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Central Intelligence Agency CIA
Emblème de la CIA
Emblème figurant sur le premier bâtiment de la CIA à Washington DC
Fondée en 1947 par la National Security Act, la Central Intelligence Agency ou CIA (« Agence centrale de renseignement ») est l'une des agences de renseignements les plus connues des États-Unis. La CIA est chargée de l'acquisition du renseignement à l'étranger (notamment par l'espionnage) et de la plupart des opérations clandestines effectuées à l'étranger.
Présentation
Le quartier général de la CIA est
actuellement et depuis 1961 sur le site de Langley, dans la ville de
McLean en Virginie, aux États-Unis, à environ 40 km de Washington.
Auparavant elle occupait des bâtiments délabrés connus sous le nom de
Foggy Bottom, situés 2430 E Street à Washington DC.Elle a le droit de
garder secrètes la plupart de ses caractéristiques : nombre d'employés,
organigramme[1], budget, etc. On estime qu'elle emploierait environ 16
000 personnes rien qu'à son quartier général de Langley, et environ 100
000 au total dans le monde entier. Ses budgets successifs ne sont
généralement pas connus. Actuellement il serait de 3 à 5 milliards de
dollars selon les estimations. À noter que le chiffre de 28 milliards
est souvent cité car révélé en 1987 mais il s'agit du budget de toute
l'Intelligence Community, dont la part de la CIA à l'époque n'était que
d'un milliard.
Organisation
La CIA s'organise en quatre directions :
• la direction des opérations, qui est responsable de la collecte du renseignement. Cette direction est également responsable du recrutement, de la formation et du suivi des agents de renseignements en poste à l’étranger ;
• la direction du renseignement, qui constitue la branche analyse de la CIA et qui est responsable de l’exploitation et de la diffusion du renseignement ;
• la direction de la science et de la technologie qui a pour mission de concevoir de nouvelles technologies pour l’aide à la recherche du renseignement ;
• la direction de l’administration qui est responsable de tout le soutien administratif de la CIA ;
• enfin, la CIA s’est dotée d’un centre pour l’étude du renseignement.
Rôles
La CIA est chargée de fournir et d'analyser des informations sur les gouvernements, les entreprises et les individus de tous les pays du monde pour le compte du gouvernement américain. Elle est également chargée des opérations clandestines (renversement de gouvernements, éliminations, sabotages, etc.) mais celles-ci, bien que souvent citées, ne représentent qu'environ 3 % des dépenses de l'agence
Législation
Actuellement la CIA est sérieusement
réglementée et surveillée par les pouvoirs exécutif et législatif
américains, bien que ce n'ait pas été toujours le cas par le passé.
De la création de la CIA au milieu des années 70, aucun contrôle parlementaire n'a été établit sur « l'agence » (ni sur les autres services de renseignement américains). En 1975, deux commissions d'enquête parlementaires, dites commissions Church et Pike, auront droit d'enquêter sur les activités passées des services de renseignement.
Depuis 1975, le Congrès maintient deux commissions chargées de superviser les activités des services de renseignements américains, l'une, le SSCI (Senate Select Committee on Intelligence) dépendant du Sénat, l'autre, le HPSCI (House Permanent Select Committee on Intelligence), constituée par des membres de la chambre des représentants. Depuis cette époque, l'executif américain a établit un certain nombre de lois restreignant notamment les possibilités de mener des opérations clandestines, notamment par des Executive Orders émis par les président Gerald Ford, Jimmy Carter (Executive Orders 10 036) et Ronald Reagan (E.O. 12 033) notamment.
La CIA n'a actuellement pas le droit de mener des actions sur le territoire des États-Unis, de mener des opérations clandestines sans en informer préalablement les commissions parlementaires, et, sauf ordre spécial du président des États-Unis, de mener ou contribuer à un assassinat. Divers cas de violations de ces lois ont eu lieu, notamment l'affaire Iran-Contra. Plusieurs opérations menées sous la présidence de George W. Bush ont également provoqué des enquêtes approfondies de la part du pouvoir législatif américain.
