L'aprés Roswell Colonel Philip Corso (suite 4)
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    L'aprés Roswell Colonel Philip Corso (suite 4)

    Recommander ce site :: Imprimer cette page:: Par ovni :: 19/10/2008 à 15:24

    Paul Fredericks était maintenant sur le bord de son siège.

     

    « Personne sur le site du crash ne connaissait quoi que ce soit de ces visionneuses nocturnes que les Allemands avaient développé durant la guerre » expliqua Corso, « donc même si les Officiers de l’équipe de récupération étaient stupéfaits de ce qu’ils ont vu, quand ils autopsièrent l’Extraterrestre au 509e Groupe et lui retirèrent ces « lentilles », c’est le seul mot que je peux utiliser, ils réalisèrent que ces « lentilles » étaient une paire de réflecteurs compliqués qui rassemblaient toute la lumière disponible dans des intensifieurs d’image nocturne. » continua Corso, en montrant du doigt le croquis que tenait Paul Fredericks. « Quelques Officiers médicaux essayèrent de regarder au travers dans un hall sombre et des images apparurent, mais rien n’en n’a été jamais fait et ce fut rangé avec les restes de l’Extraterrestre. »

     

    « Est-ce qu’ils ont effectué quelques analyses la-dessus avant qu’il ne soit envoyé ? » demanda Fredericks

     

    « Quelques unes », dit Corso, « Mais ils n’en n’avaient pas les moyens au 509e et ils durent attendre qu’il soit envoyé à Wright. C’est seulement quand les gars des Renseignements de ‘ l’Air Materiel Command ’ le reçurent qu’ils réalisèrent que c’était quelque chose que les Allemands avaient déjà essayé de développer.

     

    « Mais c’est bien plus sophistiqué », dit le Dr. Fredericks, « Les Allemands n’étaient pas aussi proches de réaliser quelque chose comme ça. »

     

    « Oui » dit Corso, « pas aussi proches. Et c’est pourquoi les gens des Renseignements à Wright étaient si préoccupés. Comment les Allemands ont fait pour être aussi avancés à la fin de la guerre ? qu’avaient-ils en mains ? ont-ils bénéficié d’aide ? »

     

    « Ou » dit très lentement le Dr. Fredericks , « Peut-être ont ils, eux aussi, trouvé un crash, comme vous ? »

    « C’est exactement cela, Docteur » dit Corso, « qu’avaient-ils trouvé ? »

    « Si les Allemands ont pu mettre les mains sur ce matériel, et les Russes donc ? » demanda Fredericks. Il parlait tout seul, maintenant.

     

    « Pourquoi pas les Chinois ou un de nos pays alliés Européens ? Qu’en est-il de la véritable quantité de ce matériel ? » demanda t-il finalement.

     

    « Nous n’avons aucune réponse à ces questions » lui dit Corso, « En tout cas, personne à l’Armée. Pour des raisons évidentes, personne ne nous tournait autour pour tenter de récupérer des informations. Nous avons ce que nous avons. »

     

    « Et ne voudriez vous pas que j’en parle ou que j’essaye de renifler alentour pour de plus amples informations » dit Fredericks.

     

    « Si nous avions pensé que vous le feriez, je ne serais pas ici. » dit Corso, « j’ai ces rapports ici et des descriptions de l’appareil. Je vais prendre congé. Si vous pensez que vous pouvez travailler là-dessus dans vos programmes de développements, j’ai le matériel, lui-même, et je vous le ferai suivre de cette manière il sera totalement en vos mains. Exploitez le partout où vous voudrez le développer. Offrez le droit, à vos fournisseurs, de le breveter. Ne leur dites jamais où vous l’avez eu et d’où il peut provenir. Tout ce que nous voulons c’est le faire développer. C’est tout. »

     

    « Puis-je ? » demanda le Dr. Fredericks, en tendant la main vers les rapports que Corso avait étalé sur le siège en cuir.

     

    Corso lui tendit la liasse.

     

    « C’est plus à propos de la façon dont ils ont manipulé l’Extraterrestre à Wright Field que sur les lentilles elles-mêmes » dit Corso, « Parce que dans la réalité, ils ne savaient pas vraiment ce qui faisait marcher la « chose » et ils ne voulaient réellement pas les séparer. »

     

    « Alors ils l’on juste mis dans le paquetage ? » demanda Fredericks

     

    « Fondamentalement, c’est ce qui c’est passé, » dit Corso, « au début, ils ne savaient pas comment ça fonctionnait. Ou peut-être pensaient-ils que cela rendrait un être humain aveugle ou quelque chose comme ça. Ça les effrayait. Après un certain temps, ils l’ont rangé dans un entrepôt en espérant que quelqu’un d’autre les en débarrasse. »

     

    « Et ça a été vous » dit le Dr. Fredericks.

     

    « En réalité, »répondit Corso, « ça peut-être vous, si vous le voulez » .

     

    « J’ai besoin de lire ces papiers plus complètement et voir où nous pouvons glisser votre vision nocturne dans le projet sans causer une ride en surface. » expliqua le Dr. Fredericks.

     

    « Est-ce que ça sera facile ? » demanda Corso.

     

    « À Fort Belvoir, » répondit Fredericks, « les équipes, ici, doivent garder leurs idées pour elles-mêmes. Si vous leurs dites que c’est une pièce de technologie étrangère que nos gars des renseignements ont pris dans un autre pays et que nous sommes supposés l’intégrer dans ce que nous sommes en train de faire, c’est de l’histoire. »

     

    « Personne ne pose de questions ? » demanda Corso.

     

    « Personne ne pose de questions en quelque circonstance que ce soit » dit-il, « Cela devra avancer rapidement et créer son propre petit développement bureaucratique si nous avons le budget pour l’intégrer dans un projet de développement d’urgence avec une réelle phase de développement avec limite de date ».

     

    « Et alors que ce passera-t-il ? » demanda Corso.

     

    « C’est juste comme le magasin du père Noël le premier jour de l’hiver. Aucun des elfes ne lève les yeux de son établi jusqu’à ce que le travail ne soit fini. Ensuite le projet suivant arrive et tout le monde oublie. À partir du moment où les troupes porteront ces équipements sur le terrain, la vision nocturne sera juste un bon souvenir, avec les détails ré-écrits pour arranger la vision de l’histoire. Personne n’essaiera de deviner, mon Colonel, » dit-il, « du moment où nos gars auront le matériel en mains, il ira dans la soupe de développement à Fort Belvoir et deviendra de l’autre côté une arme de terrain. »

     

    Corso se leva et referma sa mallette en contournant le bureau.

     

    « Alors qu’allez vous recommander au Général Trudeau ? » demanda Fredericks.

     

    « Je vais suggérer au Général d’envoyer l’appareil, vous nous indiquerez le budget dont vous aurez besoin et le Général Trudeau trouvera les financements » dit Corso.

