

    Conclusion : C'est un véritable "objet volant".

     

    Est-ce un véritable objet volant "inconnu" ?


    Toujours dans l'hypothèse d'un canular, le seul objet volant connu qui pourrait expliquer ce cas serait une maquette volante, de type "drone" moderne. Mais ce genre d'aéronefs n'existait évidemment pas en 1952. Même pas en tant que prototype militaire secret. Pour mémoire, la France vient seulement de voter un budget pour lancer les études et la constructions de drones militaires. Jusque là, ce sont uniquement les Etats Unis qui en avaient, et encore depuis une date bien postérieure à 1952.

     

    De plus, il n'existe sur ces photos aucun moyen de propulsion visible : ni hélice, ni même réacteur (ce qui aurait été de toute façon bien au-delà des possibilités d'un amateur de l'époque. Les "jets" étaient alors encore balbutiants, lourds et chers. Même encore aujourd'hui, l'immense majorité des aéromodélistes utilisent des modèles à hélice).


    Pour ceux qui ne seraient pas convaincus de la quasi impossibilité de faire voler un aéronef de forme discoïdale avec les moyens de propulsion connus en 1952 (hélice, réaction), lire ci-dessous le chapitre "Est-ce une méprise ?". Les objections techniques valables pour un engin grandeur nature valent tout autant pour une maquette de 1 mètre de diamètre.

     

    Enfin, le problème serait le même si l'on envisageait un mini dirigeable en forme de soucoupe. Si cette explication résoudrait effectivement la question de la portance, elle reste totalement incompatible avec la forte brise qui soufflait ce jour-là (60 km/h). Jamais un tel "ballon" instable par nature n'aurait pu être photographié 4 fois de suite dans des positions aussi rigoureusement compatibles avec une trajectoire rectiligne uniforme.


    Objections "humaines"


    La crédibilité du témoin ne fait aucun doute. Il n'a aucun antécédent de canular connu. Il n'a tiré aucun bénéfice, gain, ou publicité de cette affaire.
    Il a même toujours nié avoir vu une "soucoupe volante". Ingénieur, rationnel, il a toujours essayé de proposer des solutions "naturelles" (agglomération de poussières "cosmiques") qui ne tiennent évidemment pas la route.
    De plus ce cas est vite tombé dans l'oubli, oublié de tous et même des ufologues, jusqu'à ce que Pierre Guérin, à la fin des années 90 ne l'exhume et en fasse l'analyse. Ce qui n'a d'ailleurs rien changé à la notoriété (toujours faible) de ce cas.


    Bref, il n'y a pas de "mobile". Ni le témoin, ni son entourage, ni le milieu ufologique n'en ont tiré un quelconque profit.


    Et bien évidemment, André Frégnale n'a jamais reconnu que ce soit un canular. Ni sur son lit de mort, ni dans un testament. A quoi sert de faire un canular si personne ne le sait ? Je ne connais pas d'exemple de ce genre.
    Conclusion : le cas Chauvet n'est pas un canular.


    Est-ce une méprise ?


    Certains ufologues, voulant à tout prix éviter l'HET, ont néanmoins proposé l'hypothèse d'une "soucoupe volante à réaction" Nazie, récupérée à la fin de la seconde guerre mondiale par les américains lors de la fameuse opération "Paperclip", et qui aurait été remontée et testée en vol secrètement au-dessus de la France sept ans plus tard.


    Si on laisse de côté les nombreuses objections "historiques" que cette hypothèse soulève, on peut néanmoins se poser la question de savoir si un prototype militaire ultra-secret, et très en avance pour l'époque, ne se serait pas promené au-dessus du Lac Chauvet ce 18 juillet 1952.

     

    Une impossibilité aérodynamique


    Il faut tout d'abord remarquer que la forme de "soucoupe" (ellipsoide, ou discoïdale) est absolument atroce d'un point de vue strictement aérodynamique, pour un appareil à réaction. Ca volerait "comme un fer à repasser". Une telle forme n'assure quasiment aucune portance. Alors pour ce qui est de voler à une vitesse aussi basse (170 km/h au plus), dans un silence total ... Même les "jets" les plus modernes d'aujourd'hui n'y arrivent pas.

    Je vais citer ici, avec son aimable autorisation, un mail émis à ce propos sur la liste ovni sciences par "Renaud", designer industriel (ingénieur Arts & Metiers ) auprès d'une agence de conseil & veille technologique, cliente de quelques gros groupes internationaux (aéronautique, automobile, énergie, plasturgie...), et également pilote amateur :


    L'effet de couple serait proprement ingérable. Le mobile aurait tendance à tourner autour de son propre moteur .