En ce qui concerne les législations étrangères, la plupart des activités de la CIA à l'étranger sont, comme pour tout service secret, illégales dans ces pays.
Histoire
Origine
L'agence est la descendante de l'OSS,
dissous en octobre 1945 ; William Donovan, son créateur, propose alors
à Harry Truman la création d'une nouvelle agence directement sous
l'autorité du président. En dépit de l'opposition des militaires, du
Département d'État et du FBI, le Président met en place le Central
Intelligence Group en janvier 1946. En 1947, il est transformée en CIA.
La NSA sera créée peu de temps après en 1952.
En 1949, la CIA obtient l'autorisation d'utiliser des procédures fiscales et administratives confidentielles et devient exemptée des limitations habituelles dans l'utilisation du budget fédéral. Elle obtient aussi l'autorisation de dissimuler son organisation, ses fonctions, sa hiérarchie, ses salariés et la taille de son personnel.
Début de la guerre froide et création de la CIA
La CIA a été créée à cause de la montée de
la guerre froide, ce qui explique qu'à l'origine toute l'action de
l'"agence" (aussi bien le renseignement que les opérations
clandestines) est initialement dirigée contre l'URSS et le bloc
communiste, considérés comme le principal adversary (principal
adversaire) des États-Unis. La CIA est donc le principal élément de la
politique du containment (endiguement) du communisme édictée par Harry
Truman agissant au-delà du rideau de fer. Les actions de la CIA au
départ concernent surtout l'Europe, considérée comme le futur champ de
bataille de la troisième guerre mondiale. La CIA s'aide notamment
(comme tous les services secrets en fait) d'anciens nazis comme le
général Reinhard Gehlen, y compris des criminels de guerre qui
échappent ainsi aux poursuites judiciaires ; de véritables réseaux dits
ratline sont formés pour les faire fuir (à noter que les services
anglais, français et soviétiques ont fait de même, mais qu'ils n'ont
jamais révélé leurs secrets contrairement à la CIA)[réf. nécessaire].
Les actions de la CIA reprennent souvent les tactiques de l'OSS pendant
la Seconde Guerre mondiale, comme la propagande et des liens avec des
groupes de résistants. Le fait que la guerre avec l'URSS semble
inévitable au début de la guerre froide fait que la CIA s'intéresse
plus aux opérations qu'au renseignement.
Les actions de la CIA contre le communisme sont de plusieurs types :
les infiltrations d'agents pour animer des maquis anticommunistes dans les pays est-européens. Parmi les groupes soutenus figurent la résistance albanaise à Enver Hoxha qui fut décimée lors d'une tentative de renversement du pouvoir en avril-mai 1950 (sur 500 Albanais envoyés, on estime que 300 furent tués et une vingtaine faits prisonniers et exécutés par la suite), l'UPA ukrainienne et des groupes werwolf allemands (avec lesquels l'organisation de Reinhard Gehlen sert de lien). Ces opérations échoueront généralement, pour deux raisons : le fait qu'au moins une taupe des services soviétiques, le célèbre Kim Philby, était informée de ces opérations, dont les renseignements permirent souvent aux militaires communistes de neutraliser ces agents dès leur arrivée; mais aussi la mauvaise évaluation de la situation dans ces pays, qui prive généralement les maquis du soutien attendu de la part des populations locales. Ces maquis seront généralement anéantis à la fin des années 1940 ou au début des années 1950.
la constitution (en collaboration avec
l'OTAN) de cellules « stay-behind » (littéralement : « laissés derrière
»), c'est-à-dire de réseaux de résistance en Europe de l'ouest, devant
être activés en cas d'occupation soviétique. La plupart des pays de
l'Ouest en auront une; l'existence de ces réseaux sera rendue publique
dans les années 1970. Le plus célèbre est le Gladio italien (en liaison
avec la loge maçonnique P2), révélé dans les années 1980, qui
regroupait des personnes proches de l'extrême-droite italienne. En 1952
l'United States Army ajoute une nouvelle composante indépendante de la
CIA en créant les Special Forces ou « bérets verts », force spéciale
destinée à agir dans les lignes ennemies et à encadrer des maquis qui
se formeraient en temps de guerre.
