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Ce site sérieux présente avec pédagogie et pragmatisme les éléments les plus solides et vérifiables sur le phénomène Ovni et ses implications.
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Essai de Classification des civilisations extraterrestres.

Qu’est-ce qu’une civilisation ?
Le
terme de civilisation peut revêtir plusieurs acceptions. D’une façon
générale le mot civilisation peut avoir trois significations
différentes. La première relève du langage courant et le terme de
civilisation est associé à un jugement de valeur. Dans ce sens, la
civilisation s’oppose à la barbarie, l’homme civilisé est le contraire
de l’homme sauvage. La seconde signification définie la civilisation
comme un aspect de la vie sociale, ou comme l’ensemble des phénomènes
sociaux représentés par la religion, la morale, l’art, la science et la
technique. Enfin, le mot civilisation s’applique à un ensemble de
peuples ou de sociétés organisées qui occupent une aire géographique
identifiable et dont l’existence se déploie dans la durée. Ainsi, à
coté de « la civilisation » qui représente un degré élevé d’évolution,
il existe de multiples civilisations qui ont leurs propres
caractéristiques et qui occupent une place déterminée dans l’histoire
de l’humanité (exemples : civilisation grecque, civilisation chinoise,
civilisation égyptienne, etc…). Dans notre essai de classification des
civilisations les exemples de civilisations terrestres que nous donnons
ci-dessus (qui se sont succédées à la surface de notre planète pendant
des millénaires) représentent le Type 0 de civilisation.
Nous
savons désormais que les civilisations naissent, croissent,
vieillissent, et meurent. Et comme le disait fort justement Valéry, «
nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes
mortelles ». Cependant, en ce début de XXIème siècle, nous assistons à
un phénomène qui ne s’est produit qu’une seule fois dans toute
l’histoire de l’humanité : la civilisation est en passe de devenir
planétaire. Au-delà des particularismes locaux, une nouvelle forme de
civilisation est sur le point de s’étendre à tous les peuples de la
Terre. Que nous soyons d’accord ou pas avec les valeurs véhiculées par
cette civilisation n’y changera rien, car le siècle qui vient verra
peut être naître une civilisation humaine globale dont l’aire
d’expansion sera la Terre entière. Nous serions tentés d’ajouter pour
pondérer notre propos, que nous verrons naître cette civilisation
planétaire à la condition que nous parvenions à vaincre les périls qui
menacent notre survie, et que nous retrouvions le vrai sens du mot
civilisation. Il est en effet beaucoup question aujourd’hui de
mondialisation et de globalisation, mais ces termes ne désignent encore
qu’une tendance naissante basée essentiellement sur des échanges de
nature économique et financière. Ce n’est pas uniquement sur la
circulation de flux de marchandises et de capitaux que l’on édifie une
civilisation digne de ce nom. Une civilisation planétaire doit aussi
incarner des valeurs spirituelles, morales, culturelles, sociales,
sinon ce n’est pas une civilisation mais simplement un groupement
d’intérêts économiques, un lobby organisé à l’échelle de la planète.
Les réalisations matérielles d’une civilisation sont certes
importantes, mais il faut aussi prendre en compte ses réalisations «
immatérielles » qui sont essentielles, sinon même vitales. Ce dont il
faut bien prendre conscience dans le fond, c’est que ce que nous
appelons maladroitement les réalisations « immatérielles » d’une
civilisation, représentent en fait les fondements même de toute
civilisation. La vraie civilisation globale dont nous parlons n’existe
pas encore. Elle n’en est, dans le meilleur des cas, qu’à ses
balbutiements, et il n’existe aucune certitude en ce qui concerne son
avenir. Parviendrons-nous à surmonter ce que nous pourrions appeler les
« maladies infantiles » de la civilisation planétaire ? Rien n’est
moins sûr.
Le problème est facile à poser : une civilisation technologique comme celle qui se développe actuellement sur notre planète peut-elle espérer une longue durée de vie, ou bien sa nature même doit-elle l’amener à disparaître au bout de quelques siècles ? Certains diront que comme nous n’avons pas d’autres exemples de civilisations technologiques semblables à la notre pour pouvoir nous faire une idée sur la façon dont celles-ci évoluent avec le temps, nous ne pouvons pas apporter de réponse sérieuse à cette question. Les plus pessimistes auront même tendance à dire que comme toute civilisation est mortelle, et l’histoire de l’humanité offre à cet égard de nombreux exemples pour étayer ce point de vue, notre civilisation planétaire mourra certainement un jour. Mais sommes-nous bien sûr de ne pas avoir d’autres exemples de civilisations technologiques évoluées à notre portée ? Si nous admettons que le phénomène ovni est bien la manifestation dans notre environnement d’une civilisation technologique très évoluée (voir l’hypothèse extraterrestre exposée sur ce site), alors nous avons là un exemple (qui est sous nos yeux) qui prouve que le sort d’une civilisation technologique n’est pas peut être pas aussi sombre que celui présenté par les pessimistes. D’une certaine façon les ovnis prouvent que les crises inhérentes au développement des civilisations technologiques peuvent être surmontées. La question qui se pose alors est celle de savoir comment la civilisation (ou les civilisations) responsable du phénomène ovni a-t-elle fait pour résoudre ces crises ?
L’astronome russe Nikolaï Kardashev et le physicien américain Freeman Dyson établirent une classification des civilisations technologiquement évoluées qui comporte trois types (Type I, Type II, Type III). Ce système de classification repose uniquement sur le critère des ressources énergétiques disponibles. Selon ce système, toute civilisation évoluée trouvera seulement trois sources d’énergie à sa disposition : sa planète, son étoile, sa galaxie. N’oublions pas, cependant, qu’il s’agit avant tout d’un essai ou d’une tentative de classification des civilisations, mais nous ne sommes pas du tout certains que ce système soit vraiment fidèle à la réalité. Nous reprenons malgré tout cette classification en y ajoutant les civilisations de Type IV et V. Nous nous poserons aussi la question de savoir dans quelle(s) catégorie(s) de civilisation entre le phénomène ovni.