     

    « Et vous ? » demanda t’il.

     

    « Ce fut un plaisir de vous rencontrer, Dr. Fredericks, » lui dit Corso, « bien sûr, il y aura un lien avec la RD qui aura officiellement la charge du développement de la vision nocturne. Il fera des rapports au Général Trudeau et tout ce dont j’aurai besoin, je le trouverai auprès du Général. Je me réjouis de voir vos rapports de développements arriver. Félicitation pour votre nouvelle pièce de technologie. Et félicitation à la boite qui aura le contrat avec la Défense. »

     

    « Félicitations, vraiment ! » dit le Dr. Fredericks.

     

    Ils se serrèrent la main et Corso sortit du bureau. L’espace d’un instant, ça revenait à sortir de l’irréel et de re-rentrer dans le réel. Ils venaient juste de lier une de leurs Pièces avec la réalité, créant un peu d’Histoire.

    Les gars des RD de Fort Belvoir allaient recevoir un appareil d’un de leurs consultants qui leur chuchoterait que cela provenait d’un de nos ennemis. Ne posez aucune question. Mais c’était juste quelque chose que les gens de Fort Belvoir allaient regarder pour voir à quoi ressemblait un appareil fini. Ça prendrait 5 ans ou plus.

    Le programme actuel de développement d’armes à Fort Belvoir servant de couverture pour la dissémination de la technologie de Roswell était si parfait que quiconque prétendant regarder en arrière dans l’histoire récente ne verrait qu’une soudaine accélération dans le programme de développement peu après 1961.

     

    Le projet de vision nocturne subit une accélération dans son financement, un nouvel officier lui fut assigné par le Général Trudeau et son nom commença à être présenté de façon régulière comme un des bienfaiteurs du programme.

     

    En 1963, quand Corso et lui étaient au Pentagone, le projet était chez Martin Marietta Electronics - maintenant une partie de Lockheed Martin - et déjà en route pour son déploiement initial qui prendrait place en Europe et au Vietnam.

     

    Mais Corso ne le savait pas en quittant la base de Fort Belvoir pour rejoindre son bureau au Pentagone. Il était seulement satisfait d’avoir inséré un de leur projet de technologie étrangère dans un développement déjà en cours ce qui allait camoufler leur appropriation d’une pièce de technologie extraterrestre.

     

    Corso rejoint son bureau plein d’autres dossiers qui nécessitaient des dispositions. Un de ceux ci, qui était parallèle à celui de la vision nocturne, était le projet embryonnaire « CORONA », une idée apparue soudainement avec la « descente » d’un avion U2 de surveillance et de la capture de son pilote, Francis Gary Powers.

     

    L’Air Force et la CIA avaient lancé le programme U2 durant une certaine période pendant l’Administration Eisenhower et les photos et rapports passaient régulièrement sur le bureau de Corso au National Security Council. Comme beaucoup d’autres événements durant la Guerre Froide, le U2 n’avait pas qu’un objectif : il s’agissait de la surveillance de l’Union Soviétique sur son programme de développement de missiles guidés. Il avait une triple intention. Bien sur, ils voulaient savoir exactement ce que les Soviétiques faisaient, mais ils voulaient aussi connaître leurs capacités de défenses aériennes. Ils voulaient savoir avec précision comment leurs radars pouvaient suivre l’U2 et si un de leurs missiles pouvait le descendre.

     

    Donc ils les provoquèrent volontairement en leur faisant connaître leur présence quand ils voulaient se faire tirer dessus. Pouvaient-il le descendre ? Les caméras à bord du U2 filmaient les sites de lancements de missiles pendant que le pilote survolait les installations sensibles où les Russes essayaient de rivaliser ou de céder, aux Américains, le contrôle de zones classifiées de leur territoire spatial.

     

    Donc, ils jouèrent avec eux afin de tester leurs défenses, en sacrifiant délibérément des pilotes ou en les croyant morts après que leur avion ait été descendu, et ils nièrent toujours ce qu’ils faisaient même quand Khrouchtchev hurla à Eiseinhower que le programme U2 l’exposait lui-même, considérablement au Kremlin.

    « Nous devrions conclure un marché » dit le Président du Parti Communiste. « Mais pas si vous m’obligez à sortir du bureau ». Bien qu’Eisenhower détestât le programme U2 et le danger dans lequel ils mettaient leurs pilotes, le Président devait s’accommoder d’un des autres ordres du jour de surveillance : la recherche de preuves d’atterrissages de vaisseaux extraterrestres ou de crash dans l’immensité de l’Union Soviétique.

     

    Ils devaient aussi savoir si les Russes avaient récupéré de la technologie extraterrestre. C’est ce à quoi servait aussi le programme U2 jusqu’à ce qu’ils aient une alternative. L’alternative, bien qu’elle existe dans l’Air Force et pas dans l’Armée, faisait partie d’un partage entre les Services de Renseignements des RD et le duo : National Security Council / CIA mais était toujours en développement chez Lockheed dans une division appelée, »Travail de salauds ».

     

    Parce qu’ils avaient lancé des U2 pour provoquer les Soviétiques et parce qu’ils savaient qu’ils commenceraient à perdre des pilotes et des avions, l’équipe du National Security Council avait commencé à considérer, avec plus d’agressivité, un programme mieux structuré dès 1957 ; dernière année de Corso à la Maison Blanche.

     

    Les Renseignements avaient décidé de prendre, des photos satellites, des installations Soviétiques mais uniquement s’ils pouvaient avoir un ‘’oiseau’’ assez fiable. Aussi, ne voulaient-ils pas que les Soviétiques sachent qu’ils tournaient en orbite terrestre pour les surveiller, afin de ne pas les encourager à aller déranger leurs satellites. Donc la ruse fut d’envoyer un satellite dans le plus complet secret.

     

    http://ovni.free.fr/roswell.htm

     

    Mais comment faire ça quand le monde entier vous regarde ?

     

    L’Armée et l’Air Force avaient une idée. Lockheed avait démontré qu’ils seraient en mesure de développer un avion de surveillance, l’U2 et éventuellement le SR71, en dehors de l’attention du Public et effectuer ses vols sans trop d’interférences avec les chiens de garde du Sénat et sans la présence des journalistes. Pourraient-ils faire la même chose avec un satellite ? S’ils le pouvaient, est-ce que les photos du satellite seraient aussi fiables que celles de l’ U2 ?

     

    L’Armée et l’Air Force formulèrent le tout dans un programme commun avec la NASA sur l’envoi de satellite dans l’espace pour montrer leur drapeau au monde. Les Soviétiques les avaient battus dans la course avec Spoutnik, et les échecs de lancements de satellites de l’Armée et de la Navy donnaient aux Américains encore plus de rancoeur.