la propagande anticommuniste
vers les pays est-européens, notamment par les stations de radio Radio
Liberty lancée en 1948, Radio Free Europe à partir de 1950, et dans une
moindre mesure pas l'USIA (US Information Agency) créée en 1953.
la lutte contre les partis communistes
ouest-européens, notamment en France (financement du syndicat non
communiste Force ouvrière[2]) et en Italie : 75 millions de dollars
furent utilisés pour le financement de la Démocratie chrétienne, pour
la propagande et l'aide logistique avant les élections d'avril 1948,
qui donnèrent aux chrétiens-démocrates 48,5% des voix et rendirent le
Parti communiste italien financé par le Parti communiste soviétique
minoritaire.
la constitution de réseaux de renseignement
dans les territoires communistes, initialement pour connaître les plans
militaires soviétiques d'une invasion de l'Europe. Les Américains sont
là aussi largement aidés par les Allemands avec la collaboration de la
Gehlen Org, réseau de renseignements du général Reinhard Gehlen qui
deviendra plus tard les services de renseignements de la RFA.
Espionnage et coups d'État
Après les premières années de la Guerre froide, les USA et l'URSS comprennent que du fait de la dissuasion nucléaire la guerre a peu de chances d'éclater. Dès lors les affrontements changent et s'étendent partout dans le monde. De son coté, la CIA a compris que le bloc soviétique est bien trop solide pour espérer le voir s'effondrer par ses opérations clandestines comme la tentative du coup d'état en Albanie. La CIA commence à opérer hors d'Europe, en Asie-Pacifique notamment à partir de la guerre de Corée, mais ses actions en Corée du Nord sont généralement décevantes, ce qui motive la création par l'US Army des Special Forces en 1952. Parallèlement, dans le bloc soviétique, les opérations paramilitaires sont abandonnées et la collecte du renseignement s'intensifie et se diversifie : renseignements militaires, politiques, scientifiques… C'est ainsi que (pour ne citer que les cas les plus célèbres) au milieu des années 1950 des agents de la CIA creusèrent un tunnel à partir de Berlin-Ouest pour atteindre des câbles souterrains de communications militaires soviétiques sous Berlin-Est et les mettre sur écoute, et qu'est développé l'avion espion U-2. Mais en URSS, bon nombre de tentatives de renseignement, en particulier des défections, sont bloquées par James Jesus Angleton, le chef du contre-espionnage de la CIA.
Les États-Unis et l'URSS vont rapidement se lancer dans une nouvelle rivalité : installer des gouvernements alliés dans un maximum de pays. C'est là que la CIA va mener la plupart de ses actions dans les décennies suivantes, en renversant des pouvoirs considérés comme hostiles et en installant des régimes fidèles aux États-Unis :
Opération TP/AJAX : renversement de Mossadegh en Iran en 1954 et installation du Shah Mohammad Reza Pahlavi.
OpérationPB/SUCCESS :
renversement de Jacobo Arbenz Guzmán au Guatemala et mise en place
d'une junte dirigée par Carlos Castillo Armas le 18 juin 1954. On a
souvent cité le fait que Allen Dulles, alors DCI, et John Foster
Dulles, secrétaire d'État du président Eisenhower, siégeaient au
conseil d'administration de la United Fruit Company, dont certaines
terres avaient été nationalisées sous Arbenz.
renversement de Patrice Lumumba au Congo par Mobutu Sese Seko fin 1960...
Egalement pour contrer l'influence
communiste, la CIA parvient à se procurer une copie du rapport secret
de Nikita Khrouchtchev dénonçant les crimes de Staline au XXe congrès
du PCUS, qui est publiée dans le New York Times le 16 mars 1956 (le
discours de Khrouchtchev a eu lieu le 25 février).