Freeman Dyson
![]()
Freeman Dyson en 2005
Freeman J. Dyson, né à Crowthorne, dans le Berkshire, le 15 décembre 1923, est un physicien théoricien américain d'origine anglaise. Il contribua notamment aux fondements de l'électrodynamique quantique en 1948.
Il étudie à l'université de Cambridge entre 1941 et 1943. Entre 1943 et 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale, il sert son pays dans un centre de recherche de la Royal Air Force. Il obtient une maîtrise de Cambridge en 1945 et est nommé membre de Trinity College en 1946. Il obtient ensuite une bourse du Commonwealth et part aux États-Unis en 1947, à l'université Cornell et à l'Institute for Advanced Study (IAS) de Princeton. Il revient en Angleterre entre 1949 et 1951, à l'université de Birmingham. Il est ensuite nommé professeur titulaire à Cornell, où il restera de 1951 à 1953. Il s'installe en 1953 comme professeur permanent à l'IAS de Princeton, jusqu'à sa retraite en 1994. Il est naturalisé citoyen américain en 1957.
Il est élu membre de la Royal Society en 1952, membre de l'Académie nationale des sciences américaine en 1964, et membre associé étranger de l'académie des sciences française le 24 avril 1989.
Au cours de sa carrière, il obtient de nombreux prix, dont les suivants :
Danny Heineman Prize, American Institute of Physics (1965).
Oersted Medal awarded by the American Association of Physics Teachers (1991).
Enrico Fermi Award par le Département de l'Energie étasunien (1995).

Freeman Dyson et les "Dysonspheres":
Le
physicien Freeman Dyson suggéré au début des années 60 qu'une
civilisation avancée établisse une vaste coquille autour de son étoile.
Une telle coquille, maintenant appelée une "sphère de Dyson,"
absorberait l'énergie de l'étoile pour l'usage de la civilisation. Des
étoiles montrant la possibilité de telles caractéristiques ont été
détectées.
SPHERES DE DYSON:
Freeman
Dyson est un physicien né en Angleterre et de nationalité américaine
qui est devenu une sorte de gourou pour des fans de science-fiction, du
fait de la nature étonnamment audacieuse mais pertinente de ses
spéculations basées sur les mathématiques au sujet de la nature de
notre univers et des possibilités de la vie extraterrestre. En outre,
Dyson a été assez avisé pour éditer ses conjectures dans des journaux
scientifiques sérieux, où elles ont atteint une assistance qui aurait
été rebuté et aurait refusé tout débat si elles étaient apparues en
premier lieux dans les magazines populaires ou de science-fiction.
En
1959, dans un rapport succinct édité dans "La recherche de sources de
rayonnements infrarouge artificiels dans les étoiles", Dyson créa
immédiatement l'enthousiasme des amateurs de fiction spéculative avec
cette nouvelle idée: s'il y a des sociétés technologiques sur d'autres
systèmes planétaires, alors elles emploieraient de plus en plus
d'énergie chaque année au fur et à mesure de leur évolution, juste
comme nous. Même un taux de croissance annuel modeste de 1% dans la
consommation de l'énergie, bien inférieur à notre propre doublement de
la consommation d'énergie chaque décennie, mènerait à une augmentation
d'un exposant 1012 (1000 milliards) en seulement 3000 ans.
Dyson
a eu cette idée avant que Kardashev ait établi sa terminologie, mais il
parlait clairement de la transition d'une civilisation de la phase I à
une civilisation de phase II. Les ressources de la Terre ne pourraient
pas supporter un taux de croissance qui serait ne serait-ce que d'une
fraction minuscule de celle qui est évoquée. La seule manière dont une
telle croissance pourrait être soutenue serait d'employer toute
l'énergie du soleil, et la seule manière de capter toute cette énergie,
suggère Dyson, serait de construire une sphère autour d'elle.
Une idée issue de la fiction spéculative:
La
notion d'une telle sphère géante a été émise pour la première fois par
l'écrivain Olaf Stapleton dans son roman de science fiction "Star
Makers" (les fabricants d'étoiles):
"Chaque système stellaire
était entouré par une série de pièges à lumière légers, qui
focalisaient l'énergie de l'étoile pour un usage intelligent."
Cependant
de tels pièges de lumière sont maintenant surnommés "sphères de Dyson"
("Dysonspheres") par les amateurs de science-fiction. Si une telle
sphère était construite dans notre elle le serait probablement de sorte
que son rayon soit identique à la distance actuelle de la Terre au
Soleil. Nous vivrions sur la surface intérieure de la sphère, faisant
face au soleil. Ce serait toujours midi. Il y aurait des inconvénients.
Tout d'abord, il n'y aurait aucune pesanteur à moins que nous en
produisions une artificiellement mettant la sphère en rotation, mais
cela limiterait la zone confortablement habitable à une ceinture autour
de son équateur. A moins peut-être, que d'ici là, nous sachions
produire directement de la pesanteur contrôlée. Il y aurait de la place
en abondance. La superficie de l'intérieur de la sphère serait
approximativement 1 milliard de fois celle de la Terre.
Les
spéculateurs ont dit que les matières premières sont à notre
disposition: nous pourrions commencer par employer les astéroïdes, et
plus tard Mars voire Jupiter. Seul Jupiter nous donnerait assez de
masse pour donner une épaisseur de 3 mètres à cette sphère. Nous
pouvons à peine concevoir d'un tel plan en termes de notre technologie
actuelle, mais cela pourra être très différent dans un futur très
lointain ou des énergies, d'environ 1000 milliards de fois plus
importantes que ce que nous connaissons de nos jours seront employées.