     

    Après un certain nombre d’essais, le National Security Council avisa le Président Eisenhower de jeter l’éponge, et de mettre en commun toutes les ressources scientifiques Nationales et de confier la course dans l’Espace à une agence civile. Les Militaires apprirent leurs leçons dans ce domaine technologique en regardant faire la NASA.

     

    La NASA eut quelques succès immédiats et avant la fin de l’Administration Eisenhower, en 1960, ils savaient gérer la mise en orbite de satellites et avaient entrepris des expériences sur les effets d’un vol orbital, avec des animaux plus sophistiqués que dans les expériences entreprises par l’Armée, sur les V2, avec des petits primates à Alamogordo à la fin des années 40 et début des années 50. Quand les Renseignements de l’Armée et de l’Air Force virent les succès des satellites de la NASA et la vulnérabilité grandissante des U2, ils conçurent une réponse possible à leur besoin en programme de surveillance.

     

    Quand la NASA commença son programme orbital Discoverer, en lançant une charge utile en orbite basse et en la récupérant, les Services militaires pensèrent y voir une solution. S’ils pouvaient d’une façon ou d’une autre fabriquer un satellite photographique assez petit pour être casé à l’intérieur, très réduit, de la capsule Discoverer, et récupérer l’appareil de surveillance quand l’Orbiter reviendrait sur Terre et de cette manière intégrer entièrement leur programme d’espionnage militaire dans le programme d’exploration scientifique civil sans alerter le Public, cela pourrait être leur meilleure couverture.

     

    Ils savaient que les Soviétiques seraient très rapidement au courant de leur programme et ce n’était pas, en fait, une si mauvaise chose. Ils partaient du principe que comme la CIA était infiltrée par le KGB, il n’y avait pas moyen de garder le projet caché. Et Khrouchtchev n’aurait plus à s’inquiéter sur la violation délibérée de son espace aérien, et donc il serait tiré d’affaire au Kremlin et leur en serait reconnaissant.

     

    Tout ce qu’ils avaient à faire, c’était d’éloigner les civils et ils seraient libres. Le programme « Corona » était en mesure de passer sans un chuchotement.

     

    Les Soviétiques suivraient sans une protestation, et ils pourraient prendre leurs photos de surveillance.

    Ils ajoutèrent une prime additionnelle, pour les Soviétiques, afin de les encourager à dire à leurs amis dans la CIA d’ébruiter l’histoire aux journalistes amis et de souffler la couverture sur l’ensemble de l’opération.

    Ils les encouragèrent à participer avec eux à l’ordre du jour caché de Corona : surveillance de crashs extraterrestres potentiels. Les Renseignements de l’Armée, avec l’approbation de la NSC et d’Eisenhower, firent savoir à leurs homologues, dans l’armée Soviétique, que tout Renseignement aérien révélant la présence d’Extraterrestres sur le territoire Soviétique serait partagé avec les Militaires. Ce qu’ils faisaient de l’information, les Américains ne sans souciaient guère. Mais l’Armée leur en serait plus que reconnaissante. Les Militaires professionnels n’avaient aucune confiance dans les Commissaires du Parti Communiste.

     

    Ainsi, bien que les Américains renseignent les Soviétiques d’une présence extraterrestre sur leur territoire, les Américains ne disaient en fait rien au Gouvernement Soviétique en raison de la très grande division existant entre le Parti Communiste et l’Armée.

     

    La simulation faite par les Américains fonctionna bien et le KGB encouragea la CIA à ne pas révéler l’histoire.

    Maintenant c’était à l’Air Force et à Lockheed de fabriquer le satellite de surveillance Corona, en dehors de la scène publique et de charger l’appareil dans la fusée de Discoverer, juste sous le nez des journalistes.

    C’était une des plus grosses supercheries de la Guerre Froide parce que les Russes savaient ce que les Américains faisaient.

     

    La NASA permit au projet de s’effectuer entièrement, même la presse affamée de la moindre information sur les vols spatiaux resta complètement dans le noir. Si cela était nécessaire, les Militaires pouvaient leur raconter des histoires. Ils savaient qu’ils disposaient de peu de temps sachant que les Soviétiques essayeraient d’embarrasser Ike à la fin de son mandat, en mettant au tapis un de leurs avions U2 et de capturer son pilote vivant.

     

    Ils étaient maintenant en course avec les Soviétiques pour remplacer les U2 par Corona, même si les Soviétiques comprenaient et acceptaient ce que faisaient les Américains.

     

    Ce fut une des ironies de la Guerre Froide.

     

    Les ingénieurs de Lockheed conçurent le satellite pour qu’il puisse entrer dans le cône de charge utile de la capsule Discoverer. Ils travaillèrent sous des contraintes de temps brutales parce que le Président Eisenhower faisait pression sur le National Security Council afin d’arrêter complètement les vols d’U2.

     

    Le vieux Général savait que ce n’était qu’une question de temps avant que les Russes ne capturent un pilote Américain vivant, obtiennent sa confession et le montrent à la télévision pour humilier les USA. Eisenhower était un homme qui se tenait à ce qu’il disait et qui détestait les Politiciens parce qu’ils cherchaient toujours la solution la plus opportune, pas forcément la plus honorable.

     

    Alors que Khrouchtchev se plaignait des vols d’U2, Ike continuait à nier qu’il les avait autorisés. C’était un mensonge si évident que Khrouchtchev essayait de prendre Eisenhower en défaut : « Nous en descendrons un et verrons bien ce que vous direz ? ».

     

    Mais Eisenhower nia l’existence des U2, puis se retourna vers son équipe, furieux de la situation dans laquelle, il se trouvait. « Arrêtez les vols » ordonna t’il. Mais la CIA poussait pour un dernier vol. Il allait servir un ultime but, argumentèrent-ils. Ils avaient entendu parler du système de défense aérien Russe pendant qu’ils surveillaient les zones, possibles, d’activité extraterrestre. Corso ne sut pas s’ils trouvèrent une preuve d’atterrissage extraterrestre en Russie pendant la surveillance U2, mais les Extraterrestres s’apercevraient sûrement qu’ils étaient désormais capables de surveiller le territoire Russe et par le fait connaissant cette capacité Américaine, contribuerait à la dissuasion de continuer à voler au dessus du territoire de l’Union Soviétique en toute impunité.

     

    La CIA prétendait que les U2 étaient si importants pour la Sécurité Nationale de l’Amérique qu’ils étaient prêts à sacrifier leurs pilotes. Cependant, Corso pense que les taupes du KGB, qui avaient pénétré la CIA, voulaient qu’Eisenhower soit embarrassé devant le monde entier. Et quand Francis Gary Power fut abattu en Mai 1960, ils pensèrent avoir leur chance.

     

    Il y avait encore un grand doute à propos de l’U2 abattu. Sa mission était de voler au-dessus des installations de missiles Russes les plus sensibles et de faire de lui une cible. Ils pensaient que les SAM Russes ne pouvaient pas atteindre son altitude. Mais que Powers se soit endormi sur son manche à balai par manque d’oxygène ou qu’il soit descendu à trop basse altitude sur ordre de la CIA pour prendre de meilleures photos ou pour en faire une cible plus provocante, ils ne le sauront jamais.