    Il est impossible de stabiliser une forme telle qu'un disque (ou d'un engin ellipsoïde) par une poussée centrale. Même vectorisée, ce qui selon ces ufologues pourrait être le cas d'après les clichés (amas de grains argentiques non-impressionnés dans l'axe apparent de déplacement du mobile) , cette poussée engendrerait des effets aérodynamiques qui conduiraient inévitablement à une perte de stabilité ( fractalisation des écoulements & imprédictibibilité comportementale).


    La "trace graphique" du flux émanant de la poussée devrait être beaucoup plus importante.
    Tous ces phénomènes aérodynamiques (liste non-exhaustive) ont condamné l'éllipsoïde en tant que solution formelle pour les mobiles aéronautiques de fabrication industrielle et actuelle.

     

    On pourrait objecter à ces observations qu'il pourrait exister des flux contrarotatifs, des stabilisateurs périphériques, du carburant qui ne fasse aucune trainée de combustion parasite visible en dehors de son cône de post-combustion, etc... En regard de cet extraordinaire témoignage (pas de bruit, trajectoire non-chaotique, forme de l'amas noir très ramassé), on pourrait faire crédit au concepteur de l'engin en question de la volonté d'économiser la technologie compliquée de la propulsion par turboréaction pour un disque volant au profit d'une autre solution, plus exotique peut-être.


    Personnellement, et pour voir des tuyères assez souvent (avec ou sans PCombo), je ne pense pas que ce "filé" sous l'engin puisse être assimilé à un échappement de moteur à combustion classique, fut-il pétri de technologies militaires modernes.


    Et encore une autre réaction, toujours issue d'une discussion sur la liste "ovni sciences" :
    "en tant que parapentiste (pilote d'une AILE avec un PROFIL, un intrados, un extrados, un bord d'attaque et un bord de fuite) je confirme qu'une soucoupe de type deux assiettes accolées l'une sur l'autre, et parfaitement circulaire, peut créer une faible portance, si éventuellement elle peut etre maintenue non pas parallèle au sol (je schématise car pas de logiciel de dessin sous la main désolé) mais légèrement inclinée: l' avant (vu que c'est "rond" il faut bien définir un point qui sera l'" avant") plus haut que l'arrière: afin de créer un angle (l'assiète, comme on dit) avec l'horizon.


    Par ailleurs ca ne résout pas le problème de la "stabilité de route", (il faut un "gouvernail" (un aileron vertical, donc)) pour que la soucoupe "avance droit".(c'est pour ca que les parapentes ont une "voute" (ils ressemblent a un arc de cercle), ce qui permet de leur donner de la stabilité de route grace aux "stabilos" des bouts d'ailes.
    Le pilote en dessous, pendu sous 10 bons metres de suspentes donne la stabilité pendulaire. (pas d'ailerons (horizontaux) ).

     

    Il faudrait aussi règler le problème de la "stabilité de forme" et du "centrage": qu'est ce qui ferait, outre le fait qu'une forme "soucoupe" n'aurait rien pour la faire avancer "droit", (pas d'ailerons), qu'est ce qui ferait donc qu'elle ne se retournerait pas a chaque instant en pivotant sur son centre de gravité (si on admet l'idée, bien sur, de prendre une forme "soucoupe" propulsée par un réacteur a l' "arrière")...


    Un avion vole car son aile crée une portance, et ses ailerons créent en fait une portance "inverse". C'est l'équilibre des deux qui font que l'avion est stable, et la position du centre de gravité par rapport a ces deux appendices qui constitue le "centrage". Notons également que tous les avions peuvent se mettre en "vrille". La portance disparait et l'avion tourne sur lui meme comme une toupie. Cette manière de voler (ailes+ ailerons+ gouvernail) est donc le résultat d'un certain nombre de calculs d'aérodynamique

     

    Ceci étant il y a eu pas mal d'essais d'ailes volantes, qui ont des formes un peu identiques, mais jamais d'aéronef en forme de soucoupe qui a volé, a ma connaissance, sans dispositifs accessoires pour en corriger l'équilibre en vol.

     

    Donc, la forme soucoupe est "aérodynamique" dans le sens ou elle peut pénetrer a peu près correctement dans l'air (le solide qui a le moins de résistance a l'air est une demi sphère (coté avant) suivi par un cone, (coté arrière)). Bref, un fuselage d'avion a un bon coefficient de trainée (par rapport a un "cube" que l'on déplacerait dans l'air).

     

    Mais elle ne crée que peu de "portance", et ne peut voler de manière stable.
    Prendre 2 assièttes accolées et leur adjoindre un réacteur, c'est vraiment idiot. Par contre, pour faire de la MHD, ça a l'air pas mal.