Mais la CIA va échouer sur ses tentatives de renversement de Castro à Cuba, notamment avec le retentissant échec du Débarquement de la Baie des Cochons le 16 avril 1961, puis plusieurs tentatives d'assassinat du leader cubain (voir opération Mongoose). Suite à ces échecs, Allen Dulles, son DDCI Charles Cabell et le DD-P Richard Bissell sont contraints de démissionner par le président John Fitzgerald Kennedy. Celui-ci cherche à reprendre le contrôle de la CIA, devenue un « État dans l'État » en nommant des dirigeants qui lui sont fidèles. Kennedy sera assassiné à Dallas le 22 novembre 1963, et certains partisans de la théorie du complot soupçonnent l'implication d'agents et/ou ex-agents de la CIA dans ce meurtre (voir les pages assassinat de John F. Kennedy et théories dans l'assassinat de Kennedy).
L'après-guerre froide
Mikhaïl Gorbatchev avait déclaré peu après
la chute de l'URSS : « J'ai fait la pire chose qui pouvait arriver aux
États-Unis : je leur ai enlevé leur meilleur ennemi ». Cette remarque
s'applique particulièrement à la CIA, dont la structure avait été créée
pour lutter contre le communisme et l'URSS. À partir de la fin des
années 1980 et de la direction de Robert Gates, la CIA cherche à
s'adapter à la nouvelle situation mondiale et aux nouveaux problèmes
qui menacent les USA telle la guerre économique. Toutefois elle a eu
tendance à adopter un comportement bureaucratique et à manquer
d'efficacité. La CIA a ainsi été très critiquée aux États-Unis pour son
absence de prévision du 11 septembre 2001. Depuis, l'islamisme est le
nouvel ennemi prioritaire de la CIA[réf. nécessaire] dans le cadre de
la guerre contre le terrorisme.
Prisons secrètes
Article détaillé : Prisons secrètes de la CIA.
Le journal The Washington Post révèle
l'existence d'un réseau mondial de prisons secrètes géré par la CIA
[3]. Le quotidien précise que de telles prisons se trouveraient entre
autres en Afghanistan et dans un pays de l'Est ; il est aussi expliqué
que ces prisons se situeraient à l'étranger en raison du caractère
illégal de telles prisons aux États-Unis, les détenus n'ayant aucun
statut juridique.
La CIA contrôlerait des prisons secrètes dans plusieurs pays européens, en Roumanie, au Kosovo, en Macédoine, en Bulgarie et en Ukraine. Elle y dissimulerait des actes de torture comme à Guantanamo [4].
Le président George W. Bush a reconnu le 6 septembre 2006 pour la première fois l'existence de prisons secrètes de la CIA hors du territoire américain, dans lequel il reconnaît implicitement l'usage de la torture : "La source d'information la plus importante sur les endroits où les terroristes se cachent et sur ce qu'ils préparent sont les terroristes eux-mêmes." [5]
Actions politiques
La CIA a régulièrement influencé de façon
décisive l'histoire politique des États jugés stratégiques pour les
intérêts des États-Unis. Elle a soutenu de nombreux mouvements luttant
contre des régimes jugés hostiles, en favorisant le déclenchement de
conflits - armés (particulièrement en Amérique latine, dans le monde
arabe ou en Asie) ou non armés (Solidarność, en Pologne).