     

    Corso pense que Powers commençait probablement à perdre connaissance en raison du manque d’oxygène et qu’un missile SAM explosa suffisamment prés, pour lui faire perdre le contrôle de son avion. Son avion ne fut pas abattu par un missile. Le U2 était un avion très difficile à faire voler. Alors que son avion tournoyait vers le sol, Powers, trop désorienté pour reprendre le contrôle, poussa sur le levier à côté de son siège et s’éjecta.

    Powers fut capturé vivant, paradant devant les cameras et forcé de confesser qu’il espionnait l’Union Soviétique. Khrouchtchev avait une excuse pour annuler la réunion au sommet avec Eisenhower. Eisenhower, comme il le craignait, fut publiquement humilié et forcé d’admettre à Khrouchtchev qu’il avait envoyé l’U2 au-dessus de l’Union Soviétique. Il promit à Khrouchtchev que les vols d’U2 seraient désormais arrêtés, éliminant un outil de surveillance valable en les rendant potentiellement aveugles, non seulement sur ce que faisaient les Soviétiques, mais aussi sur ce que faisaient les Extraterrestres en Asie. Ce fut une mauvaise expérience pour le vieil homme qui était convaincu avoir été compromis par sa propre Administration.

     

    Durant les derniers mois de préparation du vol de Gary Powers en U2, la NASA complétait les détails techniques pour insérer Corona dans la charge utile de Discoverer.

     

    Si tout allait bien, le premier lancement de Corona donnerait au National Security Council les résultats qu’ils espéraient et le programme U2 deviendrait obsolète grâce à Corona.

     

    Gary Powers fut descendu et le programme U2 prit fin par décision d’Eisenhower.

     

    Ils étaient désormais aveugles. Discoverer fut lancé de Cap Canaveral et tous ceux qui en connaissaient les enjeux retinrent leurs souffles.

     

    Ça fonctionna plutôt bien, ils avaient maintenant des yeux. Si ça avait échoué, leur meilleure opportunité de surveillance aurait échoué.

     

    Vous pouvez imaginer la jubilation du Pentagone quand la charge utile de Corona fut récupérée et que les premières photos furent développées. Elles étaient meilleures que celles obtenues avec l’U2 et Corona demeurait complètement invisible aux Soviétiques.

     

    Khrouchtchev cacha l’information à son propre gouvernement et Eisenhower ne fit jamais de déclaration publique au peuple Américain. En plus de suivre les développements des missiles Soviétiques, ils pouvaient aussi suivre toutes les tentatives extraterrestres de surveillance de base dans les régions éloignées d’Asie, d’Afrique et d’Amérique du sud. Ils corrigeaient le déséquilibre entre eux et les EBEs ; une petite victoire certes mais néanmoins une victoire.

     

    Ce qui satisfaisait le plus Corso, à propos du projet Corona, c’est qu’il était aussi élégant que couronné de succès.

     

    Avec la même facilité avec laquelle ils avaient intégré le viseur nocturne de Roswell dans le torrent de développement de Fort Belvoir, ils avaient réussi à intégrer la surveillance photographique Corona dans le programme en cours : Discoverer.

     

    Personne ne réalisait bien ce qu’ils avaient accompli et comment les Militaires utilisaient les programmes traditionnels pour prendre en compte leurs propres développements de systèmes d’armements secrets.

    Au même moment, ils savaient qu’ils gagnaient du terrain sur les Extraterrestres. Avec chaque nouveau projet réussi dont quelques-uns basés sur la technologie de Roswell, ainsi que d’autres commencés spécialement pour contrer les capacités extraterrestres découvertes à Roswell, ils pensaient faire avancer leur pion.

    Ils pensaient que, peu importaient les intentions Extraterrestres hostiles, ces derniers n’auraient plus les pleins pouvoirs pour lancer une guerre globale contre les Américains.

     

    Les EBEs étudiaient les Hommes, ils les infiltraient, les utilisant jusqu’à ce qu’ils ne soient plus capables de leur résister mais ils n’ont jamais eu l’intention, pas plus que la capacité, pensaient-ils, de détruire la planète et de se l’approprier.

     

    Mais ce dont ils avaient besoin, c’était d’un avant-poste, un endroit qui pourrait leur donner un avantage stratégique, une base pour frapper les Extraterrestres suffisamment fort afin de les faire déguerpir sans créer de panique sur Terre.

     

    Ils avaient besoin d’une base sur la lune.

     

    C’était une chose à laquelle rêvait l’Armée depuis la rencontre avec les Extraterrestres à Roswell. C’était un projet ambitieux qui avait rebondi et généré du scepticisme dans l’Armée, pendant un an, jusqu’à ce qu’il arrive sur le bureau de Corso.


    12 - Le projet de Base Lunaire.


    « J’envisage un développement expéditif de la proposition pour établir un avant-poste lunaire d’une importance décisive pour l’Armée US dans le futur. Cette évaluation est, apparemment, partagée par le chef d’État-Major en considération de son approbation accélérée et à son enthousiasme pour l’initialisation de l’étude » écrivit le Général Trudeau au Chef du service du Matériel en Mars 1959, en soutien au projet de l’Armée : HORIZON, un plan stratégique pour déployer un avant-poste militaire sur la surface de la lune. C’était la réponse la plus ambitieuse de l’Armée à la menace Extraterrestre. C’est un des projets que le Général Trudeau donna à Corso.

    « Les gars de la NASA vont récupérer entièrement l’affaire des lancements de fusées » dit Trudeau, « et l’Armée n’en aura même pas les miettes. »

     

    Corso venait juste de quitter la Maison Blanche à l’avènement de la NASA en 1958 et il savait ce que cela présageait. Ça transfèrerait la responsabilité de la conquête de l’Espace des Services Militaires à une agence civile qui était supposée répondre à toutes les promesses Américaines, vis à vis des autres pays sur la démilitarisation de l’Espace. C’était une louable intention, tout le monde voulait la soutenir : démilitariser l’Espace, ainsi les pays pourraient explorer et expérimenter sans le risque de perdre leurs véhicules ou satellites lors d’activités hostiles.

     

    Pour les USA et la Russie, cet accord disait que leurs Astronautes et Cosmonautes ne pourraient pas se faire la guerre. Bonne idée. Mais quelqu’un oublia de le dire aux Extraterrestres qui violaient systématiquement l’espace aérien de la planète depuis des décennies, sinon des siècles et avaient déjà une base opérationnelle sur la Lune.

     

    Pour le Général Trudeau et beaucoup de commandants militaires US, la capacité des Russes à envoyer des Cosmonautes et des véhicules de grande charge utile, avec une relative facilité était une perspective effrayante.