Dans
la pratique l'idée d'une sphère ininterrompue ne fonctionnerait
probablement pas. Sa rigidité même la soumettrait à des stress immense
qui la mettraient probablement en pièces. Mais nous n'avons pas besoin
d'envisager une sphère continue et rigide. Un compromis viable serait
d'établir une coquille sphérique de différents petits mondes, peut-être
million d'eux, chacun orbitant indépendamment. Beaucoup de lumière du
soleil fuirait aux entre ces structures, mais nous capterions tout de
même une quantité immense d'énergie. La chaleur perdue, comme sur la
Terre, prendrait en grande partie la forme d'un rayonnement infrarouge,
et serait libre de s'échapper loin de la coquille. Elle s'échapperait,
et c'est là un point que souligne Dyson, il s'ensuit que si nous
cherchions la vie intelligente ailleurs dans la galaxie, nous devrions
tenter de jeter un oeil sur les objets rayonnant dans l'infrarouge. De
l'extérieur, visuellement, une Dysonsphere sphère ressemblerait selon
lui à une étoile rouge faiblement lumineuse et géante. Et elle
émettrait des quantités trop élevées de rayonnements infrarouges.
DES ETOILES AVEC EXCES D'INFRAROUGES:
Ainsi,
avons-nous détecté une étoile qui émettrait des excès d'infrarouge, et
pourrions-nous - je dis bien, pourrions nous - y voir un rapport avec
l'idée de Dyson?
Voici un extrait d'une publication de l'American Astronomical Society:
Session 47 - Circumstellar Disks & Shells.
Display session, Thursday, January 08
Exhibit Hall,
[47.07] New Emission-Line Stars with Infrared Excesses
C. L. Mulliss, A. S. Miroshnichenko, K. S. Bjorkman, N. D. Morrison (U.Toledo)
Nous
présentons les résultats des observations spectroscopiques à haute
résolution de quatre anciennes de type B avec d'impotrants excès
d'infrarouges lointains (HD 4881, HD 5839, HD 224648, et HD 179218)
obtenus avec le télescope 1-meter de l'observatoire de Ritter dans une
gamme spectrale de 5300 - 6700 Å Halpha , les doubles pics des ligne
d'émission sont détectés dans HD 4881 et HD 5839, alors que HD 224648
ne montre aucune émission dans Halpha. Les variations remarquables du
profil des lignes de Halpha sont aussi observés dans HD 179218 comme
dans certains profils des étoiles classique de Herbig Ae/Be. Des
parallaxes mesurées par le satellite HIPPARCOS ont été employées pour
déterminer les positions des étoiles dans le diagramme HR. Les deux
anciennes étoiles sont localisées presque 1^m au-dessus de la séquence
principale et sont probablement un nouveau type d'étoiles. HD 224648,
ayant un faible excès dans l'infrarouge proche, est probablement une
jeune étoile en séquence principale. HD 179218, qui montre le plus
grand excès dans l'infrarouge proche et lointain des quatre étoiles,
est probablement une étoile en pré-séquence Herbig Be. Cette étoile
n'appartient à aucune région connue de formation d'étoiles, mais elle
montre une nébuleuse compacte qui est semblable à celle de jeunes
étoiles isolée de masse intermédiaire.
Donc HB179218 a le plus
grand excès en infrarouge d'un groupe d'étoile, et montre une nébuleuse
compacte qui l'entoure. Nous sommes laissés face à la question de la
nature artificielle ou naturelle de cette nébuleuse compacte. Si elle
est naturelle, elle explique l'excès d'infrarouge, étant chauffée par
l'étoile.
Mais si quelqu'un nous disait que "aucune sphère de
Dyson n'a été jamais détectée", nous devons maintenant répondre:
"est-ce si sûr?" Le SETI semble avoir recherché des sphères de Dyson et
n'a pas trouvé ce qui pourrait correspondre à leurs critères
semble-t-il. Mais il n'y a eu aucune recherche vraiment complète de
sphères de Dyson.
Pourtant, des nouvelles bien troublantes sont publiées sans pour autant que le rapprochement ne soit fait...
Malheureusement,
les astronomes et les chercheurs de SETI continuent à rechercher des
signes de la vie assumant des perspectives humaines, c.-à-d., sur les
étoiles visibles, des communications à base d'onde radio orientées vers
nous, plutôt que de perspectives dictées par les limites des lois de la
physique. Seules des recherches sur l'ensemble du ciel, avec de longs
temps d'exposition dans les gammes infrarouges sont susceptibles de
détecter des sphères de Dyson de basse température. Il faut se rappeler
que les civilisations du type II les plus avancées auraient moins de
pertes d'énergie, d'où des Dysonspheres de basse température.
Malheureusement, même les télescopes couteux, comme le SIRTF, qui ne
sera pas disponible avant 2002, ont des détecteurs pour ces longueurs
d'onde, typiquement, Si:As, Ge:Ga et Ge:Ga, soumis à des contraintes
toujours très primitives. Il est douteux que même les télescopes très
avancés, toujours dans en cours de planification, auraient les
possibilités exigées pour fournir les preuves définitives pour ou
contre ces objets.
Découvertes en 2006
En mars 2006, plusieurs équipes scientifiques examinant des
Céphéides, des étoiles géantes en dehors de notre propre galaxie qui
puslent tous les quelques jours, ont trouvé trois d'entre elles
entourées par une couche de matière assez lumineuse, un "cocon". Une
équipe menée par Antoine Mérand de l'Observatoire De Paris et du réseau
CHARA à l'observatoire du Mont Wilson en Californie a trouvé des cocons
semblables autour de l'étoile polaire et de Delta Cephei. Pierre
Kervella de l'Observatoire de Paris, qui est l'auteur principal du
rapport sur ces découvertes dans le Journal of Astronomy and
Astrophysics, a trouvé une telle enveloppe autour de L Carinae, la plus
lumineuse des Cepheid dans le ciel, 180 fois plus grande que le soleil,
tandis qu'une de ces étoiles enveloppées est 400 fois plus brillante
que le soleil.
Ces cocons sont environ deux à trois fois plus
grands que les étoiles et environ 4 pour cent aussi lumineux, ce qui
est très lumineux considérant que ces étoiles pulsantes sont
elles-mêmes incroyablement radiantes.
Précédemment, les
astronomes avaient trouvé des indices que certaines Céphéides ont des
enveloppes, notemment une étoile désignée RS Rup. Mais maintenant,
après avoir examiné plus de Céphéides, il s'avère que ce n'est pas un
phénomène rare.