     

    Effectivement la forme "soucoupe" n'a de sens que si l'on utilise une propulsion "active" sur l'air environnant la carlingue, comme la fameuse AVROCAR (Silverbug) ou les aérodynes MHD de Petit ou Meessen. Et encore, aucune de ces deux tentatives n'a encore eu officiellement de succès.
    Les seules "soucoupes volantes" fabriquées par l'homme ont été soit des avions avec aile discoïdale, propulsés par des moteurs à hélice (comme le prototype Vought ci-dessous)
      


    , soit des maquettes de type dirigeables conçues comme des canulars (comme celui récent du Wiltshire en août 2003). Je citerai de nouveau un message reçu de Patrick Gross à ce sujet :


    "je pense qu’il n’a pas pu exister de soucoupe volante à reaction à cette époque. La seule tentative est ultérieure (Avrocar/Silverbug) et a été un fiasco en ce sens que l’engin d’ailleurs inspiré par les observations de soucoupes volantes, qui devait voler à vitesse supersonique jusqu’à la stratosphère, n’a volé qu’en 1961, à hauteur du sol. Les tentatives d’ajouter empennage et dérives en disent long. Le concept n’a abouti en fait qu’à un mauvais hovercraft (sans jupes). Il y a également le problème du silence, celui de l’impossibilité de manoeuvrer comme indiqué par le témoin sans ailes ni dérive ni empennage, et le fait que 5 décennies plus tard, aucun tel engin n’ait été révélé ou utilisé par aucune armée de l’air. Etc. Pierre Guérin est décédé depuis quelques années et je ne voudrais pas parler à sa place, mais je pense que s’il y avait eu la moindre chance que l’engin soit un jet rond, il l’aurait évoquée."


    Autres impossibilités


    Toujours concernant l'hypothèse d'un prototype secret à réaction (puisqu'aucune hélice n'est visible) :
    où est le réacteur, la tuyère de sortie ? D'où sortent ces gaz brulés ? On ne voit aucune structure saillante sous la soucoupe. D'ailleurs, vu la largeur, ce ne serait pas une tuyère cylindrique, mais un large évent très plat. Or AUCUN appareil à réaction n'a ça même aujourd'hui, sauf peut-être les tous récents B2 et autres avions secrets (furtivité oblige), mais c'est toujours officiellement secret. Alors en 1952 ...


    si des gaz brulés étaient éjectés, le bord arrière de la soucoupe serait flou, voilé par les gaz turbulents et chauds. Or, l'arrière de la soucoupe est optiquement ultra net, "comme découpé au couteau" dit Pierre Guérin. Aucune erreur possible, le soleil est dans son dos, et tape directement dessus.


    Les tenants de l'hypothèse "soucoupe à réaction" arguent alors que l'ombre de la structure permet la visualisation de la traînée sous l'appareil, mais , qu'à l'extérieur de cette zone d'ombre , l'intense lumière du disque solaire atténue sensiblement sa visibilité du sol.


    Certes, mais quand bien même :l'éjection de gaz chauds derrière la soucoupe devrait logiquement "flouter" le bord arrière, or il n'en est rien. Cet argument n'est donc pas recevable.


    AUCUN bruit signalé par le témoin !!! A basse altitude ! L'analyse photographique conclut à une altitude d'environ 600 mètres, et le témoin est formel : l'appareil était totalement silencieux. Bien entendu les choses seraient différentes s'il se trouvait beaucoup plus haut, disons à 6000 mètres. Mais dans ce cas, sa taille atteindrait plus de 100 mètres de diamètre, ce qui paraît là aussi inconcevable pour un appareil militaire, même un prototype secret, de 1952.


    De manière générale, toute tentative d'explication par un "prototype militaire secret" de l'époque se heurte à l'objection de bon sens suivante : 50 ans plus tard ce secret n'est plus ! A l'évidence, aucune armée au monde n'a officiellement développé depuis des engins de type "soucoupe" (drone ou pas). Rien ne peut donc justifier le maintien d'un éventuel "secret" sur de tels essais supposés.


    Les points faibles


    On peut toujours en trouver, sinon une enquête n'est pas totalement objective. J'en vois deux principaux.
    Le premier tient à l'estimation de la taille et de la distance de l'objet. Pierre Guérin, grâce à une analyse photométrique, conclut que l'objet est à "au moins" 60 mètres du photographe, et mesure "au moins" 1 mètre de diamètre. Cela est inattaquable.