     

    À moins que l’Amérique ne concurrence la technologie Soviétique avec son propre programme de lancement et d’expansion de satellites de surveillance, l’Armée pensait qu’elle cèderait une partie stratégique importante à l’Union Soviétique.

     

    En 1960, les USA avaient atteint une situation critique. En raison du créneau de développement et le temps que cela prendrait pour faire passer les projets par ces développements, les programmes commenceraient trop tard pendant la décennie 60 et seraient irrémédiablement obsolètes dans les années 70, quand les Soviétiques, comme ils s’y attendaient, auraient établi une présence dans l’Espace.

     

    Comme dans les programmes U2, les Américains avaient un autre ordre du jour occulte qui les préoccupaient bien plus que la capacité Soviétique à les menacer dans l’espace avec des missiles nucléaires. Ils étaient aussi très conscients des risques d’une puissance militaire, dominante sur Terre, afin d’établir leurs propres conceptions des conventions avec les Extraterrestres.

     

    Ils avaient déjà vu comment Staline avait négocié un pacte de non agression avec Hitler, permettant aux Allemands de stabiliser leur front à l’Est et d’envahir l’Europe de l’Ouest. Ils ne voulaient pas voir Khrouchtchev gagner un pouvoir incontesté dans l’Espace que les Extraterrestres lui auraient facilement accordé pour garantir à chacun d’eux un certain degré de liberté pour dominer les affaires politiques de la planète.

    Ça peut sembler paranoïaque aujourd’hui, mais à la fin des années 1950, c’était exactement la pensée de la communauté des Renseignements militaires.

     

    Les intérêts du Général Trudeau étaient les mêmes que quiconque, connaissant la vérité sur la présence Extraterrestre autour de la planète. Ils ne savaient pas si une de ces nombreuses observations pouvait devenir, pour de bon, un atterrissage en force ou si une invasion avait déjà commencé.

    En l’absence de toute information contredisant leurs craintes, il était du devoir des Militaires de prévoir le pire scénario. C’est pourquoi l’Armée poussa pour le projet Horizon. Ils se devaient d’avoir un plan.

    Les documents Horizon étaient franchement, l’expression de leurs inquiétudes : ils devaient mettre un avant-poste militaire armé sur la Lune d’abord parce que si les Soviétiques achevaient cet effort avant eux, les Américains seraient en devoir de donner l’assaut à une montagne ou d’assurer une position militaire. Ils se devaient plutôt d’être les défenseurs d’une solide enclave fortifiée plutôt que d’en être les attaquants. Leur avant-poste devait être assez solide pour résister à un assaut et avoir assez de personnel pour conduire des expériences scientifiques et une surveillance continuelle de la Terre et de son espace.

     

    Au début, le Général Trudeau argumenta que l’avant-poste devait avoir une taille suffisante et une activité constructive suffisante pour permettre une survie et une activité modérée pour 10 à 20 personnes. Il devait permettre une extension des installations permanentes, et une rotation du personnel afin de garantir le maximum de temps pour une occupation soutenue.

     

    Le Général Trudeau ne voulait pas seulement une tête de pont sur la lune, il voulait que cela soit permanent et capable de se subvenir à lui-même pour de longues périodes sans aide de la Terre.

     

    Par conséquent, l’emplacement et l’étude étaient critiques et nécessitaient, du point de vue de l’Armée, une station avec un système de surveillance spatiale triangulaire qui faciliterait :

     

     Une capacité de communication avec la Terre et une observation optimum de celle-ci.


     Des voyages de routines entre la Terre et la Lune.


     La meilleure capacité d’exploration possible pas seulement dans la zone environnante de la surface lunaire mais en vue de plus longues expéditions d’explorations militaires.


    La défense militaire sur la Lune. L’objectif initial de l’Armée était d’établir la première installation permanente sur la Lune, rien de moins. Le potentiel militaire sur la Lune était d’une importance primordiale, mais la mission permettrait, aussi, de potentielles recherches scientifiques et commerciales.L’Armée voulait rendre Horizon conforme à la politique Nationale existante pour l’exploration spatiale, même dans la mesure où la démilitarisation de l’espace était en jeu.

     

    Mais ce n’était pas simple parce que tous ceux dans l’Armée qui avaient été en contact avec le dossier Roswell pensaient qu’ils étaient déjà soumis à une sorte d’attaque.

     

    Démilitariser l’Espace était seulement un moyen d’être un jouet dans les mains d’une Culture qui avait étalé une intention hostile envers eux. Mais ils réalisèrent que vouloir l’établissement d’une présence militaire dans l’Espace encouragerait les Soviétiques à les battre, étape par étape, avec pour résultat une course à l’armement dans l’Espace qui pourrait exacerber les tensions de la Guerre Froide.

     

    L’armement dans l’Espace serait bien difficile à contrôler et un échange militaire accidentel pourrait facilement précipiter une crise sur Terre. Ainsi, le problème entier sur l’établissement d’une présence militaire dans l’Espace était une devinette. Horizon était la tentative militaire pour accomplir des objectifs militaires dans le contexte d’une politique Gouvernementale de désarmement.

     

    L’Armée devait aussi, pour satisfaire sa planification, faire face à l’obstacle des membres du Groupe de travail sur Roswell qui avaient établi une politique de niveau de sécurité au-dessus du top-secret. Le Groupe de travail pouvait parfaitement établir que toute expédition militaire indépendante dans l’espace avec l’objectif d’établir un avant-poste sur la Lune, avait une grande probabilité de rencontre extraterrestre.

     

    Pour cette rencontre, il n’y avait pas de garantie qu’un échange militaire ne s’ensuive pas ou dans une moindre mesure, un rapport militaire serait archivé.

     

    Même si ces rapports étaient gardés secrets, il était hautement improbable que la presse n’entende pas parler de la rencontre des militaires avec des Extraterrestres.

     

    Ainsi, le principe fondamental du Groupe de travail et de sa mission, le camouflage de leurs découvertes sur des formes de vie visitant et probablement, menaçant la Terre, serait incertain et des années d’opérations successives pourraient facilement avoir une fin peu satisfaisante.

     

    Non, le Groupe de travail devait plutôt mettre l’exploration spatiale dans les mains d’une agence civile dans laquelle la bureaucratie serait plus facile à contrôler dont le personnel serait trié sur le volet et pour commencer, par les propres membres du Groupe de travail.

     

    Ainsi, la scène était plantée pour une lutte bureaucratique acharnée parmi les membres du Groupe de travail, tous issus de la même organisation mais avec des niveaux de sécurité et des objectifs politiques différents et même la connaissance de ce qui s’était passé ces dernières années n’était plus de mise. Demeurait en sous main, l’hypothèse que la population civile mondiale n’était pas prête à connaître la vérité sur l’existence de Cultures extraterrestres sans parler de la menace probable que posaient ces Cultures à la Terre.