Les astromomes sont assez déroutés par cette
découvertes. Ils auraient pensé que ces cocons brûleraient.
Actuellement, ils n'ont aucune explication pour le phénomène. Aucun
d'eux ne semble avoir suggéré les hypothétiques sphères de
Dysonspheres, et il n'y a aucune évidence que ces cocons soient des
sphères de Dyson cependant, jusqu'à ce qu'une certaine théorie puisse
expliquer le phénomène, j'ai pensé qu'il vaut la peine de mentionner
cette découverte ici.
REFERENCES:
Dyson, F. J. (reference), "Shells Around Suns May Have Been Built", from Science News Letters (18 June 1960), p. 389.
Dyson, F. J., "Search for Artificial Stellar Sources of Infrared Radiation", Science131:1667-1668 (3 June 1960).
Dyson, F. J., "Letters and Response" from Science, 132:250-253 (22 July 1960).
Kardashev,
N. S., "Transmission of Information by Extraterrestrial Civilizations",
Soviet Astronomy8(2):217-220 (1964) [Translated from Astronomicheskii
Zhurnal 41(2):282-287 (March-April, 1964).]
Kardashev, N. S.,
Zhuravlev, V. I., SETI in Russia, paper presented at the
IAA/COSPAR/IAF/NASA/AIAA symposium on SETI: "A New Endeavor for
Humankind", The World Space Congress, Washington, D.C., August 30,
1992. To appear in a special issue of Acta Astronautica.
Jugaku,
J., Noguchi, K., Nishimura, S., "A Search for Dyson Spheres Around
Late-Type Stars in the Solar Neighborhood", pp 381-385 in Progress in
the Search for Extraterrestrial Life, Proceedings of the 4th
International Conference on Bioastronomy, Santa Cruz, CA, USA, August
16-20, 1993, Astronomical Society of the Pacific, San Francisco, CA,
Conference Series Vol. 74, 1995, G. Seth Shostak (ed.).
Jugaku,
J., Nishimura, S., "A Search for Dyson Spheres Around Late-Type Stars
in the Solar Neighborhood II", pp. 707-709 in Astronomical and
Biochemical Origins and the Search for Life in the Universe,
Proceedings of the 5th International Conference on Bioastronomy IAU
Colloquium No. 161, Capri, July 1-5, 1996, Cosmovici, C. B., Bower, S.,
Werthimer, D. (eds.) Editrice Compositori, Bologna, January, 1997,
ISBN: 8877940921
Jugaku, J., Nishimura, S., "A Search for Dyson
Spheres Around Late-Type Stars in the Solar Neighborhood. III", 6th
Bioastronomy Meeting, Kohala Coast Hawaii, August 2-6, 1999. [ABSTRACT]
Jugaku, J., Nishimura, S., "A Search for Dyson Spheres Around
Late-Type Stars in the IRAS Catalog", pp. 295-298 in Bioastronomy: The
Search for Extraterrestiral Life - The Exploration Broadens,
Proceedings of the 3rd International Symposium on Bioastronomy, Val
Cenis, Sovoie, France, June 18-23 1990, Heidmann, J. & Klein, M. J.
(eds.), Springer-Verlag, Berlin, 1991.
Slysh, V. I., "Search in
the Infrared to Microwave for Astro- engineering Activity, in The
Search for Extraterrestrial Life: Recent Developments", M. D.
Papagiannis (Editor), Reidel Pub. Co., Boston, Massachusetts, 1985.
http://ufologie.net/htm/dysonspheref.htm
Échelle de Nikolaï Semenovich Kardashev

Nikolaï Semenovich Kardashev (Никола́й Семёнович Кардашёв) (né le 25 avril 1932) est un radioastronome russe, célèbre pour son Échelle de Kardashev, qui classe les civilisations de l'univers en fonction de leur consommation d'énergie. Celle-ci, présentée en 1964 lors de la conférence de Byurakan (Arménie), est passée depuis à la postérité. Son activité de radioastronome l'a amené à écouter, avec son compère Iosef Shklovski, de très larges portions de l'univers à l'aide d'antennes multidirectionnelles, à la recherche d'un signal ou d'une fuite émanant d'une civilisation extra-terrestre. Il crut même, en avril 1965, avoir intercepté un tel signal, mais il s'agissait en fait d'un quasar, comme l'avait interprété quelques jours plus tôt Maarten Schmidt.
Utilisation et exemples
La civilisation humaine est de Type 0, quelque part sous le Type I, puisqu'elle n'utilise qu'une fraction de l'énergie totale disponible sur Terre. Alors que l'échelle de Kardashev ne comportait pas de niveaux intermédiaires, Carl Sagan en a définis par interpolation et extrapolation des types initiaux, et il a calculé que celui de la civilisation humaine actuelle devait être 0,7 en évaluant la puissance consommée à environ 10 TeraWatt par la formule :

où K représente le niveau de civilisation de Kardashev et W la puissance consommée en Watts. On écrit la partie entière en chiffres romains et la partie fractionnaire en décimal.
Pour parvenir au TypeI sur Terre, une possibilité serait d'utiliser massivement l'énergie thermique des océans, les éoliennes, l'énergie marémotrice pour extraire l'énergie solaire reçue par les océans. Malheureusement, aucune méthode connue à ce jour ne permet de collecter l'intégralité de cette énergie disponible sans recouvrir complètement la surface terrestre de structures artificielles. Compte tenu du mode de vie des humains, cela semble encore irréalisable dans un avenir proche. Nous sommes déjà en train de collecter l'énergie terrestre au travers des ressources écologiques, méthode qui peut s'avérer plus durable et plus efficace que notre technologie. Si nous renonçons à remplacer complètement les ressources naturelles par des substituts synthétiques, il est possible de parvenir à une civilisation de Type I par optimisation de tout l'écosystème terrestre en vue d'un rendement maximal.