    Mais il ne peut être concluant sur la distance et la taille réelles de l'objet. Comme toujours en photographie cet exercice est quasi impossible, sauf lorsqu'un point de repère connu se trouve derrière l'objet.
    Il utilise alors la seule technique possible pour "estimer" ces valeurs, il analyse et compare la luminosité relative de l'objet sur les 4 photos. Il estime que sur les deux dernières, cette luminosité est légèrement supérieure, alors que l'objet s'éloigne. Il en déduit que cela ne peut s'expliquer que par la présence d'un "voile atmosphérique" entre l'objet et l'appareil, ce qui implique une distance d'au moins 800 m à 1 km.
    En appliquant ce dernier chiffre au modèle mathématique de l'observation on trouve alors les autres grandeurs caractéristiques : taille 10 à 15 mètres, vitesse : moins de 170 km/h.

     

    En soi, l'explication du "voile atmosphérique" est parfaitement correcte d'un point de vue scientifique.
    C'est d'ailleurs le même raisonnement météorologique que défend le Dr Bruce McCabee pour authentifier les deux photos de McMinville, prises en 1950.


    Le problème c'est que, à la vue des copies positives des 4 photos publiées dans le livre de Pierre Guérin, il me parait délicat de détecter un tel infime changement de luminosité. Il faudrait pour cela avoir accès au négatif original et disposer d'instruments d'analyse ad hoc.


    De plus les sceptiques pourront déceler un "biais culturel" dans la note de Pierre Guérin. Puisqu'en fait, les premières estimations de distance et de vitesse qu'il donne, sont calculées en se basant sur "la taille des soucoupes volantes 'classiques' de l'époque, à savoir 10 à 15 mètres" !


    Bien sûr, il l'a fait de bonne foi, et bien sûr, il explique ensuite pourquoi cette taille est plausible (Cf. ci-dessus). Mais il aurait peut être du, en toute rigueur, arrêter sa conclusion sur "un disque volant sans propulsion visible, d'au moins 1 mètre de diamètre, situé à au moins 60 mètres".


    En soi cela aurait été suffisant car, comme je le démontre plus haut, aucun canular n'est envisageable, compte tenu des autres caractéristiques de l'objet. Mais "Nobody's perfect !".

     

    Le second point faible vient du reste de l'enquête ufologique "classique" qui accompagne ces 4 photos exceptionnelles. Où trouver un compte-rendu détaillé du témoin ? A-t-on interviewé les voisins, les amis, la famille ? Où sont les négatifs originaux ? Où sont les copies de travail et les notes de Pierre Guérin ? Quelle était la personnalité d'André Frégnale ? Y avait il des antécédents d'observations d'ovnis et/ou de canulars dans la région ?


    Hélas André Frégnale et Pierre Guérin sont morts tous les deux. La soeur d'André Frégnale est-elle encore en vie ? A-t-elle encore les négatifs en sa possession "dans une malle en haut du grenier", comme elle l'avait écrit à Pierre Guérin ?


    Il parait donc difficile a priori de compléter les informations connues actuellement de deux sources seulement : le livre d'Aimé Michel et celui de Pierre Guérin.


    Conclusions
    Malgré ces quelques points faibles, qui ne paraitront rédhibitoires qu'aux "ultras" sceptiques convaincus d'avance que "les ovnis n'existent pas", le cas du Lac Chauvet me parait rester l'un des cas les plus solides et les plus convaincants de l'histoire de l'ufologie.
    Il n' y a aucune explication "connue" à cet objet. Il me semble donc qu'il prouve à lui seul que les ovnis existent !

    Bien entendu cela ne prouve nullement qu'il s'agisse d'un vaisseau extraterrestre, ni même qu'il y avait des "pilotes" à bord.
    Ceci est un autre débat, ne confondons pas le phénomène, et l'explication du phénomène.


    http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet_2.html

    http://adelmon.free.fr/Lac_Chauvet_4.html

    V - Réponses aux sceptiques

    http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_5.html

    VI - L’analyse des photos par Laurent Guérin:

    http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_6.html

    VIII : Nouvelles réponses aux sceptiques

    http://adelmon.free.fr/Chauvet/Lac_Chauvet_8.html


    Trackbacks

    Pour faire un trackback sur ce billet : http://ovni.zeblog.com/trackback.php?e_id=360622
    Bookmark and Share :: Contacter l'admin ::Recommander ce site par mail :: Imprimer ::

    Commentaires

    Bonjour, Vous pouvez laisser ici votre commentaire sur cet article. Attention, merci de rester sérieux dans vos commentaires. Les insultes sont strictement interdites de même que l'écriture en SMS et les fautes volontaires. Vous êtes seul et unique responsable des propos tenus sur ce site. L'adresse IP de vos commentaire est enregistrée et archivée

    Related Posts with Thumbnails
    Aucun commentaire pour le moment.

    Ajouter un commentaire

    Nom ou pseudo :


    Email (facultatif) :


    Site Web (facultatif) :


    Commentaire :


     
    ovni, ufo, ufologie, paranormal, forum