     

    Le Général Trudeau était intrépide comme Corso ne l’avait jamais vu. En Corée, il avait chargé la montagne : Pork Chop, face à l’attaque ennemie, si furieusement que les Militaires qui étaient avec lui avaient pensé que leur dernière heure était arrivée. Ils ne pouvaient pas le laisser aller seul, c’est exactement ce qu’il comptait faire quand il jeta son casque et enlaça un Sergent blessé. Il arma son automatique et dit « J’y vais. Qui est avec moi ? ». Corso imaginait qu’il devait avoir le même visage qu’aujourd’hui, alors qu’il lui tendait le rapport du projet Horizon. « Nous y allons, Phil » dit-il, c’est tout ce que Corso avait besoin d’entendre.

     

    Quand les partisans de l’agence spatiale civile firent valoir à l’Armée que toutes les questions évoquées sur le besoin d’établir d’abord une présence seraient accomplies par les missions civiles, le Général Trudeau argumenta que les plans civils ne parlaient pas explicitement d’une base sur la Lune mais seulement de la possibilité d’un avant-poste en orbite terrestre qui serait, ou pas, capable de servir comme halte pour les vols vers la Lune ou vers d’autres planètes.

     

    Et le temps nécessaire pour construire une station spatiale orbitale la rendrait obsolète avant même qu’elle ne soit sortie des planches à dessins.

     

    À côté de cela, le Général Trudeau fit valoir aux Scientifiques du « Eisenhower’s Aeronautics and Space Advisory Commitee », qu’il ne pouvait pas faire confiance à une agence civile pour remplir une mission militaire. Ce n’est jamais arrivé dans le passé et ça n’arrivera pas dans le futur. Si vous voulez remplir une mission militaire, seuls les Militaires peuvent le faire. Le Président Eisenhower comprenait cette sorte de logique.

     

    A la fin des années 50, la Maison Blanche avait mis en avant ses interrogations auprès du Général Trudeau à propos de la recherche militaire et de la politique de développement en rapport avec le projet Horizon et plus particulièrement la raison pour laquelle les Militaires avaient besoin d’être sur la Lune, il convenait de comprendre également pourquoi une mission civile ne pourrait pas accomplir la plupart des objectifs scientifiques.

     

    C’était au moment où la Maison Blanche soutenait la « National Aeronautics and Space act » et aussi la création de la NASA.

     

    Le Général Trudeau répondit qu’il ne fallait pas écarter d’emblée le potentiel militaire au complet, « Mais », écrivit-il dans son rapport, « il est probable que l’observation de la terre et des vaisseaux spatiaux à partir de la Lune démontrera son important avantage. »

     

    Plus tard, il écrivit qu’une ligne Lune/Terre, qu’une surveillance spatiale par triangulation, en d’autres termes, l’utilisation d’un point de référence sur Terre et un point de référence sur la Lune afin de pointer les positions de missiles ennemis, de satellites ou de vaisseaux spatiaux, promettait une plus grande autonomie et une plus grande précision d’observation.

     

    Au lieu d’avoir un seul point d’observation, ils disposeraient d’un avantage décisif ayant une base lunaire comme référence supplémentaire et un autre point d’observation. Ce serait surtout le cas pour les missions lunaires et martiennes que la NASA s’apprêtait à planifier dans les années 60. Il dit que les stations radars terriennes étaient déjà inadéquates pour les opérations, en espace profond prévues par l’agence civile. Donc, cela n’avait aucun sens de dépenser de l’argent pour développer des réseaux de contrôles et de communications qui seraient obsolètes pour leurs utilisations prévues.

     

    « L’utilisation d’un système d’armement sur une base lunaire contre la Terre ou des cibles spatiales devait être faisable et était souhaitable. » écrivit-il au chef du Matériel, révélant pour la première fois qu’il croyait, comme Douglas MacArthur, que l’Armée pourrait être amenée à faire une guerre dans l’Espace aussi bien que sur Terre.

    Le Général Trudeau entrevoyait qu’un réseau de communication sur la Lune aurait un avantage pour suivre les missiles guidés, lancés de la Terre, mais il réalisa, aussi, que les armes pourraient être tirées de l’espace pas seulement par les Gouvernements Terriens mais aussi par des vaisseaux extraterrestres. C’était le projet de base lunaire, pensait-il, qui serait capable de protéger les populations civiles et les forces militaires sur Terre contre des attaques lancées de l’orbite terrestre comme de l’Espace. Mais l’initiative d’une base lunaire de défense avait une caractéristique additionnelle.

     

    « La puissance militaire d’une base lunaire serait plus fortement dissuasive pour éviter de combattre en raison de l’extrême difficulté, du point de vue logistique ennemie, d’éliminer les capacités Américaines de ripostes. », supposait il, « Toute opération militaire pour l’ennemi, sur la Lune, serait difficile de par la difficulté inhérente à atteindre l’objectif, par contre si les forces Américaines y étaient présentes en permanence, elles auraient les moyens de contrer un atterrissage ou d’éliminer toutes forces hostiles qui tenteraient d’y atterrir. »

    « Si des forces hostiles avaient la possibilité d’y être postées les premières, elles pourraient contrer les atterrissages Américains et tenteraient d’accuser, politiquement, les Américains d’utiliser leur propriété. »

    L’Armée conçut le développement d’une base lunaire comme une tentative similaire à la construction de la bombe atomique : une vaste somme de ressources appliquées à une mission particulière, complètement secrète de par sa nature et un programme d’urgence pour compléter la mission avant la fin de la décennie à suivre. Il fit valoir que l’établissement d’un avant-poste devrait être un projet spécial ayant l’autorité et la priorité similaire au projet Manhattan pendant la Deuxième Guerre Mondiale. Une fois établie, la base lunaire devrait être opérationnelle sous le contrôle d’un commandement spatial unifié, lequel serait une extension de la politique de commandement et de contrôle militaire actuel.

     

    Le contrôle de toutes les forces militaires Américaines par un commandement unifié était déjà effectif à la fin des années 50, donc le plan du Général Trudeau pour un commandement spatial unifié n’était pas une exception à la pratique en cours.

     

    La seule différence était que le Général ne voulait pas que le commandement unifié exerce son autorité uniquement sur la base lunaire, il voulait de ce commandement pour contrôler et utiliser les satellites militaires, les véhicules spatiaux militaires, les systèmes de surveillances spatiaux, et la gestion entière du réseau installé pour appuyer les avantages militaires.