Une hypothétique civilisation de Type II pourrait construite une sphère de Dyson, ou une structure semblable, afin d'intercepter toute l'énergie émise par une étoile, ou bien plus exotique encore, nourrir un trou noir de matière stellaire pour en extraire de l'énergie utilisable, ou bien enfin occuper plusieurs systèmes solaires et prélever une fraction de l'énergie de chaque étoile. Une civilisation de Type III se servirait des mêmes méthodes, appliquée à toutes les étoiles d'une ou de plusieurs galaxies ou encore de méthodes inconnues de nos jours.
Pour Kardashev, les Terriens n'étaient en mesure, en 1964, d'intercepter qu'une fuite émanant d'une civilisation de Type III, sous forme d'ondes radios ou de faisceaux laser. Au mois d'avril de l'année suivante, en 1965 donc, Kardashev croit avoir intercepté un de ces signaux dans la radiogalaxie CTA 102, et l'agence Tass publie même un communiqué sensationnel faisant état d'un message dont « l'origine extra-terrestre est vérifiée et ne fait aucun doute ». Kardashev en est pour ses frais, un astronome hollandais (Maarten Schmidt) ayant identifié quelques jours plus tôt le signal comme l'émission d'un quasar. Depuis, le silence persistant de l'univers, ou tout du moins l'absence de réception d'un signal ou d'une fuite en provenance de telles civilisations, mènera Iosef Shklovski (radioastronome russe, collaborateur de Kardashev) à conclure au suicide obligé d'une civilisation de Type III, déclaration à rapprocher du Paradoxe de Fermi.
L'Empire galactique rencontré communément dans nombre d'œuvres de space opera fournit un exemple facilement reconnaissable de civilisation fictive susceptible de parvenir au Type III. Ces civilisations consomment une énergie à une échelle gigantesque, se situant entre le Type II et le Type III.
Perspectives téléologiques
Si l'on considère l'échelle de Kardashev comme un schéma prédictif, voire normatif, d'un avenir technologique attendu, plutôt que comme une simple échelle de consommation énergétique, elle en devient téléologique et nous prédit une « fin de l'histoire ». Vue comme une description du passé et de l'avenir de l'histoire de l'humanité, elle pourrait être comparée à la théorie marxiste des modes de production qui comporte aussi des propositions sur les interactions entre technologie et structures sociales, bien que sur une période plus courte.
Implications pour les civilisations

Il existe beaucoup d'exemples historiques de civilisations subissant des transitions à grande échelle, telles la Révolution industrielle et la Renaissance. De la même manière, les transitions entre niveaux de l'échelle de Kardashev sont susceptibles de représenter des périodes troublées de bouleversements sociaux, puisqu'elles impliquent de dépasser l'obstacle que représente la limitation des ressources disponibles sur le territoire occupé par une civilisation. Une spéculation courante suggère que la transition du Type 0 au Type I comporte un grand risque d'auto-destruction puisque l'espace vital occupe entièrement la planète natale. La catastrophe malthusienne est un exemple d'une telle spéculation.
Certains auteurs ont souligné qu'une période de grand bouleversement pourrait être les prémisses d'une ascension vers une civilisation de Type I .
Extrapolations hypothétiques
La progression exponentielle de cette échelle incite à extrapoler des types de civilisations plus avancées encore. Par exemple :
Type IV : la civilisation contrôle toute l'énergie d'un superamas galactique (approximativement 1046 W).
Type V :
l'énergie disponible est celle de tout l'Univers visible ;
approximativement 1056W. Une telle civilisation dépasse l'entendement
scientifique et semble tout à fait utopique. La civilisation décrite
dans Point Oméga, œuvre de Frank J. Tipler, se situerait
vraisemblablement à ce niveau.
Projections imaginaires
Elles se rencontrent essentiellement en science-fiction et ne sont pas « officiellement » établies, et diffèrent donc selon les auteurs. En voici quelques exemples :
Type VI : le niveau énergétique de plusieurs
univers additionnés s'établit aux environs de 1066 W, dans le
prolongement des niveaux inférieurs. Une telle civilisation pourrait
manipuler et altérer les lois de la physique sur chacun des multiples
univers
cette civilisation pourrait abandonner un univers mourant
et devenir éternelle ; des civilisations moins avancées en auraient
également la possibilité.
Type VII : déité
capable de créer des univers à volonté, et de les utiliser comme
sources énergétiques. Leur puissance énergétique est virtuellement
infinie, seulement limitée par le nombre et la taille des univers créés
et s'élèverait à la hauteur vertigineuse de 1076 ou même 10100 W. Ce
type de civilisation serait vraisemblablement immortelle, car la
création d'univers nécessite que la civilisation soit extérieure aux
univers créés.
La nouvelle de science-fiction d'Isaac Asimov The Last Question met en scène un exemple d' entité de Type VII.
Futurs hypothétiques
La science-fiction à l'origine de ces projections imaginaires nous propose aussi des indications sur les hypothétiques changements à venir correspondant aux valeurs fractionnaires de l'échelle de Kardashev. Voici un futur possible, dont les propositions s'appuient sur la littérature scientifique. L'article de Nikolai Kardashev sur L'Inévitable et les structures possibles des supercivilisations, où il expose qu'une consommation d'énergie croissante conduit à une progression technologique, à une cohésion diminuée et à une fluctuation de la probabilité de survie et de contact, est une explication de cette section. Les articles Cosmologie et Civilisation et Transmission d'information par les civilisations extraterrestre mentionnent également ces civilisations et leur transformation. L'essentiel de ces explications peuvent être consultées dans Énergie et culture qui développe plus en détail le contenu du présent article. Il est consacré à l'aspect théorique des tendances évolutives des civilisations plus avancées avec une description de chacun des types. Cette section suit le schéma original sans le citer mot pour mot.