Opérations à l'étranger
Les opérations les plus célèbres de la CIA sont :
Le renversement du premier ministre Mohammad Mossadegh, en Iran en 1953 via l'opération Ajax ;
En
1954, au Guatemala, renversement du président Jacobo Arbenz, et mise en
place du dictateur Carlos Castillo Armas via l'opération PBSUCCESS;
En 1961, dans le cadre de l'opération menée
contre Fidel Castro à Cuba, entraînement des exilés cubains
anti-castristes pour le débarquement de la Baie des Cochons ;
L'opération Mongoose de 1962 à 1975 (autre opération menée contre Fidel Castro) ;
Le "Congrés pour la liberté de la culture",
L'organe culturel secret de la CIA basé à Paris : La CIA a exercé dans
les années 1950 et 1960 en Europe une influence culturelle occulte par
l'intermédiaire de ce Congrés. Elle a financé et soutenu secrétement
des revues culturelles commes "Preuves" en France ,"Monat" en Allemagne
ou écrivait Heinrich Böll, "Encounter" au Royaume-Uni et des
personnalités comme Heinrich Böll, Raymond Aron, ou l'écrivain italien
Ignazio Silone, et soutenu l'art abstrait et informel. Des
personnalités comme Alberto Moravia et Pablo Neruda furent visés par
des campagnes de calomnie orchestrées par la CIA par l'intermédiaire
d'intellectuels comme René Tavernier. La CIA a cherché à encourager la
désidéologisation des intellectuels et des journalistes européens.
Le scandale éclate en 1967, ces faits
deviennent publics bien que la grande presse soit discrète sur le sujet
et la revue Monat fut vendue au journal Die Zeit.
Au Laos, de 1962 à 1975, organisation d'une armée laotienne, connue sous le nom d'armée secrète ;
Programme Phoenix durant la guerre du Vietnam
Coup d'état au Cambodge le 18 mars 1970, avec l'aide du Maréchal Lon Nol, renversement du roi Norodom Sihanouk.
Le soutien au Coup d'État du 11 septembre
1973 au Chili contre Salvador Allende, puis la participation active à
l'Opération Condor.
En 1974, la récupération d'un sous-marin soviétique qui avait coulé près d'Hawaii (Projet Jennifer)
L'affaire Iran-Contra, touchant l'Iran et le Nicaragua ;
La lutte contre l'Union soviétique en
Afghanistan dans les années 1980, alliée à l'ISI (services secrets
pakistanais) et aux services saoudiens, formant des moudjahiddins,
entre autres Oussama Ben Laden et ce qui deviendra plus tard Al-Qaida.
Aide à l'Iraq durant la guerre Iran-Irak
Depuis les années 1990, elle est soupçonnée
de pratiquer l'extraordinary rendition, pratique consistant à enlever
une personne et à l'envoyer en secret dans un pays où la torture est
pratiquée pour qu'elle y soit interrogée. L'Italie a pour la première
fois engagé des poursuites en justice contre ces actions en 2005, [1],
suite à l'enlèvement d'un Égyptien à Milan ;
Directeurs
DCI
À noter que le DCI (Director of Central Intelligence) dirige non seulement la CIA mais aussi toute l'Intelligence Community.
23 janvier 1946-10 juin 1946 : Sidney W. Souers ;
10 juin 1946-1er mai 1947 : Hoyt S. Vandenberg ;
1er mai 1947-7 octobre, 1950 : Roscoe Hillenkoeter ;
7 octobre 1950 - 9 février 1953 : Walter Bedell Smith ;
26 février 1953 - 29 novembre 1961 : Allen Dulles ;
29 novembre 1961 - 28 avril 1965 : John A. McCone ;
28 avril 1965 - 30 juin 1966 : William F. Raborn ;
30 juin 1966 - 2 février 1973 : Richard Helms ;
2 février 1973 - 2 juillet 1973 : James R. Schlesinger (par intérim) ;
4 septembre 1973 - 30 janvier 1976 : William Colby ;
30 janvier 1976 - 20 janvier 1977 : George H. W. Bush ;
9 mars 1977 - 20 janvier 1981 : Stansfield Turner ;
28 janvier 1981 - 29 janvier 1987 : William J. Casey ;
26 mai 1987 - 31 août 1991 : William H Webster ;
2 septembre 1991 - 11 novembre 1991 : Richard Kerr (par intérim) ;
12 novembre 1991 - 1er janvier 1993 : Robert M. Gates ;
2 février 1993 - 10 janvier 1995 : R. James Woolsey ;
10 mai 1995 - 15 décembre 1996 : John M. Deutch ;
11 juillet 1997 - 11 juillet 2004 (a démissionné le 3 juin 2004) : George Tenet ;
11 juillet 2004 - 10 août 2004 : John E. McLaughlin (par intérim) ;
24 septembre 2004 - 21 avril 2005 : Porter Goss.