     

    Pour le Général, être second derrière l’Union Soviétique, pour le déploiement et le soutien d’une base militaire lunaire permanente, serait « désastreux », pas seulement pour le prestige de la Nation, mais pour tout le système démocratique lui-même. Dans l’estimation du Général Trudeau, l’Union Soviétique avait à ce moment planifié de construire une base lunaire dans le milieu des années 60 et voulait la déclarer territoire Soviétique. Il pensait que si les USA essayaient d’atterrir sur la Lune, et plus particulièrement s’ils essayaient d’établir une base là-bas, les Soviétiques voudraient profiter de cet événement comme un acte de guerre, étant une invasion de leur territoire, et ils essaieraient de montrer les USA comme agresseur et leur présence serait comme hostile. S’ils défendaient la Lune comme une de leurs colonies ou s’ils étaient la force déléguée au nom des Extraterrestres, les USA seraient dans une situation de faiblesse.

     

    Ainsi, le Général Trudeau conclut et donc avisa le chef de l’ « Ordnance Missile Command » qu’il était de la plus extrême urgence que les USA imaginent un plan réalisable pour bénéficier d’un atterrissage habité sur la surface lunaire au printemps 1965, avec un avant-poste lunaire déployé et totalement opérationnel sur place 1966 pour un coût, réparti sur huit ans et demi, de 6 milliards de dollars.

     

    Les 2 premiers astronautes, le fer de lance de l’équipage d’avant-garde, seraient prêts à atterrir sur la surface lunaire en avril 1965, dans une zone proche de l’équateur lunaire où, d’après des études, l’Armée croyait que le terrain supporterait de multiples atterrissages militaires, des installations de décollages et la construction d’une structure cylindrique, avec des murs tubulaires, construite sous la surface, dans une crevasse qui pourrait accueillir un personnel initial de douze 12 Militaires.

     

    Le poids du matériel de construction pour cet avant-poste lunaire, 300.000 livres (135 tonnes), serait déjà sur le site, ayant été transporté dans les trois mois précédents. D’après les plans de l’Armée, une cargaison additionnelle de 190 000 lbs (86 tonnes) devrait être envoyée sur la Lune entre Avril 1965 et Novembre 1966. Et de Décembre 1966 à Décembre 1967, une autre cargaison de 266 000 lbs (120 tonnes) et des fournitures devraient être envoyées régulièrement à la base lunaire désormais opérationnelle.

     

    C’était en Avril 1965 et le véhicule lunaire avec un équipage de deux Astronautes venait juste de toucher la surface lunaire. Bien que ce soit un appareil à capacité de décollage immédiat pour renvoyer les Astronautes sur Terre, leur reconnaissance orbitale avait déterminé que la zone était sûre et qu’il n’y avait pas de menaces aussi bien Soviétiques qu’Extraterrestres. La radio grésilla avec les premières instructions pour l’équipage.

    « Ici contrôle Horizon, base lunaire. Vous êtes partis pour les premières 24 heures. » les informa le contrôle Horizon à Cocoa Beach, Floride, Cape Canaveral Space Command Center.

     

    Ils sécurisèrent leur lieu d’atterrissage, lequel, s’ils recevaient l’ordre d’y rester pour des périodes supplémentaires, deviendrait immédiatement leur logis pour les deux mois suivants alors que les équipes de construction arriveraient de Terre pour commencer à assembler l’avant-poste.

     

    Toutefois, avant même que la première cargaison habitée n’arrive, l’équipe d’avant-garde de deux Astronautes aurait confirmé la situation de la cargaison qui avait déjà été livrée sur site, affinant les études environnementales conduites par des sondes de surveillance non habitées et vérifierait que les mesures initiales et les suppositions d’établissement du site de la base lunaire étaient correctes.

     

    En Juillet 1965, la première équipe de neuf personnes arriverait pour commencer à installer les tubes cylindriques dans la crevasse sous la surface et à installer les deux réacteurs nucléaires portables qui fourniraient l’énergie à l’avant-poste. Un certain nombre de facteurs avaient influencé la décision de l’Armée d’enfoncer les conduites sous la surface de la lune. Les plus importants d’entre eux étaient les températures uniformes, l’isolation de la matière lunaire elle-même, la protection contre une pluie potentiellement dangereuse de petites météorites et météores, le camouflage ainsi que la sécurité et la protection contre les radiations de particules qui n’avaient pas d’influence, grâce à l’atmosphère terrestre.

     

    Les ingénieurs avaient conçu l’unité d’habitation pour ressembler et réagir comme une bouteille thermos vide avec un double mur et un isolant particulier. La forme en thermos préviendrait la perte de chaleur et donc isolerait l’unité d’habitation afin que la chaleur irradiée par le système d’éclairage artificiel interne suffise à maintenir une température confortable à l’intérieur. L’atmosphère pour l’équipage devrait être entretenue par des réservoirs isolés contenants de l’oxygène liquide et de l’azote et l’humidité serait éliminée ainsi que le dioxyde de carbone par des éléments chimiques recyclés à travers une série d’humidificateurs. Éventuellement, si la base devenait plus permanente et si de nouvelles équipes étaient amenées à y tourner, un système de recyclage plus efficace serait installé.

     

    L’équipe de construction initiale serait assignée à vivre dans une configuration temporaire de blocs cylindriques et leurs nombres augmenteraient avec l’ajout de modules de six hommes et de fournitures. Comme l’installation permanente, la cabine de construction temporaire serait enfouie dans une crevasse sous la surface lunaire mais elle devrait être plus petite que la cabine permanente et n’avoir aucun équipement de laboratoire qui soit construit dans la structure permanente. À partir des composants déjà envoyés sur le site d’atterrissage, l’équipe de construction aurait à assembler un ‘rover’ (baladeur) pour la surface lunaire, un véhicule pour creuser et faire des tranchées, et un véhicule de type chariot qui servirait aussi de grue. Avec juste ces trois appareils, l’Armée pensait qu’une équipe de cinquante travailleurs pourrait assembler un avant-poste avec des éléments préfabriqués. Le plan Horizon pour la construction d’installations dans un état d’apesanteur, dans un environnement privé d’air deviendrait, finalement, le modèle pour la construction des stations spatiales Soviétiques MIR et Américaines FREEDOM.

     

    Pendant que la construction de la structure souterraine permanente serait en route, d’autres membres de l’équipage devraient disposer à l’extérieur, le système de communication par antennes multiples qui serait relié avec les satellites terrestres géostationnaires afin de relier les transmissions de et vers la Terre. L’équipement radar sur la lune maintiendrait, également, une constante surveillance de la Terre et serait capable de suivre n’importe quel véhicule orbital à la surface de la Terre aussi bien que les vaisseaux spatiaux entrant dans l’atmosphère terrestre.

     

    Les membres de l’équipage pourraient communiquer avec les autres et avec l’avant-poste lui-même par une radio montée dans le casque de leurs combinaisons spatiales.