Relations avec la sociologie et l'anthropologie
La théorie de Kardashev peut être considérée comme l'extension d'autres théories sociales et, particulièrement, celle de l'évolutionisme social. Elle se rapproche de la théorie de Leslie White, auteur de The Evolution of Culture: The Development of Civilization to the Fall of Rome (1959). White a tenté de bâtir une théorie explicative de toute l'histoire de l'humanité. La technologie est le facteur prépondérant de cette théorie : « Les avancées technologiques déterminent l'organisation sociale », écrit White, se faisant l'écho de la thèse plus ancienne de Lewis Henry Morgan. Il propose comme mesure du niveau d'avancement d'une société la mesure de sa consommation énergétique (qui lui a donné son nom de théorie énergétique de l'évolution des cultures). Il a distingué cinq stades de développement de l'humanité. Dans le premier les hommes utilisent leur seule énergie musculaire. Dans le second, ils se servent d'animaux domestiques. Dans le troisième (que White nomme révolution agricole), ils se servent de l'énergie de la biomasse végétale . Dans le quatrième ils apprennent à extraire les énergies fossiles : le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Finalement, au cinquième stade, ils se servent de l'énergie nucléaire. White a introduit la formule : P=E×T, où E est l'énergie consommée, et T un coefficient dépendant de l'efficacité des techniques utilisant cette énergie.
Nikolai Kardashev et la classification des civilisations extra-terrestres:
a) Les civilisation planétaires de Type I.
Michio Kaku cite Dyson qui estime que la terre aboutira à une
civilisation de Type I vers 2200, en se fondant sur une extrapolation
du taux de croissance actuel de la consommation énergétique de la
planète.
Une
civilisation de Type I se définie comme une civilisation qui a su
maîtriser toutes les formes d’énergie de sa planète-mère de référence
qui est la planète d’origine de la civilisation (pour nous la Terre).
Une civilisation de Type I est théoriquement capable de modifier le
climat, d’exploiter à sa guise les ressources de tous ses océans, ou
d’extraire l’énergie du noyau (où règne des températures élevées) de sa
planète d’origine. Ses besoins en énergie sont si importants que cette
civilisation est dans l’obligation d’exploiter de façon rationnelle et
systématique toutes les ressources potentielles de sa planète-mère.
Gérer et exploiter les ressources d’une planète entière implique une
coopération élevée entre les membres de cette société. Une coopération
aussi élevée entre les membres d’une civilisation planétaire suppose la
mise en place d’un système de communication global très perfectionné
(comme Internet par exemple).
Le Type I de civilisation est caractérisée par :
-
La mise en place de programmes de développement à l’échelle planétaire.
Ces programmes globaux sont initiés et exécutés par des organismes
internationaux.
- La mondialisation des échanges économiques (
nourriture, médicaments, biens de consommation, capitaux ). Eradication
complète des réseaux de corruption (comme les diverses mafias par
exemple). Abolition des régimes politiques totalitaires. Suppression de
toutes les formes de fanatisme, qu’ils soient religieux, politiques,
nationalistes, communautaristes, ethniques. Elimination de toute
activité qui pourrait nuire à l’intérêt général de la civilisation. Les
guerres ne doivent plus être que les mauvais souvenirs de l’enfance
tumultueuse de la civilisation planétaire.
- Une gestion rigoureuse au niveau international de l’environnement et des ressources naturelles disponibles.
-
Une coopération sans faille de tous les membres de ce vaste édifice.
Coopération qui suppose le respect de certaines valeurs spirituelles et
morales, et la réalisation d’une vraie civilisation avec le
développement de ses dimensions matérielles et « immatérielles ».
Une
civilisation de Type I est théoriquement capable de visiter toutes les
planètes de son système stellaire. Elle possède une bonne connaissance
de l’univers extérieur à son système, sans toutefois être parvenue à
l’explorer avec des vaisseaux habités. Les ovnis ne sont donc pas issus
d’une civilisation de Type I. Selon Freeman Dyson (voir son livre : Les
dérangeurs de l’univers ), « Une civilisation de Type I est
indétectable à des distances interstellaires, sinon par l’émission
d’ondes radio. Notre seule chance de découvrir une civilisation de Type
I est de suivre les conseils de Cocconi et Morrison et de chercher à
capter des messages radio. C’est cette méthode de recherche qui a été
suivie par nos radioastronomes depuis vingt ans ». N’oublions pas que
Dyson se place dans l’optique du programme SETI qui s’est assigné comme
mission la détection de signaux capables de révéler l’existence d’une
civilisation extraterrestre évoluée. Les travaux des physiciens Philip
Morrison et Guiseppe Cocconi sont à l’origine du programme SETI.
L’histoire de ce programme commence en effet le 19 septembre 1959 avec
la publication dans la revue scientifique Nature d’un article signé par
les deux physiciens. Dans cet article fondateur ils proposent d’écouter
les civilisations technologiquement avancées en utilisant la fréquence
de 1420 MHz qui n’est autre que celle de l’hydrogène, l’élément le plus
abondant dans notre Univers. Aujourd’hui encore, la plupart des écoutes
du programme SETI se font autour de 1420 MHz, qui est aussi la raie de
21 centimètres dans les longueurs d’ondes. Jusqu’à présent aucune
civilisation du Type I n’a été détectée par l’écoute radio.
b) Les civilisations stellaires de Type II.
Selon Kaku, Kardaschev aurait prévu le développement d'une telle civilisation pour l'année 5200.
Les civilisations de Type II sont théoriquement capables de maîtriser l’énergie de leur étoile de référence (pour nous le Soleil). Les besoins énergétiques de ce type de civilisation sont si importants que l’énergie disponible sur la planète-mère de référence (pour nous la Terre) n’est plus suffisante. Pour survivre ces civilisations doivent donc exploiter les ressources fournies par leur étoile. Dyson a imaginé que des civilisations parvenues à ce niveau seraient sûrement capables de construire des sphères géantes entourant leur étoiles centrale et domestiquer de cette façon l’énergie émise par l’étoile. En fait, il serait très difficile techniquement de construire une sphère complète autour du soleil qui serait capable de piéger toute l’énergie émise par notre étoile. Cette sphère ressemblerait à une immense coquille rigide et creuse qui absorberait l’énergie dégagée par l’étoile (figure de droite : représentation schématique de la sphère). Le problème c’est qu’il est pratiquement impossible d’éviter un effondrement de la sphère au niveau des pôles où le poids de la structure n’est pas compensé par la force centrifuge. Plutôt qu’une sphère, Dyson finit par envisager la construction de plusieurs ceintures entourant le Soleil (illustration de gauche).