A
partir de cette date, conformément à l'Intelligence Reform and
Terrorism Prevention Act de 2004, le poste de DCI est remplacé par ceux
de DCIA (Director of the Central Intelligence Agency, directeur de la
CIA seule) et de Director of National Intelligence (DNI, directeur de
l'Intelligence Community seule).
DCIA
21 avril 2005 - 5 mai 2006 : Porter Goss
à partir du 30 mai 2006 : Général Michael Hayden
DDCI
Le DDCI (Deputy Director of Central
Intelligence) est le sous-directeur du DCI. Le premier, Kingman
Douglass, avait été nommé par le DCI. En avril 1953, le congrès a
amendé le National Security Act pour permettre au président des
États-Unis de nommer lui-même le DDCI. L'amendement stipule que le DCI
et le DDCI ne peuvent être simultanément des officiers militaires.
mars 1946 - juillet 1946 : Kingman Douglass ;
janvier 1947 - mars 1949 : Edwin Kennedy Wright ;
octobre 1950 - août 1951 : William Harding Jackson ;
août 1951 - février 1953 : Allen Dulles ;
23 avril 1953 - 31 janvier1962 : Lieutenant General (USAF) Charles Pearre Cabell ;
avril 1962 - avril 1965 : Marshall Sylvester Carter ;
avril 1965 - juin 1966 : Richard McGarrah Helms ;
octobre 1966 - février 1969 : Rufus Lackland Taylor ;
mai 1969 - décembre 1971 : Robert Everton Cushman, Jr. ;
mai 1972 - juillet 1976 : Vernon Anthony Walters ;
juillet 1976 - août 1977 : Enno Henry Knoche ;
février 1978 - février 1981 : Frank Charles Carlucci III ;
février 1981 - juin 1982 : Bobby Ray Inman ;
juin 1982 - mars 1986 : John Norman McMahon ;
avril 1986 - mars 1989 : Robert Michael Gates ;
mars 1989 - mars 1992 : Richard James Kerr ;
avril 1992 - juillet 1995 : William Oliver Studeman ;
juillet 1995 - juillet 1997 : George John Tenet ;
octobre 1997 - juin 2000 : John Alexander Gordon ;
octobre 2000 - novembre 2004 : John Edward McLaughlin ;
DDCIA
Le DDCIA (Deputy Director of the Central
Intelligence Agency) a pour mission d'assister le DCIA et de le
remplacer en cas d'indisponibilité ou par intérim.
DD-P et DD-O
DD-P signifie Deputy Director for Plans.
Cette appélation a été changée en mars 1973 en DD-O (Deputy Director
for Operations), lorsque le Deputy Directorate of Plans devint le
Directorate of Operations.
1951 : Allen Dulles ;
1951 - 1952 : Kilbourne Johnstone ;
1952 - 1958 : Frank G. "Wiz" Wisner ;
1958 - 1962 : Richard M. Bissell ;
1962 - 1965 : Richard Helms ;
1965 - 1967 : Desmond Fitzgerald ;
1967 - 1973 : Thomas H. Karamessines ;
1973 : William Colby ;
1973 - 1976 : William Nelson ;
1976 - 1977 : William Wells ;
1977 - 1981 : John N. McMahon ;
1981 : Max C. Hugel ;
1981 - 1984 : John H. Stein ;
1984 - 1987 : Clair E. George ;
1987 - 1991 : Richard F. Stolz ;
1991 - 1995 : Thomas A. Twetten ;
1995 - ? : David Cohen ;
? - ? : Jack Downing
Effectifs, recrutement et formation 
Entrée du nouveau siège (1991) de la CIAForte de 17 000 employés, son budget annuel est estimé à 3,1 milliards de dollars.