     

    Au moment où l’Armée proposait le projet Horizon, les Ingénieurs militaires avaient déjà sélectionné un certain nombre de sites de lancements. Au lieu de Cap Canaveral, l’Armée choisit un site équatorial parce que la Terre tourne plus rapidement à l’Équateur et de cette façon fournit une poussée supplémentaire à toute fusée et plus spécialement à celle ayant une forte charge utile. L’Armée choisit un site secret au Brésil où elle voulait commencer à construire des installations de lancements qui couvriraient le projet en entier. Les vaisseaux seraient suivis et contrôlés par les installations à Cocoa Beach, où l’Armée et la Navy lançaient déjà leurs satellites.

     

    Ils scindèrent le programme en six phases commençant par la faisabilité initiale de Juin 1959, laquelle était écrite en réponse à la première proposition du Général Trudeau et devint la Phase I. La Phase II, était prévue pour être finie au début de 1960, quand Corso avait été mis sur le projet, il fut appelé pour un développement détaillé et une recherche de plans en conjonction avec les expérimentations préliminaires sur quelques-uns des composants essentiels.

     

    Durant cette phase, Corso avait planifié d’utiliser les procédures régulières des RD afin de gérer et suivre les tests et être sûr qu’ils pourraient faire ce qu’ils disaient pouvoir faire dans l’étude initiale de faisabilité.

    En Phase III, ils étudièrent le développement complet du système d’intégration et du matériel pour le projet complet. Ceci incluait les fusées, les capsules spatiales, tous les véhicules de transports et de construction lunaire, les installations de lancements sur le site proposé au Brésil et les composants de l’avant-poste lunaire, aussi bien la base temporaire que permanente. Était aussi inclus dans cette phase, le développement de tous les systèmes de communications, celui-ci incluant les stations relais, les systèmes de surveillance et les appareils personnels de protection et de communication que les Astronautes auraient à utiliser.

     

    Finalement, la Phase III fut sollicitée pour intégrer la réalisation technique de toutes les procédures nécessaires pour qu’Horizon soit un succès au niveau : des « rendez-vous » orbitaux, des ravitaillements orbitaux des véhicules lunaires de transports, du transfert de cargaison en orbite, de lancement et de test des fusées cargos.

     

    Sous la Phase VI, le premier atterrissage lunaire aurait lieu en 1965,. L’établissement des deux premiers avant-postes d’observation pour deux hommes et la construction du premier bloc préliminaire de travail et d’espace vital serait effectué par le premier détachement de l’équipage. Les plans prévoyaient qu’après la fin de cette phase, « Un avant poste lunaire habité serait établi ».

     

    Phase V et VI étaient les phases opérationnelles du projet et étaient prévues pour être finies dans une période de deux ans, commençant début Décembre 1966 et prenant fin en Janvier 1968. Durant ces phases, l’avant-poste progresserait de la forme préliminaire à une construction avec des installations permanentes. Ces installations commenceraient à surveiller la Terre, établissant la présence militaire Américaine par des positions fortifiées sur la Lune, et commenceraient les premières expériences scientifiques et d’explorations.

     

    Dans la Phase VI, basée sur le succès de l’avant-poste permanent et l’exploration du terrain lunaire, l’Armée prévoyait d’étendre l’avant-poste avec plus de capacité d’atterrissage et l’apport d’équipements additionnels. De faire état des résultats de tests biologiques et chimiques et commencer les premières tentatives d’exploitations de la Lune comme entité commerciale. L’Armée croyait aussi qu’en exploitant commercialement la Lune, ils pourraient faire revenir dans les coffres Fédéraux les milliards de dollars dépensés .

     

    Le projet Horizon avait aussi esquissé le développement d’une station orbitale autour de la Terre comme un projet annexe afin de supporter les missions d’atterrissages lunaires. Sous les spécifications de la station orbitale, les développeurs du projet suggérèrent le lancement et l’assemblage d’une « Austère et basique » plate-forme orbitale qui pourrait fournir les équipages d’astronautes en route pour la Lune. Pour échanger et accroître leurs charges utiles, leurs ravitaillements en combustible et leurs re-lancements. La station orbitale pourrait être importante, ainsi, dans les étapes d’expédition du projet Horizon, les équipages militaires pourraient transporter les cargaisons en apesanteur plus facilement que sur Terre. Les cargaisons pourraient être envoyées séparément, voyageant en orbite terrestre avec la station, puis ré-assemblées par les équipages qui pourraient vivre dans les cabines de leurs vaisseaux au lieu de retourner sur Terre une fois le plein de carburant et le ré-assemblage, des charges utiles, complétés.

     

    Si la station spatiale préliminaire était un succès, l’Armée en envisageait une plus élaborée, avec des équipements plus sophistiqués qui pourrait avoir ses propres missions militaires et scientifiques et servir comme station relais pour les équipages en route pour l’avant-poste lunaire. Cette station serait une augmentation de la capacité militaire et rendrait les USA capables de dominer l’espace au-dessus de ses ennemis, aveuglant les satellites ennemis et détruisant leurs missiles. L’Armée voyait aussi la station spatiale orbitale comme un autre composant dans une défense élaborée contre les Extraterrestres, plus spécialement si les Militaires étaient capables de développer les lasers et les canons à particules qu’ils avaient vus à bord du vaisseau de Roswell.

    La station spatiale fournirait à l’Armée la plate-forme pour tester des armes Terre-Espace, et celles-ci, le Général Trudeau et Corso étaient d’accord, seraient dirigées contre les Extraterrestres hostiles qui étaient la vraie menace de la planète.

     

    Dans ses plans pour une gestion et un management séparés à l’intérieur de la structure de l’Armée, le projet Horizon était conçu pour être la plus grande opération de recherche, de développement, et de déploiement dans l’histoire de l’Armée. Plus grand que le projet Manhattan, Horizon aurait pu devenir une unité complètement séparée dans l’Armée elle-même.

     

    Ainsi, le projet Horizon fut perçu comme une menace immédiate pour les autres branches de l’Armée, aussi bien que par les agences spatiales civiles. La Navy avait ses propres plans pour établir des bases sous-marines et voulait récolter les opportunités commerciales et scientifiques sous les océans au même moment, voir plus important, établir une défense anti sous-marine qui pourrait compter faire face à la menace sous-marine Soviétique.

     

    L’Armée suspectait que les plans de la Navy, comme leurs plans de base lunaire, donneraient aussi à la Navy la capacité de surveiller les objets sous-marins non identifiés, si, en fait, c’était ce que les EBEs envoyaient sur la Terre.

     

    Malgré l’opposition civile contre le plan militaire, le Général Trudeau écrivit que l’Armée n’avait pas d’autre choix que de défendre sa planification d’une base lunaire.

     

    « Les Renseignements Américains sont d’accord pour confirmer que les Soviétiques disposeront, au plus tard en 1965, d’un atterrissage lunaire habité » Ceci, dit-il, établirait une jurisprudence Soviétique pour déclarer la surface lunaire comme territoire Soviétique, ce qui pourrait précipiter la prochaine guerre si les USA essayaient d’établir une présence là-bas. Être second n’était même pas une option.

     

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