Une
autre solution pour capter l’énergie de l’étoile centrale d’un système
planétaire consisterait dans le déploiement autour de cette étoile d’un
film très fin de plastique recouvert d’aluminium en forme de ballon. Le
film d’aluminium exercerait le rôle de miroir qui renverrait l’énergie
de l’étoile vers une surface plus réduite. La légèreté de l’ensemble
rendrait impossible l’effondrement de la structure aux pôles et le coût
de sa construction serait très réduit. La quantité de matériau utilisés
pour construire le ballon dépendrait bien sûr de sa distance par
rapport au Soleil. Si l’on choisit, par exemple, une distance égale à
300 millions de kilomètres, soit un peu au-delà de l’orbite de Mars, on
aboutit à une masse de matériau égale à seulement 3% de celle de la
Lune. Pour la construction d’une sphère de Dyson « classique »,
c’est-à-dire ayant la forme d’une coquille rigide, il faudrait utiliser
toute la matière d’une planète géante comme Jupiter. Les sphères de
Dyson, ou « Dysonspheres » sont des sortes de pièges à lumière dont
l’énergie est ensuite canalisée pour les besoins de la civilisation de
Type II. L’idée de Dyson concernant les pièges à lumière est
particulièrement audacieuse et elle a largement alimentée la
littérature de science-fiction, mais rien ne prouve qu’une civilisation
de Type II ait pu construire une structure aussi vaste. Dyson
reconnaissait lui-même qu’aucune de ces civilisations n’avait été
encore détectée. Selon sa théorie, une civilisation de Type II qui
exploiterait la production totale d’énergie d’une étoile laisserait
nécessairement s’échapper une fraction importante de cette énergie sous
forme de chaleur, c’est-à-dire sous forme de rayonnement infrarouge
facilement observable depuis la Terre. Toute civilisation de Type II
est donc théoriquement une source de rayonnement infrarouge de
puissance comparable à la luminosité d’une étoile. Malheureusement, les
astronomes qui travaillent aujourd’hui dans l’infrarouge n’ont pas
trouvé de sources de rayonnement dont on puisse penser qu’il s’agit
d’objets artificiels.


En
ce qui concerne l’aire d’expansion de ces civilisations rien n’interdit
de penser qu’elles ont commencé à coloniser tous les systèmes
stellaires voisins de leur étoile. Par ailleurs, en admettant que le
phénomène ovni est explicable par l’hypothèse extraterrestre, il
découle logiquement de cette hypothèse que les ovnis sont peut être des
engins pilotés par les représentants d’une civilisation de Type II. Il
est aussi hautement probable que ces civilisations de Type II ont
rencontré, lors de leur quête de nouveaux horizons cosmiques, des
représentants d’une civilisation de Type III.
c) Les civilisations galactiques de Type III.
Selon Kaku, Kardaschev prévoyait le développement de ce type de civilisation pour 7800.
Les civilisations galactiques sont théoriquement en mesure
d’exploiter les ressources en énergie de tous les systèmes stellaires
d’une galaxie. Cette extension aux autres systèmes stellaires
s’explique par le fait que l’énergie libérée par une seule étoile n’est
plus suffisante pour satisfaire leurs besoins en énergie qui sont
gigantesques. Les représentants du Type III sont capables de se
déplacer n’importe où dans leur galaxie de référence (pour nous la Voie
Lactée). Nous pouvons imaginer qu’une civilisation de ce type soit
parvenue à bâtir une sorte de « fédération galactique » regroupant en
son sein de nombreuses civilisations de Type II. Selon quelles
modalités fonctionnerait une fédération ou un empire galactique ? Nous
n‘en avons bien sûr aucune idée pour le moment. Cet empire se
présenterait-il sous la forme d’un pouvoir central exercé par une seule
civilisation souveraine régissant une communauté de civilisations
vassales ? Où bien existerait-il sous la forme d’une vaste fédération
de civilisations autonomes entretenant des rapports amicaux sans
autorité supérieure ? Nous ne pouvons que spéculer sur les formes que
prendrait un tel empire, mais rien ne nous empêche d’admettre au moins
l’existence d’une sorte de réseau de civilisations étendu à toute la
Galaxie dont les membres auraient tissé des liens profonds entre eux.
C’est au contraire une hypothèse qui nous paraît très raisonnable. Quoi
qu’il en soit, une civilisation de Type III est nécessairement très
vieille, et bien qu’il soit difficile de fournir des chiffres précis
dans ce domaine, nous pouvons raisonnablement penser qu’elle doit avoir
derrière elle des millions d’années d’évolution technologique. Inutile
de dire que pour nous, les réalisations techniques d’une telle
civilisation sont parfaitement inconcevables. Un bon exemple, selon
nous, de civilisation de Type III imaginé par la science-fiction est le
film culte de Stanley Kubrick « 2001 : l’odyssée de l’espace ». Nous
voyons dans ce film des monolithes noirs qui semblent influencer
l’évolution de l’espèce humaine. Ces monolithes pourraient représenter
une forme de vie extraterrestre, ou des machines, appartenant à une
civilisation de Type III. Ce qui est remarquable dans cette œuvre de
fiction c’est le mystère permanent qui entoure les monolithes noirs.
Que sont-ils exactement ? D’où viennent-ils ? Aucune réponse précise
n’est donnée, et à la fin du film le mystère reste entier. C’est
exactement ce à quoi nous devrions nous attendre si un jour nous
rencontrions sur notre route une civilisation de Type III. Les seuls
indices dont disposent les savants de « 2001 », concerne l’ancienneté
sûrement très importante des monolithes (notamment après la découverte
d’un spécimen enfouis sous la surface lunaire) et la facilité avec
laquelle ils se déplacent dans l’espace sans utiliser de moyens de
propulsion visibles. Le film suggère d’ailleurs que les monolithes sont
capables de créer des sortes de passages, ou des raccourcis, en brisant
la trame du continuum d’espace/temps, et de se déplacer ainsi très
rapidement d’un système stellaire à l’autre. Dans le film « Contact »
de Robert Zemeckis, tiré du livre de Carl Sagan portant le même titre,
l’humanité établie un contact radio avec une civilisation
extraterrestre qui pourraient aussi être une civilisation de Type III.