Après avoir subit une forte baisse des effectifs concernant les agents « sur le terrain » depuis la fin de la guerre froide au profit du renseignement électronique et de la « sous-traitance » par d'autres services américaines (la NSA notamment) et alliés, les évènements du 11 septembre 2001 ont fait prendre conscience des lacunes des services de renseignement américains, qui s'efforcent depuis de les combler.
En 2003, la plus importante promotion de nouveaux agents de la CIA depuis 50 ans est arrivée. Elle est composé à 70% de civils n'ayant jamais travaillé pour le gouvernement et d'un tiers de femmes, 12% des recrutés sont issus de minorités ethniques et presque tous pratiquent avec aisance une langue étrangère.
Formés durant un an au centre d'entraînement de la CIA baptisé La Ferme, ces recrues ont intégré le siège de Langley avec un salaire de départ de 45 000 à 60 000 dollars.
Ces personnes ont été choisies parmi les 300 000 CV que l'Agence a reçus entre 2001 et 2002, un quart provenant de l'étranger, le plus souvent de citoyens européens.
CIA World Factbook
Le CIA World Factbook est une source documentaire sur les pays du monde éditée par la CIA, libre de droits.
Anecdotes
L'association des cartographes américains
honora en 1974 et 1980 le travail de la CIA dans la cartographie. En
effet, au temps de l'URSS, il n'exista pas de plan soviétique fiable de
Moscou et les positions des villes sur les cartes officielles étaient
parfois à des dizaines de kilométres de leurs emplacements réelles et
les services de renseignements américains durent reconstituer piéce par
piéce des plans utilisables sur la capitale russe.
Le Webby Awards
2005 couronnant les sites les plus marquants du réseau des réseaux, en
jugeant de leurs qualités commerciales, artistiques, revendicatives,
informatives, etc., a récompensé dans la catégorie « Employment » le
site « Career » (carrière) de la CIA.
Bibliographie
C.I.A. Guerres secrètes 1981-1987, Bob Woodward, Stock, 1987, ISBN 2234020867
Nos agents à La Havane, Jean-Marc Pillas, Albin Michel, 1995
Les ailes de la CIA, Frédéric Lert, Histoire & Collection, 1998, ISBN 2-908182-65-3
La jeune garde, Joël Kotek, Editions du Seuil, 1998
La Chute de la CIA, Les Mémoires d'un guerrier de l'ombre sur les fronts de l'islamisme, Robert Baer, JC Lattès, 2002
CIA et Jihad, 1950-2001 : Contre l'URSS, une désastreuse alliance, John K. Cooley, Autrement, 2002
La fabrique de l'opinion publique, Noam Chomsky, Edward Hermann, Édition du serpent à plume
La CIA en guerre: Allende, Gorbatchev, Ben Laden, Saddam Hussein, Catherine Durandin, Grancher, 2003, ISBN 2733908146
Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle, Frances Stonor Saunders, Denoël, 2003
Les
guerres scélérates : les interventions de l'armée américaine et de la
CIA depuis 1945, William Blum,, Parangon, 2004, ISBN 284190116
CIA-KGB : le dernier combat, Milt Bearden, Albin Michel, 2004, ISBN 2-226-13803-X
Overworld - Confessions d'un espion malgré lui, Kolb Larry J., Albin Michel, 2005
Le
rapport de la CIA Comment sera le monde en 2020 ? Présenté par Adler
Alexandre, Hel Guedj Johan-Frédérik, Editions Robert Laffont, 2005,
ISBN 2221105303
État de guerre, l'histoire secrète de la CIA et de l'administration Bush, James Risen, Albin Michel, 2006, ISBN 2226170936
Les armes secrètes de la CIA, Tortures, Manipulation et armes chimiques, Gordon Thomas, Nouveau Monde, 2006, ISBN 284736174x
Documentaires
CIA, Guerres secrètes - 1947-1977, Opérations clandestines (2003) de William Karel.
CIA, Guerres secrètes - 1977-1989, La fin des illusions (2003) de William Karel.
CIA, Guerres secrètes - 1989-2003, D'une guerre à l'autre (2003) de William Karel.
source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency
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