Il semble cependant que la technologie des monolithes noirs soit
beaucoup plus évoluée que celle mise en œuvre par l’intelligence
extraterrestre de « Contact ». Paradoxalement, Carl Sagan, qui
s’intéressait de très près aux civilisations extraterrestres, ne
croyait pas aux ovnis. Selon nous, les représentants d’une civilisation
de Type III seraient de parfaits candidats pour expliquer le phénomène
ovni.
d) Les civilisations d’amas galactiques de Type IV.
Pourquoi
s’arrêter au Type III de civilisation ? Ce type de civilisation
serait-il le summum de l’organisation des sociétés intelligentes dans
l’Univers ? Il existe sûrement plus de galaxies dans l’Univers que
d’étoiles dans la Voie Lactée, qui en compte pourtant déjà 200
milliards. Alors ne pourrait-on pas imaginer des sociétés organisées
regroupant des dizaines, voir des centaines, de galaxies ? Si une
civilisation de Type III a résolu le difficile problème des
déplacements dans le continuum d’espace/temps à l’intérieur de notre
galaxie, pourquoi ne parviendrait-elle pas à quitter la Voie Lactée et
à explorer les galaxies du Groupe Local ? Certes les distances
intergalactiques sont beaucoup plus importantes que les distances
interstellaires (la galaxie d’Andromède, par exemple, est située à 2,5
millions d’années-lumière de la Voie Lactée), mais si le principe de
base des déplacements dans le continuum d’espace/temps est le même
aussi bien pour les courtes et les longues distances, alors rien
n’interdit de penser que de tels voyages entre les galaxies soit
possible. Après tout, si nous prenons l’exemple des avions à réaction
civils qui sillonnent en tous sens les cieux de notre planète, le
voyage Paris-Tokyo (9700 kilomètres) ne pose pas plus de problèmes
techniques qu’un vol entre Paris et Bordeaux (600 kilomètres). Si une
civilisation est capable de voyager d’un bout à l’autre de notre
galaxie, c’est-à-dire de franchir une distance égale à 100 000
années-lumière, elle devra franchir une distance 25 fois plus élevée
pour rejoindre la galaxie d’Andromède (2 500 000 années-lumière).
Est-il plus difficile à un éventuel vaisseau spatial d’une civilisation
de Type IIII d’aller de la Voie Lactée vers Andromède, qu’à un avion de
ligne commercial d’aller de Paris à Tokyo, sachant que la distance
Paris-Tokyo est 16 fois plus élevée que la distance Paris-Bordeaux ? Si
la technique des voyages spatiaux interstellaires est aussi bien
maîtrisée que la technique des voyages aériens terrestres, la réponse
est non. Nous admettions précédemment que les représentants d’une
civilisation de Type III pouvaient être à l’origine du phénomène ovni,
donc, à fortiori, ceux d’une civilisation de Type IV peuvent aussi
l’être : qui peut le plus, peut le moins.
e) La Civilisation Universelle de Type V.
Par
définition il n’existe qu’une seule civilisation de Type V, puisque
cette civilisation occupe une aire aussi vaste que notre Univers. Pour
cette raison nous l’appelons « La Civilisation ». Cette unique
civilisation de Type V est le type ultime, le sommet et l’achèvement de
toute civilisation. « La Civilisation » couronne l’ensemble des autres
types de civilisation par sa perfection interne et son degré ultime
d’achèvement. Elle regroupe en son sein toutes les galaxies de tous les
amas galactiques. Certains lecteurs souriront peut être à l’énoncé de
cette proposition, et il est même possible qu’ils rejettent
dédaigneusement l’idée d’un type V de civilisation. Si pour ces
lecteurs l’existence d’une civilisation galactique de Type III est une
hypothèse tout à fait raisonnable, et s’ils passent encore, non sans
quelques réticences, sur la réalité plus que problématique d’une
civilisation d’amas galactiques de Type IV, envisager qu’il puisse
exister une civilisation unique qui aurait colonisé l’Univers dans sa
totalité est une supposition qu’ils ne pourront sûrement pas accepter.
Nous reconnaissons volontiers que nous sommes ici dans le domaine de la
spéculation pure et que l’hypothèse de l’existence d’une civilisation
de Type V est complètement folle. Mais si nous poursuivons jusqu’au
bout la logique de notre essais de classement des civilisations, il
faut bien que nous arrivions à un point extrême dans ce classement. Si
nous convenons que le Type 0 représente le degré le plus bas dans
l’échelle de l’évolution des civilisations rien n’interdit de supposer
qu’à l’autre bout de cette échelle il existe un type ultime. Dans ce
cas, le Type V n’est que le degré le plus élevé d’évolution sur cette
échelle. Comme dans tout système de graduation il faut bien envisager
un degré supérieur qui théoriquement ne peut pas être dépassé. « La
Civilisation » n’existe peut être pas, mais nous pouvons malgré tout
essayer de l’imaginer. S’il existe des êtres qui sont les représentants
de ce type de civilisation, nous admettrons par principe qu’il n’y a
rien au-dessus d’eux dans l’Univers. Ces êtres maîtrisent parfaitement
l’espace et le temps, la matière et l’énergie. Ils disposent d’une
technologie qui pour nous relève de la magie ou des pouvoirs
miraculeux. Ce sont des êtres quasiment surnaturels, des dieux, des
créatures fabuleuses, omniscientes et omnipotentes. A ce niveau,
cependant, nous avouons humblement que nous sommes totalement
incapables d’imaginer à quoi peuvent ressembler ces créatures, et
encore moins concevoir comment elles vivent, se déplacent, et pensent.
D’ailleurs, il est peu probable que le phénomène ovni appartienne à ce
type de civilisation.
http://ovniinvestigation.free.fr/Classification.htm
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